‹ Nouveau manuel des aspirants et aspirantes aux brevets complémentaires de l'instruction primaire rédigé d'après les programmes officielsChapitre 144 sur 327 · Louis XV, roi mineur, régna sous la régeuce de · texte numérisé non relu

Louis XV, roi mineur, régna sous la régeuce de

Philippe, duc d'Orléans, qui , livré à l'inllucncc anglaise, adopta le système financier de Law (prononcez l.ass), si funeste à la France. Celle régence fut encore troublée par la conspiration de Cellamare, ambassadeur d’Espagne, qui donna lieu à une courte guerre contre les Espagnols (1720). Philippe et son ministre Dubois moururent quelques années après (1722-1725).

— Stanislas Lcczinski, déjà nommé roi de Pologne en 1701, fut élu de nouveau par soixante mille suffrages à la mort d’Auguste II (1753) ; mais l’empereur Charles Fi fit faire une autre élection , appuyée par ses armes et par celles de la Itussie. Le fils d’Auguste II , électeur de Saxe, l’emporta cette fois sur son concurrent. Stanislas se rendit à Danlzick pour soutenir ses droits avec le secours des Français. Dix mille Russes assiégèrent Danlzick, où Stanislas ne put se soutenir longtemps. La ville fut prise, la tète du roi mise à prix, et ce ne fut qu’à travers les plus grands dangers qu’il parvint à s’échapper. Après une guerre de deux ans ? où brillèrent Villars, Uerwicli et le duc de Montemar, Charles VI fut alors trop heureux de souscrire aux conditions de la paix que lui proposait la France victorieuse. Par le traité de Vienne (1735), don Carlos, fils de Philippe V, fut reconnu roi des Dcux-Siciles; le roi de Sardaigne eut une partie du Milanais, et l’autre partie resta à l’empereur. On assigna la Lorraine à Stanislas, après la mort duquel elle devait cire irrévocablement réunie à la France; enfin François , duc de Lorraine, gendre de Charles VI , cul la Toscane en 1756.

y. — Charles VI, voulant assurer sa succession à sa fille aînée, Marie-Thérèse, femme de François, grand-duc de Toscane , fit approuver sa pragmatique- sanction par tous les Etals de l’Europe ; mais, à sa mort (17 10), elle causa une guerre générale de sept ans, connue sous le nom de guerre de la succession d’Autriche. L’héroïsme de Marie-Thérèse y brilla du plus vif éclat ; Frédéric le Grand, sous qui la Prusse parvint à l’apogée de sa puissance, y déploya de grands talents militaires et mit sa rivale à deux doigts de sa perte; mais les victoires de Fontenoy et de Raucoux , remportées par le maréchal de Saxe et Louis XV (1745-6), déterminèrent les alliés'à signer la paix d’Aix-la-Chapelle (1748), qui confirma la pragmatique de Charles VI.

G. — La guerre de Sept Ans fut causée par la puissance de Frédéric le Grand, qui portait ombrage à l’Autriche, Cette guerre fut signalée, par une foule de combats où les

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deux partis eurent tour à tour l’avantage. Enfin le duc de Choiseul négocia le pacte de famille entre les diverses branches de la maison de Bourbon (France, Espagne, Naples, Parme): Catherine II, tzarine de Russie, s’allia avec Frédéric II le Grand, et ces deux ligues préparèrent la pacification de l’Europe (1761-2). La paix de Hambourg rapprocha la Prusse et la Suède ; la paix de Paris, entre la France, l’Angleterre, l’Espagne et le Portugal, garantit la Silésie et le comté de Glatz au roi de Prusse, qui décida bientôt l'impératrice et le roi de Pologne à signer la paix d’ Hubert sbour g (1765). Les choses restèrent en Allemagne comme elles étaient avant la guerre; mais la France perdit le Sénégal et le Canada ; l’Espagne, la Floride, et l’Angleterre s’accrut de toutes ces perles.

7. — Depuis que les Génois possédaient la Corse, cette île était fréquemment le théâtre de révoltes. En 1730, il éclata une sédition, qui , d’abord peu considérable, eut les suites les plus importantes. Paoli prit les armes en 1753, et tels furent ses succès , que Gênes ne vit d’autre parti que de céder ù la France tous ses droits sur la Corse (15 août 1 768). Au bout d’un an, les Français se rendirent maîtres de l’île, et c’est précisément à l’anniversaire de l’édit de réunion qu’y naquit Bonaparte (15 août 1769).

