COMPARAISON
l’organe — Le docteur Murray Patterson dit que la langue indostane abonde en figures, et que la comparaison est en général plus large que la causalité sur la tête des Indiens. Le pouvoir qu’a la faculté de s’exprimer par des figures et d’en embellir les sujets, est d’une grande importance pour le poète; elle aide également l’esprit en lui suggérant des ressemblanees; elle est l’origine des proverbes , qui , en général , répandent l’instruction sous des expressions figurées. Elle ne détermine pas les espèces de comparaisons dont on doit se servir; car, chacun peut choisir ses analogie d’après ses connaissances, ou d’après la sphère d’activité de ses autres facultés. Celui qui a la localité à un haut degré prendra ses exemples dans cette faculté , tandis qu’un autre , chez lequel la configuration dominera, brillera par elle.
On a mis en doute si cette faculté donnait aussi le pouvoir de distinguer les différences. Spui*!heim, cependant, fait observer que la perception des ressemblances est le plus bas dégré de la faculté , et celle des différences son plus haut degré; de la même manière que la perception de l’harmonie, dans les sons, exige un degré inférieur de faeultés musicales, et un degré plus marqué pour la perception des dissonnances. Un développement remarquable du ton est nécessaire pour distinguer les plus faibles désaccords, tandis qu’une capacité ordinaire peut reconnaître
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l’harmonie, et en éprouver du plaisir ; la même règle s’applique à la comparaison.
^L’organe est saillant chez Roscoe, Pitt, Henri IV, Burke, Gall, Cuvier, Foy, et chez les Indiens en général.
* Dans la collection de Gall, on remarque cet organe sur la tête de Sallaba, médecin, et sur celles de deux ex -jésuites célèbres prédicateurs. Il faut voir aussi, dans l’atlas du grand ouvrage de Gall, les portraits du prédicateur Hufnagel, de saint Thomas d’Aquin et de saint François (Je Sales. — Établi.