‹ Nouveau manuel de phrénologieChapitre 16 sur 70 · APPROBATIVITÉ · texte numérisé non relu

APPROBATIVITÉ

ger des châtiments corporels, ou d’abréger ses jouissances, il peut rire de leurs censures, et mépriser leurs louanges. Ces sortes de personnes, lorsqu’elles ont des forts penchants égoïstes, constituent ce qu’on appelle des hommes inabordables; tous leurs sentiments sont concentrés en eux, et ils sont sourds aux motifs qui pourraient les porter à obliger les autres.

La disposition à obliger, née de ce sentiment, doit être distinguée de la bonté, qui tire son origine de la bienveillance, en ce que l’approbativité porte l’homme à faire beaucôup de choses pour ceux qui, par la supériorité de leur rang, de leurs richesses, de leur puissance ou de leur réputation, ont le moins besoin de son aide; tandis que le bienveillant suit une marche tout à fait opposée. Lorsque ces deux sentiments sont très-énergiques, ils se prêtent un mutuel appui.

L’organe est en général plus grand chei les femmes que chez les hommes. L’approbativité est plus développée chez les Français que l’estime de soi; aussi, sous ce rapport, paraissaient-ils aux Anglais, chez lesquels la dernière faculté prédomine, vains, pleins d’ostentation, et complimenteurs jusqu’à l’absurdité. L’organe est généralement grand chez les individus timides; un des éléments de cette disposition étant la crainte d’encourir le blâme. Les métaphysiciens admettent le sentinient, sous le nom du désir de l’estime. Il est très-puissant chez plusieurs animaux

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domestiques, tels que les chiens, les chevaux, etc.

^ L’organe est très-développé sur la tête du matelot Henin, du docteur Hett, du général Lamarque, sur celles de la veuve Landon et de madame Caster, qui se sont donné la mort se croyant déshonorées, et chez les Indiens de l’Amérique; il est faible chez le poète Roland, fort modeste, chez Haggart, etc. — Établi.

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