Temps
La faculté de concevoir le temps, celle de se rappeler les circonstances qui n’ont pas d’autres liaisons que l’ordre chronologique, et celle de garder la mesure en faisant de la musique, est très-différente chez les divers individus. Nous avons peu d’observations qui démontrent l’existence de cet organe; aussi le regardons-nous seulement comme probable. La faculté parait avoir spécialement pour dessein de mesurer le temps et les intervalles. En donnant la perception de la cadence mesurée, il paraît être la source principale du plaisir de la danse. Il est essentiel au poète et au musicien. On trouve un excellent essai de M. Sympsonsur cette faculté dans le Journal phrénologique d’Édimbourg, vol. 11, p. 184.
* L’organe nous parait actuellement plus que probable, il nous paraît établi. Non-seulement nous l’avons trouvé chez les plus grands compositeurs, et chez les plus habiles exécutants en musique, mais , parmi les musiciens mêmes nous
FACOLTÉS PEBCEPTIVES.
avons trouvé la contre-épreuve. Itfadame de S... , très-adroite à toucher du piano , gâtait les meilleurs compositions , en confondant toutes les mesures de la musique qu’elle exécutait : elle manquait de l’organe du temps. — Une idiote , à la Salpétrière, qu’on a pris pour musicienne, et qui n’a de l’aptitude qu’à marquer le rhythme, a l’organe du temps très-prononcé. (Voyez notre Mémoire sur le talent de la musique dans le Journal de la Société Phrénologique de Paris, janvier 18S5.)