ESPÉRANCE
sonnes ainsi organisées ne voient jamais leur situation sous son véritable point de vue; leurs espérances extravagantes les portent à centupler chaque avantage, tandis qu’ils ne font nulle attention aux obstacles et aux revers. Elles promettent beaucoup, mais elles tiennent rarement: leur intention n’est point ordinairement de tromper, mais elles se trompent elles-mêmes par leur tendance constitutionnelle à croire à la possibilité de toutes choses futures , et à promettre d’après cette crédulité. Lorsqu’on reconnaît cette disposition chez ces personnes, on doit ajouter peu de foi à leurs discours. Quand l’organe manque et que celui de la circonspection est prononcé, l’esprit est enclin à tomber dans un sombre abattement.
Cette faculté favorise l’exercice de la foi, et porte naturellement à tourner ses regards vers l’avenir : aussi dispose-t-elle à croire à une autre vie. Les métaphysiciens ont écrit sur l’espérance. La découverte de l’organe et de ce sentiment est due à Spuriheim; car Gall ne les avait pas encore admis. Dans son ouvrage, la partie du cerveau qui correspond à cette fonction est désignée comme incertaine; son opinion est que l’espérance est l’attribut de chaque faculté, mais il paraît confondre le désir avec l’espérance. Chaque faculté désire , mais ne produit pas l’espérance; car le désir est quelquefois violent, tandis que l’espérance est faible ou éteinte. Un.
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criminel sur l’échafaud peut désirer ardemment de vivre, lorsqu’il n’a pas d’espoir d’échapper à la mort. Je suis convaincu, par un grand nombre d’observations, que les vues de Spurzheim sont justes, et que l’organe est réel. — L’organe est grand chez Napoléon, La Mennais; et petit chez le docteur Hett.