8- — Les colonies, qui, au commencement du 17 r siècle, n'étaient guère que des spéculations particulières, prirent de plus en plus le caractère de provinces de la métropole. La guerre s'étendit souvent des métropoles aux colonies; mais ces colonies n'étaient pas encore pour l’Europe des causes de guerre. Cette complication d’intérêts était réservée au 18* siècle.

1). — Le signal fut donné par les colonies anglaises, à cause des impôts auxquels la métropole voulait les assujettir, tels que l 'acte du timbre , l’acte du revenu, etc. La ville de Boston s'insurgea la première (1775); bientôt toutes les provinces furent d’accord sur la résistance qu’il fallait opposer, et le 4 juillet 1776, Y indépendance des treize A'tals-Unis fut solennellement déclarée. Par suite des négociations que Franklin avait entreprises , le cabinet de Versailles reconnut l'indépendance de l’Amérique et la guerre fut déclarée entre la France et l’Angleterre. Bientôt l’Espagne se vit forcée de prendre part à la querelle, et la Hollande elle meme ne tarda pas à se déclarer pour les Américains. On se battit de tous côtés sur mer, et l’avantage resta aux Anglais. Mais, sur le continent , Washington en-

ferma lord Cornwallis dans Yorklown el le força de capituler (1781). Enfin l’Angleterre reconnut la nécessité de la paix. Les négociations s'ouvrirent à Versailles , et les traités furent signés, pour l’Amérique en 1782, pour l’Espagne el pour la France en 1785, et pour la Hollande en 178t. L’indépendance des treize Etats-Unis fut reconnue; la France et l’Angleterre se restituèrent toutes leurs prises ;il en fut à peu près de même pour l'Espagne et pour la Hollande.

10- — Les colonies espagnoles de l’Amérique soutinrent moins que les autres des rivalités el des guerres maritimes qui signalèrent la seconde moitié du 18 e siècle. Elles comprenaient quatre vice-royautés : le Mexique, le Pérou, la Nouvelle-Grenade et le Rio de la Plala avec Buénos-Ayres ; et huit capitaineries générales indépendantes : le Nouveau- Mexique , le Guatémala , le Chili , Caracas, Cuba et la Havane, Porto-Rico, la Louisiane (séparée en 1801) avec la Floride, et Saint-Domingue. Le Portugal ne possédait plus que le Brésil.

11. — Le règne de Catherine //(l 702-1 79G), femme de Pierre III, est l’époque la plus brillante de la Russie ; elle bâtit plus de deux cents villes , prit la Crimée , devint maîtresse de la mer Noire , cl s’accrut encore de près des deux tiers de la Pologne.

12. — La Pologne, toujours en proie aux factions, se releva un instant sous le roi Jean Sobieski (1672). Un siècle après , l’Autriche , la Prusse et la Russie s’en partagèrent une partie, et ce partage fut consommé , en 1 795 , sous Stanislas Poniatowski , que Catherine H avait donné pour roi aux Polonais.

13. — Après la mort de Charles XII (1718), la Suède perdit pour un demi-siècle toute importance politique , et se vit agitée par les deux partis de la guerre eide la paix , de la France et de la Russie. Le pouvoir royal s’y affaiblit de plus en plus : Gustave III , parent du tzar russe, tenta de le rétablir, et y réussit en 1772; mais des factieux l’assassinèrent en 1793.

Le Danemark, au contraire, goûta pendant la première moitié du 18* siècle un bonheur inconnu aux Etals voisins ; mais ce calme fut troublé sous Christian PII par les intrigues de Strucnséc, médecin et favori du roi , qui péril sur l'échafaud en 1772.

14. — Dans le cours du 18 e siècle, les Turcs eurent des guerres avec tous leurs voisins : avec l’Autriche, à qui le*

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victoires du prince Eugène valurent la paix de Passa rowitz (1718), Belgrade, Temeswar et la Servie, qu’elle perdit en 1739 par la paix de Belgrade; avec la Russie, qui • lui enleva Azof et la Crimée (1783); avec la Perse, qui, tantôt victorieuse , tantôt vaincue , sous Thamas et Nadir- Kouli-Khan , fut enfin démembrée, par suite de ses divisions intestines , en deux Etals , l’Iran ou Perse et l’Afghanistan (1750).

