V. Pronoms relatifs
1. Kn quoi s’accorde le pronom relatif avec son antécédent ? —
2. Où doit être placé le pronom relatif? — 3. Qui , régime indirect, se dit-il des personnes et des choses? — 4. Dans quel cas
faut-il employer dont ou d’où?
1 . — Le pronom relatif s’accorde en genre, en nombre et en personne avec son antécédent. Ex. :
Moi qui suis aimé, toi qui es aimé, lui qui est aimé, elle qui est aimée.
Nous qui sommes aimés, vous qui êtes aimés, etc.
Ainsi l’on ne dira pas : Ce n’est pas moi qui l’a fait, mais, qui Yai fait.
2. — Le pronom relatif doit toujours être placé près de son antécédent, pour qu’il n’y ail dans la phrase ni embarras ni équivoque.
Ainsi l’on ne dira pas : La conscience est le plus éclairé des juges, qui nous montre toutes nos fautes. Il faut dire : La conscience , qui nous montre toutes nos fautes, est, etc.
3. — Qui, complément indirect, ne se dit que des personnes ou des choses personnifiées ; dans les autres cas , on le remplace par lequel , laquelle , duquel , de laquelle , dont , quoi, etc. Ex. :
Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à qui l’cn vient de donner.
Mer, h qui je confie mon ami.. ..
On ne dira donc pas: l'étude à qui je m’applique, mais, « laquelle , etc.
— On emploie dont pour exprimer une idée de relation, d’origine, de race, et d’où, pour exprimer une idée de lieu , de temps. Ex. :
Le mal dont on se plaint est souvent nécessaire.
L’esprit retourne au ciel dont il est descendu.
Le péril d’où je sors a glacé mon courage.
Le temps d’où nous sortons est fécond en grands crimes.
VL Pronoms interrogatifs.
Quel est l’emploi du pronom interrogatif quoi?
Quoi , singulier masculin , veut toujours être suivi de la préposition de.
GRAMMAIRE. / l
Ainsi l’on ne dira pas : Quoi plus beau que la vertu ? mais , quoi de plus beau?
VH. Pronoms indéfinis.
I. Quel est le genre elle nombre du pronom on, et devient— il quelquefois féminin et pluriel? — 2. Quand faut-il préférer l’on a on? — 3. Peut-on employer l'on au commencement d’uniphrase ? — 4. Dans quel cas chacun, précédé d’un pluriel, doitil être suivi de son, sa, ses, ou de leur, leurs ? — 5. Quelle différence y a-t-il entre personne, pronom indéGni, et personne, substantif? — 6. Quel est l’emploi A’ autrui? — 7. Quelle différence y a-t-il entre l'un et l’autre et l’un l’autre? — 8. Quel ride jonc le pronom quiconque?
1. — On, masculin cl singulier de sa nature , devient féminin lorsqu’il est appliqué à une femme, et pluriel lorsqu’il est appliqué à plusieurs personnes. Ex. :
Quand on est bonne, on est toujours assez belle.
On s’aime bientôt, quand on est semblables d’inclination.
2. — 11 faut préférer l’on à on après et, si, ou, ainsi, que, qui, pour ne point choquer l’oreille par un hiatus.
Ainsi l’on dira : Et l’on croit, si l’on veut, ou Con voit. Mais on fait usage de on devant le, la, les, lui, malgré l’hiatus, pour éviter la répétition du l. Ex. : Et on le croit, pour, et l’on le croit, etc.
5. — Au commencement d’une phrase, il ne faut pas employer l’on, parce qu’il n’y a point d’hiatus ou de mauvaise consonnance à éviter.
Ainsi l’on ne dira pas : L’on naît musicien, mais, on naît musicien.
4. — Chacun, précédé d’un pluriel, doit être suivi de son, sa, ses, quand il est après le complément direct, ou que le verbe est neutre. Ex. :
Ils ont donné leur avis chacun selon ses vues, c'cst-à-dire chacun a donné son avis selon scs vues.
Ils ont parlé tous, chacun à son tour, c’est-à-dire ils ont parlé; fous, chacun a parlé à 6on tour.
Chacun doit être suivi de leur , leurs , lorsqu’il est avant ie complément direct. Ex :
Ils ont donné, chacun, leur avis selon leurs vues.
Ils ont, chacun, parlé à leur tour.
JJ. — Personne , pronom indéfini, veut dire aucune per-
sonne, .et il est alors masculin singulier; personne , substantif, est féminin. Ex. :
Personne n’est si fâcheux qu’un petit-maître.
Quelte est la personne assez malheureuse pour nier Dieu?
6. — Autrui ne se dit que des personnes et ne s'emploie que comme complément indirect. Ainsi l’on ne dira pas : H faut supporter autrui; mais , les défauts, les travers, etc., d’autrui.
T.— L’un et l’autre exprime une simple idée de pluralité , et les deux pronoms appartiennent au même membre de phrase : Fun l’autre ajoute à l'idée de pluralité celle de réciprocité; l’un est le sujet du verbe, et l’autre en est le complément. Ex. :
Boileau et Racine étaient l'un et l'autre de grands poêles; ils s’estimaient l'un l’autre, c’est-à-dire ils s’estimaient, l un estimait l’autre.
8. — Le pronom indéfini quiconque sert de sujet ou de complément à deux propositions à la fois. Ex. :
Quiconque a menti , mentira.
Choisissez quiconque vous voudrez (sous-ent. choisir ).
J 6- Syntaxe du Verbe.
La syntaxe du verbe comprend : 1° l'accord du verbe avec son sujet ; 2° l’emploi des compléments du verbe ; 5° l’emploi des verbes auxiliaires; 1° l’emploi des temps; r>° l’emploi des modes; 6° l’emploi de certains verbes.