‹ Nouveau manuel des aspirants et aspirantes aux brevets complémentaires de l'instruction primaire rédigé d'après les programmes officielsChapitre 26 sur 327 · Le verbe passif 3 marque une aetion reçue, soufferte · texte numérisé non relu

Le verbe passif 3 marque une aetion reçue, soufferte

1. On divise aussi les verbes en verbes d’état et en verbes d'action transitifs ou intransitifs . — Les verbes d’état sont les verbes passifs; les verbes d’action transitifs sont les verbes actifs et quelques verbes réfléchis ou pronominaux ; les verbes d’action intransitifs sont les verbes neutres, quelques verbes réfléchis et les verbes impersonnels ou unipersonnels.

2. Le mot actif Vient d’un mot latin qui signifie agir, faire.

3. Le mot passif vient d’un mot latin qui signifie souffrir, recevoir. Il n’y a pas, à proprement parler, de verbes passifs dans la

Manuel. — D. Supérieur. 3

par le sujet, et a un complément indirect. Ex. : La terre est échauffée par le soleil. — La terre est échauffée par quoi? par le soleil.

On voit que le verbe passif est le contraire du verbe actif ; il se forme du verbe actif, dont on prend le complément direct pour en faire le sujet du verbe passif.

3. — Le verbe neutre 1 marque comme le verbe actif, une action faite par le sujet ; mais il en diffère en ce qu'il ne saurait avoir un complément direct. Ex. : Le soleil brille; le soleil couchant plaît à la vue.

(j. — Le verbe pronominal , qu’on appelle encore réfléchi, se conjugue avec deux pronoms de la môme personne.

Il y a deux sortes de verbes pronominaux : les accidentels et les essentiels.

Les verbes pronominaux accidentels sont ceux qui, actifs de leur nature, s’emploient accidentellement comme pronominaux , tels que flatter, je me flatte; corriger, je me corrige, etc.

Les verbes pronominaux essentiels sont ceux qui ne peuvent s’employer que comme pronominaux, tels que se repentir, s’emparer, s’abstenir, etc. En effet, on ne dit pas repentir, emparer, abstenir, comme on dit flatter, corriger, etc. Ces verbes ont pour complément direct leur second pronom.

7. — Le verbe unipersonnel, qu’on appelle aussi impersonnel' 1 , est celui qui ne s’emploie dans tous ses temps qu’à In troisième personne du singulier, avec le mot il pour sujet apparent. Ex. : Il faut étudier ; il est un Dieu dans le ciel. — Le sujet apparent est il; le sujet réel est étudier, un Dieu; c’est comme si l’on disait : Étudier (il, cela ) faut, est nécessaire ; un Dieu (il) est dans le ciel.

Remarque. Dans les locutions il pleut, il neige, il tonne, etc., le sujet réel n’est ni avant ni après le verbe ; mais alors il existe dans l’esprit. Ex. : Il ( le ciel ) pleut, — il (le ciel) neige, — il (le ciel ) tonne.

langue française, puisque nous n'avons pas de formes particulières pour cette sorte de verbes. On n’exprime toutes les formes relatives au passif que par la combinaison des temps du verbe être avec le participe passé d'un autre verbe.

1. Le mot neutre vient d’un mot latin qui signilie ni l’un ni l’autre.

2. Parce que le pronom il, sujet de ce verbe, ne désigne réellement aucune personne.

uumuiiE.

Page 1