13 . — Louis XVI était monté sur le trône en 1774. L’embarras financier de l’Etat, commencé sous Je règne précédent, s’accrut de jour en jour. Après Turgot et Cluny, on vit paraître aux finances le banquier génevois , Necker,

3 ui, pour couvrir le déficit, se lança dans la voie nouvelle es emprunts; mais la guerre d’Amérique vint ébranler le crédit, base nécessaire de ces opérations; il fut disgracié (1781). Enfin le parlement prononça le mot d’états généraux, et bientôt ce fut le cri de toute la France. L’ouverture des états généraux eut lieu le 5 mai 1789 à Versailles : ce fut l’ouverture de la révolution française elle-même.

j 6. — L’esprit et le caractère de cette époque, c’est le développement prodigieux des colonies et de la marine anglaise , l’extension de la puissance de la Prusse et de la Russie, et le commencement de la révolution qui devait conduire à Vère constitutionnelle.

Des lettres , des sciences et des arts depuis la prise de Constantinople jusqu’à la révolution française.

1. Donnez des détails sommaires sur les lettres, les sciences et les arts depuis la prise de Constantinople : au 16 e siècle. — 2. au 17 e siècle. — 3. au 18 e siècle.

1° Des lettres , v des sciences et des arts au 16' siècle.

I. — Lettres. — Après la prise de Constantinople par les Turcs, un grand nombre de littérateurs grecs émigrèrent en Italie, où ils fondèrent des écoles et enseignèrent publiquement leur langue. Dans la littérature italienne, l 'Arioste et le Tasse s’immortalisèrent par leurs poèmes épiques ( la Jérusalem délivrée et le Roland furieux Jf; le Boïardo, le Trissin, Guarini , cultivèrent la comédie, la pastorale et la satire; Machiavel et Guichardin se rapprochèrent, dans leurs écrits, de» historiens de l’antiquité. Tous ces beaux génies illustrèrent le règne des Médicis, entre autres Cosme et

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Laurent, fondateurs d’une académie pour renseignement de la philosophie platonicienne, et Léon X, fils de Laurent, qui a donné son nom (siècle de Léon X) au siècle de la renaissance des lettres.

La France, mêlée, vers la fin du 13* siècle, à la politique dePItalie, trouva dans François 1 er un rival des Médicis. C’est à ce prince qu’on doit le collège de France et l'imprimerie royale : il encouragea le poète léger Marot, les frères Du Bellay , négociateurs et historiens, le satirique Saint-Gelais et beaucoup d’autres. Sa sœur, Marguerite île Navarre , cultiva les lettres avec succès.

Après le règne de François I er , le poète Ronsard jouit d’une réputation éphémère ; mais Montaigne par ses Essais, Amyot par sa traduction de Plutarque , et la Satire Ménippée écrite contre la Ligue, donnèrent à la langue française un nouveau caractère.

Les lettres ne fleurirent pas seulement en Italie et eu France. On les trouve aussi cultivées en Angleterre , eu Ecosse, en Hollande, en Espagne et en Portugal.

L’Angleterre eut son siècle littéraire à l’époque où brillèrent Chaucer et Spencer, auteurs de petits poèmes, et Shalispeare, célèbre poêle dramatique. L’Écosse eut sou historien, Buchanan, et la Hollande son érudit, Juste- Lipse .

L’Espagne et le Portugal eurent un grand nombre de noms illustres à citer : la première nomme Ponce de Léon poêle lyrique; Michel Cervantês , auteur de Don Quichotte; Lope de Féga, célèbre poète drarpalique, etc.; le second nomme surtout le Camoëns, auteur des I.usiades, etc.

Sciences . — Au 13 e siècle, les mathématiques, encore peu étendues, faisaient partie de la philosophie encore toute scolastique; l’alchimie tenait lieu de physique et de chimie. Le prussien Copernic illustra l'astronomie , et l'italien Galilée, la physique; Paracelse, Stahl et Vanhelmont, la médecine, et Ambroise Paré, la chirurgie. Enfin l’anglais Bacon, en proclamant la méthode expérimentale, fit entrer les sciences naturelles dans une nouvelle roule qui devait les conduire aux plus importants résultats.

