‹ Nouveau manuel de phrénologieChapitre 17 sur 70 · Circonspection · texte numérisé non relu

Circonspection

L’organe est situé près du milieu de chaque os pariétal, dans le point où commence généralement l’ossification.

La faculté produit l’émotion de la crainte en général, et porte à se tenir sur ses gardes; aussi est-elle appelée circonspection. Un développement suffisant de cette faculté est essentiel dans un caractère prudent. Lorsqu’elle est prononcée, elle porte à hésiter au moment d’agir, et à prendre ses précautions de sûreté par la crainte du danger. Si elle est trop énergique, elle produit le doute, l’irrésolution et l’incertitude; lorsqu’elle manque, l’individu s’embarrasse peu des résultats de sa conduite, et arrive souvent sans mûre délibération. L’activité involontaire de cet organe, par suite de causes internes, produit.

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dans les personnes chei lesquelles il s’est trop développé, des sensations de crainte, d’appréhension, d’abattement et même de désespoir, sans rapport avec les causes extérieures. Son activité involontaire trop grande, mais momentanée, occasionne une panique, qui fait naître dans l’esprit une émotion irrésistible de peur, sans nulle proportion avec l’objet extérieur. Les organes sont généralement très-développés dans les enfants ; et, dans quelques cas, sont si saillants, qu’ils alarment les mères en leur inspirant la crainte d’une maladie ou d’une difformité. On peut abandonner sans inquiétude ces enfants à eux-mémes, on les trouvera rarement en danger. Lorsqu’au contraire, les organes sont petits, l’enfant sera misérable; cinquante gardiens ne suppléeront point au défaut de la tutelle instinctive due à la circonspection. Cette faculté fait partie d’un caractère craintif, et produit la timidité, qui en est un des éléments essentiels. Plusieurs animaux, comme le lièvre, la grue, la grolle, ont cet organe très-développé; et chet l’homme, comme chei les animaux, il est généralement plus prononcé dans les femelles que dans les mâles. Les naturalistes ont aussi observé que les chasseurs prennent et tuent plus de mâles que de femelles, eu égard à leur nopibre.

* Plusieurs phrénologistes attribuent la peur à une affection de l’organe de la circonspection. Oall pense que la peur est due à un défaut, à un

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