‹ Nouveau manuel de phrénologieChapitre 5 sur 70 · AmtUivité · texte numérisé non relu

AmtUivité

Le cervelet est Torgane de ce penchant. Il est situé entre les apophyses mastoides, et fait saillie au-dessous de la crête transversale de l’os occipital. Pendant la vie , son volume est indiqué par l’épaisseur du cou dans ces régions. Cette faculté détermine l’amour dessexes. Dans les enfantsnouveau-nés le cervelet est le moins développé de tous les organes cérébraux. Il est au cerveau comme 1 à 13, à 15 ou à 20, tandis que dans l’adulte, il est dans les proportions de 1 à 6, à 7 ou à 8. Il atteint son entier développement de 18 à 26 ans. Chez les femelles, il est en général moins développé que chez les mâles: chez quelques femelles, cependant, il a un volume plus considérable. Dans la vieillesse il diminue fréquemment de volume. Il n’y a point de proportion constante entre le cerveau et le cervelet chez tous les individus, comme il n’y a point de proportion invariable entre le penchant dont il est l’organe et autres facultés de l’esprit. Quelquefois néanmoins le cervelet est largement développé avant l’âge de la puberté. Tel était le cas d’un enfant de trois ans, d’un autre de cinq ans et d’un troisième de douze ans; tous avaient le penchant excessivement prononcé. L’organe est très-petit sur le .

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moule du docteur Hett, qui, en effet, avait peu d’aptitude à cette fonction.

* 11 est très-peu développé dans le crâne de l’abbé Lacloture, chez Airy, le fameux mathématicien qui succéda à Newton, et chez Makensie, moulé par Spurzheim, pour le peu de développement de son cervelet. Chez les individus ainsi organisés, le penchant pour le sexe est nul ou très-faible ; leur contiennce est une vertu passive, parce qu’il ne leur coûte aucun effort pour l’observer rigoureusement : ils sont essentiellement nés pour le célibat.

L’organe est très-large sur les moules de Mitchell et de Dean (1), chez lesquels, au contraire, le penchant était très-prononcé.

* Dans la collection de Gall, on observe un grand développement du cervelet dans le crâne du maître de langues qui avait quatre maîtresses à la fois, dans celui d’£va Kattel, diseuse de bonne aventure, qui entretenait, quoique déjà âgée, toujours deux amants, et dans celui de la hile qui suivait les armées et mourut dans les prisons de Graetz.

(i) L’autear cite ici et ailleurs le crâne de Raphaël, comme exemple d’organisation cérébrale. Il parait que le crâne que l’on a connu jusqu’ici pour être celui de ce peintre célèbre , n’était pas le sien : nous cesserons donc de le citer dans le cours de cet ouvrage. ( F. )

PERCHANTS.

* François 1®', Buffon, Mirabeau, Benon, Gall, avaient l’organe très-fort; Charles XII, Newton, Kant, au contraire, très-faible.

* Chez les animaux, l’organisation du cervelet est, comme chez l’homme, la cause d’un fort ou d’un faible penchant à l’instinct de la reproduction. Les mâles sont en général plus actifs que les femelles, et, dans les mêmes espèces, les individus qui ont une nuque plus large et plus pleine sont plus ardents que ceux qui ont une nuque rétrécie.

On trouvera de nouvelles preuves de l’évidence des fonctions de eet organe dans la Physiologie du cerveau du docteur Gall, et dans les ouvrages suivants ; Journal d’Observatlons pathologiques recueillies à l’hospice de l’École-de-Mèdecine, n" 108, 15 juillet 1817 (observations de Jean- Michel Brigaud); Journal de l’Hôtel-Dieu (observations de Florat, 19 mars 1819, et d’une femme, 11 novembre 1818); Wepfer, Histoire des Apoplectiques, édit. 1724, p. 487 ; Transactions philosophiques, n“ 228 (observations du docteur Tyson); Mémoires de Chirurgie militaire et campagnes, par le baron Larrey, vol. III, page 262 et vol. II, page 150; Serres, sur l’Apoplexie Richerand, Éléments de Physiologie.

M. Flourens , physiologiste , à Paris , a mutilé des cervelets sur des animaux d’un ordre inférieur, et il prétend que sc» expériences l’ont conduit à le considérer comme l’organe régulateur

PHILOOtRlTORE.

des fonctions muscnlaires. £n enlevant le cervelet , dit-il , l’animal perd la facnlté d’exécuter des mouvements d’ensemble. Magendie a fait des expériences semblables, et il a trouvé pour résultat qu’elles déterminaient seulement dans l’animal une tendance irrésistible à courir, à marcher ou à nager à reculons. Ses expériences sur les corps striés et les tubercules quadrijumeaux ont eu les résultats suivants : lorsqi/on en coupait une partie, l’animal tournait ; si on lui en retranchait une autre, il allait en avant , et il étendait la tête et les extrémités; lorsqu’on lui enlevait nne troisième portion, il roidissait toutes ces parties. De sorte que , d’après cette manière de déterminer les fonctions du cerveau , cet organe et le cervelet devraient être considérés également comme les régulateurs du mouvement. Le fait est que toutes les parties du cerveau sont si intimement unies, que la mutilation n’est pas le moyen de déterminer les fonctions des parties même les moins importantes.

* Tous les phrénologistes sont d’accord d’admettre cette faculté et son organe , comme nous venons de l’exposer : dans ce cas , nous disons que l’organe est établi.

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