Arts. — L’Italie l’emporta dans les arts sur tous les autres pays. Raphaël cl Michel-Ange furent employés tous deux à la basilique de Saint-Pierre. Michel-Ange était h la fois peintre, architecte et sculpteur. L’école romaine de pein- v (ure se distingua par la perfection du dessin avec Léonard ».

de Vinci, Raphaël, le Corrëge, le Parmesan, Jules Romain, Michel-Ange, etc.; l’école vénitienne brilla parle coloris avec le Titien, le Tinloret, P. Véronèse, etc. ; et l’école bolonaise, habile imitatrice de la nature, fleurit sous les Carrache. — A cette époque l’Allemagne comptait un peintre et graveur célèbre, Albert Durer. — François I er honora le Titien , attira en France Léonard de Vinci et le Primatice, pour décorer le palais de Fontainebleau. Sous lui fleurirent Jean Cousin, dessinateur et peintre; et Jean Goujon, sculpteur et aichilcclc.

L'invention de l’imprimerie appartient à Jean Gutlenberg, gentilhomme de Mayence, né en \7> >' 7. Il établit à Strasbourg une presse par le moyen de laquelle il imprimait des formes enchâssées dans des cadres, et composées de caractères mobiles en bois, puis en plomb: ces essais dérangèrent sa fortune. De retour à Mayence, il reçut de Jean Fust ou Faust, orfèvre de cette ville, les fonds nécessaires pour monter une nouvelle presse. A sa mort (1468), Faust, devenu maître des presses, des caractères et des outils de Guttenberg , prit à son service un jeune homme de Gernsheim, nommé Pierre Schnejfer, qui avait quelque temps exercé à Paris le métier de copiste. Schœffer substitua au plomb un mélange de métaux assez dur pour que les caractères ne s’usassent pas trop promptement , et assez tendre pour qu’ils ne perçassent point le papier d’impression. Il trouva aussi cette espèce d'encre qui seule est propre à l’imprimerie; mais la plus importante de ses découvertes, c'est la gravure des poinçons et la fonte des caractères par le moyen des matrices. En 1457, Faust et Schaeffer imprimèrent pour premier ouvrage un Psautier ou Bréviaire latin. Six' ans après, la prise de Mayence dissémina leurs ouvriers en Allemagne, 'en France et au delà des Alpes. A la fin du 13 e siècle, l’art typographique était connu de presque toute l'Europe.

2’ Des lettres', des sciences et des arts au 17 e siècle.

< 2 . — Au 17' siècle , les lettres et les arts brillèrent dans le Midi; la philosophie et les sciences, dans le Nord. La France réunit seule ce double éclat, étendit sur tous les peuples policés la souveraineté de sa langue , et se plaça désormais à la tète de la civilisation européenne.

France. — Le siècle de Louis XIV ne produisit pas d’épopée proprement dite; le grand poème de ce siècle est écrit en prose ( le Télémaque de Fénelon). La tragédie

atteignit d’abord la noblesse , la force et le sublime (Corneille , Racine, etc.). La comédie n’eut point de rivale chez les autres nations ( Molière , Regnard , etc.). La poésie didactique fut élégante et sage , et la satire attaqua moins les vices que les ridicules littéraires (Boileau). L’apologue devint un petit poëme épique (La Fontaine). La poésie lyrique déploya plus d’art que d’enthousiasme ( Malherbe , J. B. Rousseau). — L’éloquence du barreau ne fit que prendre l’essor. L’éloquence de la chaire surpassa tous les modèles de l’éloquence ancienne, et le genre de l’oraison funèbre fut créé (Bourdaloue , Bossuet , Flèchier, Fénelon, Massillon). — L'histoire fut peu fidèle et froidement élégante, ou de pure érudition : mais le Discours sur l’histoire universelle ( Bossuet ) lui ouvrit une nouvelle roule. — La morale fut généralement traitée comme un art plutôt que comme une science; mais la métaphysique donna une impulsion nouvelle à l’esprit humain, et l’on commença à porter l'esprit philosophique dans les sciences naturelles- ( Descartes, Pascal , Malebranche).

Les sciences mathématiques et physiques nomment avec orgueil Descartes, Fermât, Pascal, les Bernouilli.

L’architeclure brilla du plus grand éclat avec les Mansard, Le Nôtre, Claude Perrault. La peinture fut cultivée avec génie par Le Sueur , Poussin , Le Brun, Mignard , Jouvenet, Rigaud, aiusi que la sculpture par Puget, Gi rardon, Coysevox. La gravure mentionne Callot , Nanteuil, Audran, et la musique, Lulli.

