DE LA
Art. 1er. Région crânienne.
ho peau, assez mince à la partie inférieure du front, l’est surtout au bas des tempes et sur la saillie mastoïdienne ; dans ces deux derniers points elle est fine, extensible et glissante. A mesure qu’on se rapproche du cuir chevelu , la peau devient plus épaisse et plus dense. La couche sous-cutanée, dense et serrée , renferme beaucoup de graisse ; elle adhère fortement tant à la peau qu’à la couche sousjacente. Dans la région temporale et mastoïdienne , toutefois , la couche sous-cutanée est plus lâche et plus extensible ; à la tempe elle est même divisible en plusieurs feuillets.
Au-dessous de la couche sous-cutanée , on trouve Vaponévrose épicranienne, dense et serrée, fortement adhérente à cette couche, tandis qu’elle n’est que faiblement unie aux parties plus profondes par un tissu cellulaire lamelleux et extensible, qui permet aisément les mouvements de totalité des trois premières couches, et qui cède facilement aux fusées de liquides qui peuvent s’y amasser. En avant cette aponévrose se continue avec les muscles frontaux ; en arrière, avec les occipitaux; sur le côté elle s’amincit et se continue d’une part avec le muscle releveur de l’oreille, d’autre part elle se confond vers l’arcade zygomatique avec le fascia superficialis . L'aponévrose temporale, qui recouvre le muscle de ce nom , est recouverte par le feuillet précédent. Elle adhère fortement à l’arcade temporale , et près de son attache à l’arcade zygomatique elle se dédouble en deux feuillets , un extérieur épais , et un interne plus mince , qui logent un paquet de graisse dans leur intervalle. C’est cette aponévrose qui ferme dans ce point la fosse zygomatique , laquelle communique largement , sous l’arcade de ce nom , avec la joue , au moyen d’une traînée de tissu cellulaire lâche et graisseux.
Les divisions des artères frontales, temporale superficielle, auriculaire postéî ieure et occipitale , rampent principalement dans le tissu serré de la couche sous-cutanée ; ce ne sont guère que les troncs de ces artères qui soient placés plus profondément et par conséquent dans des tissus plus lâches. L’artère temporale seule mérite un examen plus particulier : elle arrive dans la tempe, en montant sur l’arcade zygomatique à deux ou trois lignes au-devant du