Le participe est ainsi appelé parce qu’il participe
de la nature du verbe et de celle de l’adjectif. Il participe du verbe, parce qu’il en a la signification, et de l’adjectif, parce qu’il qualifie le substantif auquel il se rapporte. Ex. : Un enfant aimé de son père; une terre cultivée.
2. — Il y a deux sortes de participes : le participe présent et le participe passé.
3. — Le participe présent est toujours terminé par ant, et il est invariable : il n‘a ni genre ni nombre, et par cotisé quent il est tout à la fois du masculin et du féminin, du singulier et du pluriel. Ex. : Des hommes affrontant la guerre; des femmes priant Dieu.
/i. — Il ne faut pas confondre le participe présent, qui est toujours invariable, avec l 'adjectif verbal, qui prend le genre cl le nombre du substantif auquel il se rapporte. Dans celte phrase : les lois obligeant tous les Français , obligeant est participe présent ; et dans celte autre phrase : les Français sont obligeants, obligeants est adjectif verbal.
Le participe présent marque une manière d’élre acciden- . telle ou passagère; il exprime une action faite par le mot qu’il modifie, comme marchant, chantant, pensant, désirant. L’adjectif verbal exprime une qualité, une aptitude, ce qui indique un étal permanent.
S. — Le participe passé prend différentes terminaisons, et il s’accorde en genre et en nombre avee le tnol qu’il qualifie. Ex. : La lettre reçue, les livres finis.
A'. D. Pour l’accord du participe passé, voyez la Syntaxe. § T:
$8. De la Préposition.
1. Qu'est-ccquc la préposition? — 2. Qu’appelle-l-on complément de la préposition? — 3. Quelles sont les principales prépositions? — 4. N’y a-t-il pas des participes qui s'emploient accidentellement comme prépositions? — 5. Qu’appelle-t-on locution prépositive ?
1 . — La préposition est un mot invariable qui se met devant les substantifs , les pronoms et les verbes , pour marquer les rapports de ces mots avec d’autres. Ex. : Je rais à la ville; je viens de la campagne.
2. — La préposition n’ayant par elle-même qu’un sens incomplet, le mot quj complète ce sens s’appelle le complé-
ment de la préposition. Celle-ci , avec son complément , forme ce qu’on appelle un complément indirect (p. 45).
3. — Ces principales prépositions sont : à, après, avant, avec, chez, contre, dans, de, depuis, derrière, dés, devant, durant, en, entre, envers, hors, malgré, outre, par, parmi, pendant, pour, sans, selon, sous, suivant , sur, touchant, vers.
4- — Quelques participes, tels que vu, excepté, supposé, etc., s’emploient accidentellement comme prépositions. Ex. : Tout périt, excepté Noé et sa famille.
'à. — On appelle locution prépositive une réunion de mots qui équivaut à une préposition, telle que à cause de , en face de, au-dessus de, etc.
§9 De l’Adverbe.
1 . Qu’est-ce que l’adverbe? — 2. Quels sont les principaux adverbes ? — 3. A quoi équivaut l’adverbe qui modilie tin verbe? — 4. N’y a-t-il pas des adjectifs qui s’emploient comme adverbes? — 5. Les adverbes sont-ils susceptibles des trois degrés de signiGcation? N’y a-t-il pas des adverbes qui expriment une comparaison sans être accompagnés du mot plus P — 6. Qu’appelle-t-on locution adverbiale ?
1 . — L 'adverbe est un mot invariable qui sert à modifier des verbes, des adjectifs et même d’autres adverbes. Ex. : Agir sagement, d’une manière fort prudente, très-adroitement.
2. — Les principaux adverbes sont : ailleurs, alors, assez, aujourd’hui, aussitôt, beaucoup , bien , bientôt , dedans, dehors, déjà, demain, ensuite , ici , jamais, là, loin, même, mieux, moins, où, partout, plus, davantage, presque, souvent, tant, tantôt, toujours, très, trop.
3. — L’adverbe qui modifie un verbe équivaut généralement à une préposition suivie de son complément. Ainsi, agir sagement, est à peu près la même chose que agir avec sagesse.
4. — Plusieurs adjectifs sont employés comme adverbes, tels qu e bas, haut, cher, clair, droit, faux, juste, ferme.
fort, mauvais, soudain, vite, etc. Ex. : Parler bas, coûter cher, voir clair, chanter faux, tenir ferme, etc.
a. — Un grand nombre d’ad verbes sont susceptibles des trois degrés de signiiication , et l'on suit à leur égard les mêmes règles que pour les adjectifs (p. 38). Ex. : Il est venu tard, plus tard, très-tard, le plus tard; il est parti plus tôt.
Quelques adverbes expriment une comparaison sans être accompagnés du mot plus, tels que mieux au lieu de plus bien, qui ne se dit pas, et pis au lieu de plus mal. Le plus, le mieux, le moins, forment quelquefois à eux seuls des superlatifs.
6 - — On appelle locution adverbiale une réunion de mots qui équivaut à un adverbe , telle que par exemple, c’est-à-dire, à savoir, etc.
5 10. De la Conjonction.
1 . Qu’est-ce que la conjonction ? — 2. Quelles sont les principales conjonctions? — 3. Qu’y a-t-il à remarquer sur les conjonctions et, que, ou, ni, mais, comme? — 4. Qu’appelle-t-on locution conjonctive? .
1 . — La conjonction est un mot invariable qui sert à lier un membre de phrase à un autre membre de phrase. Ex. : Je crois que Dieu existe ; Dieu aime et favorise les bons.
2 . — Les principales conjonctions sont: car, comme, donc, et, que, lorsque, mais, ni, or, ou, pourquoi, puisque, quand, quoique, si, etc.
5 . — Les conjonctions et, que , ou, ni, mais, comme , semblent quelquefois n’unir que deux ipots; mais elles unissent réellement un membre de phrase a un autre membre de phrase. Ex. : Il est savant et modeste.— C’est comme si l'on disait : Il est savant et il est modeste.
\ . — On appelle locution conjonctive une réunion de mots qui équivaut à une conjonction , telle que quand même, jusqu’à ce que, ou bien, etc.
§ 11. De l’ Inter jeclion .
1 . Qu’esl-cc que l’interjection V — 2. Quelles sont les principales interjections? — 3. N’y a-t-il pas des verbes, des adjectifs et des substantifs qui s’emploient accidentellement comme interjections? — 4. Qu’appelle-t-on locution interjective ?
1 . — L'interjection est un mot invariable qui sert à exprimer les affections vives et subites de Pâme.
2 . — Les principales interjections sont : O! ah ! bah! hé ! hélas! oh! ouf! holà ! chut ! fi !
3 . — Quelques verbes, va! allons! l’adverbe bien! quelques adjectifs, bon ! ferme ! quelques substantifs, courage ! paix! ciel! peste! etc., s’emploient accidentellement comme interjections.
4 . — On appelle locution interjective une réunion de mots qui équivaut à une interjection, telle que eh bien ! fi donc! etc.