Angleterre. — L’Angleterre, soumise, de 1661 à 1714, à l’influence française, tant littéraire que politique, cite, après Milton, trois grands poètes, Dryden, Addison et Pope , et une foule de poètes secondaires, Cowley, Butler, Otway , JFaller, Rowe , Gay , etc. Parmi les prosateurs, on cite : Clarendon, Temple, Addison, Steele , Swift, etc.; parmi les philosophes et les politiques : Hobbes, Locke, Clarke, etc.; parmi les savants : (Irégory , Newton, Jlalley , etc.

Italie. — En Italie , la poésie fut entachée , à celte époque, de bel esprit et d’afiectalion chez Marini, Tassoni, Salvator Rosa, etc.; mais l'histoire cite des noms estimables : Sarpi , Davila, Bentivoglio , Nanni, etc.; parmi les savants, on nomme Sanctorius, Galilée, Torricelli, Borelli, Fiviani, Cassini, etc. ; parmi les peintres : le Guide. VAlbane, Lanfranc, le Dominiquin , le Guerehin, Salvator Rosa, 1 e Bcmin, etc.

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Espagne et Portugal. — L’Espagne et le Portugal viennent après l’Italie dans la carrière des lettres : la première avec fferréra, Mariana, Solis, Caldérone, etc. ; le second avec Brito, Nunez de Liam, etc.

Hollande. — La littérature hollandaise commença à briller avec Hooft , Fondel, Coster, Cals, Il csterbaan , Antonidês, etc. ; parmi les philosophes et les politiques, on cite : Grotius, Spinosa, S’Gravesande, etc. ; parmi les savants : Jluyghens yJJoerhaave , etc. ; parmi les peintres : Jhtbens, Fan Vick, Rembrandt et les deux Téniers.

Allemagne. — L’Allemagne produisit dans les sciences philosophiques et politiques: Leibnitz, Pufendorf, IFolf, etc.; dans les sciences mathématiques : Kepler, Tycho-Brahe ', Stahl, etc.

3° Des lettres , des sciences et des arts au 18' siècle.

5. — France. — Au 18 e siècle, la littérature française changea de caractère ; si les traditions littéraires du \ 7 e siècle y survécurent généralement , les traditions religieuses et morales cessèrent d’y faire autorité. Voltaire donna le signal de l’attaque par une amère plaisanterie, V Encyclopédie par une philosophie hardie, et J. J. Rousseau par l’éloquence sophistique : de là résulta une altération dans les idées, et par suite dans le goût. — L’épopée ne cite que la Henriade de Voltaire, mort en 1778. La tragédie nomme Foliaire, Crèbillon, Ducis, etc.; la comédie : Dufresny. Deslouches, Piron, Gresset, Beaumarchais, etc. ; la poésie lyrique : Le franc de Pompignan , Lebrun, Gilbert , etc. ; la poésie didactique : Foliaire , Louis Racine , Saint-Lambert , etc. ; la poésie légère : Foliaire, etc. — Dans l’éloquence de la chaire, on distingue : Bridaine, le P. Neuville , l’abbé Poulie, l'abbé Boismont, etc. ; dans l’éloquence du barreau : d’Aguesseau, Cochin, La Chalotais, Gerbier, Beaumarchais, etc.; dans l’éloquence académique : Foltaire, Buffon , Thomas , Chamjort , La Harpe , etc. — La philosophie nomme Condillac, Helvétius, Condorcet , Cabanis, et les encyclopédistes D’Alembert , Diderot, d’Holbach, etc. — Parmi les moralistes, on distingue : Fauvenargues , Duclos, etc.; parmi les écrivains politiques : Montesquieu, ./. J. Rousseau, Mably, etc.; parmi les historiens: Rollin , Crevier , Foltaire, Lebeau, Barthélemy , Lu Harpe, etc.

Parmi les savants, on distingue : les Cassini, Réaumur,

La Caille, D’Alembert, La Condamine, Bezout , Bu/Jon , Baubenton , Bailly , Lavoisier, etc.; parmi les géographes et les voyageurs : Lacroix , Faugondy, D’Anville,

La Pérouse , Bernier , Bougainville, etc.

Parmi les peintres, on distingue : Boucher, Vanloo,

Carie Fernet , Fien, etc.; parmi les musiciens: Bameau, C.rêlry, etc.

Italie. — En Italie, V Arcadie romaine contribua à épurer le goût gâté par Marini. Lâ poésie dramatique fut illustrée par Métastase, Goldani, Alfiéri; les sciences, par Galvani et Folia; la sculpture, par Canova; la musique , par Pergolèsç et Fiotti.

Espagne et Portugal. — Au commencement du 18' siècle, l’Espagne ne produisit d’abord que des poètes d’uu goût détestable ou de faibles imitateurs des Français; mais bientôt on vit paraître une foule d’écrivains estimables, J.uzan, Isla, Moralin , Yriarte. Sous le rapport des sciences, l’Espagne ne présente rien de remarquable; mais elle eut une école de peinture assez distinguée. Le Portugal n’a rien produit de remarquable à cette époque.

Angleterre. — L’Angleterre , après Gay et Pope , compte un grand nombre de poètes distingués, Thompson, Young, Gray, Beattie, etc. Les sciences brillèrent avec Fergusson. Hogarth et Reynolds immortalisent la peinture. * >

Hollande. — La poésie hollandaise prit l’essor avec les Fan Haren, et l’étude des modèles allemands y balança l’autorité longtemps toute-puissante des modèles français.

Les sciences ne présentent rien de remarquable à cette époque. Parmi les peintres , on cite surtout Gérard jUoiv.

Allemagne. — Le 18 e siècle est pour l’Allemagne l’âge d’or de la littérature : elle compte alors Lessing, Klopstock , Schiller, etc.; la philosophie nomme Kant, Fichte, Schelling; les sciences, Euler ; la musique, Hændel, Gluck , Mozart et Haydn.

Danemarck et Suède. — Le théâtre danois , créé par Holberg, entre 1720 et 1750, ne le céda qu’au théâtre français. Les Suédois se distinguèrent spécialement dans l’élo- « quence politique. Parmi les savants, on ne peut guère citçfc, que l’astronome danois HorreboweX le naturaliste suédo* Linné.

Appendice. — De la révolution de 1789 à celle de 1830.

1. Donnez un sommaire de l’histoire de la révolution française. —

2. De l'histoire de l'empire et de la restauration. — 3. Quels furent les règnes des empereurs russes Paul 1 er , Alexandre I er et Nicolas 1 er ? — 4. Quels furent les règnes des rois de Prusse Frédéric-Guillaume 11 et Frédéric-Guillaume III? — 5. Que se passa-t-il en Suède après Charles Xlll ? — 6. Que se passa-t-il en Autriche sous François 11? — 7. Que se passa-t-il en Hollande? — 8. Que se passa-t-il en Suisse et dans les Etats du roi de Sardaigne? — 9. Quelles perles ont faites l’Espagne et le Portugal ? — 10. Que se passa-t-il en Angleterre ? — 11. Quel fut l’esprit et le caractère de celte époque?

|. — La révolution française commença eu 1789 avec Y Assemblée nationale ou constituante , qui décréta une nouvelle constitution. {'Assemblée législative, qui lui succéda en 1791, prononça la déchéance du roi Louis XVI. La Convention nationale, ouverte en 1792, fit monter ce malheureux roi sur l’échafaud (21 janvier 1793), déclara la France une république, et régna par la terreur avec Robespierre. Au dehors, nos soldais se couvrirent de gloire contre les étrangers, dont ils repoussèrent victorieusement l’invasion; au dedans, la guerre civile de la Vendée dura jusqu’en 1796. Après la Convention, on établit, en 1795, un Directoire composé de cinq membres , et qui fit place , en 1799, au Consulat. Bonaparte, qui s’était signalé précédemment en Italie et en Egypte , fut nommé premier consul; il garda ce titre jusqu’en 1804, époque où il se fit élire empereur sous le nom de Napoléon.

' 2. Napoléon, pendant les dix ans de son empire , porta

la France au plus haut degré de gloire et de puissance; il eut à lutter avec presque toute l’Europe, dont il resta victorieux jusqu’en 1814. — A cette époque eut lieu Ja première restauratiou, sous Louis XFIIf, dont le règne se prolongea jusqu'en 1824. Il eut pour successeur son frère Charles X, qui, après la révolution de juillet, fut obligé de quitter la France. I.a couronne fut alors déférée au duc d’Orléans, sous le nom de Louis-Philippe.

3. — Paul 1 er (1796) s’allia contre la France avec l'Angleterre et l’Autriche, et périt de mort violente en 1801.

jà lexandre P r , si connu par ses guerres contre Napoléon , Acquit la Finlande et prit la Bessarabie aux Turcs. L’empereur régnant , Nicolas I", les a réduits presque à l’état

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de vassaux, et son empire s’est accru de plusieurs provinces persanes, entre autres l'Arménie (1825). \

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