Le verbe s’accorde avec le dernier sujet
1° Quand les sujets, à peu près de même sens, ne sont point unis par une conjonction. Ex. :
Dans tous les éges, Y amour du travail , le goût de l’étude est un bien.
2° Quand les sujets sont unis par la conjonction ou, à moins qu’ils ne puissent faire en même temps l’action marquée par le verbe. Ex. :
Sa perte ou son salut dépend de sa réponse. — Le bonheur ou la témérité ont pu faire des héros.
Remarque. On emploie le pluriel, d’après la règle de priorité, lorsque les sujets sont de différentes personnes. Ex. : Vous ou moi parlerons ; — vous ou lui parlerez.
3" Quand les sujets sont placés par gradation , de manière que le dernier soit le plus important. Ex. :
Accourez, c’est à vous de fixer les destins ;
Louis, son fils, V Etat, Y Europe est dans vos mains.
f° Quand les différents sujets sont réunis en un seul par une expression telle que nul, rien, tout, chacun, personne , etc. Ex. :
Mon arc, mes javelots, mon char, tout m'importune.
4. — Le verbe peut s’accorder avec le premier sujet lorsque les sujets sont placés après le verbe. Ex. :
Ainsi se perd la gloire, la beauté, les talents.
Le verbe s’accorde nécessairement avec le premier sujet, si les deux sujets sont unis par une conjonction comparative, telle que comme , de même que, ainsi que, aussi bien que, etc. Ex. :
Le mérite des hommes, comme les fruits, a sa saison.
C'est comme si l’on disait :
Le mérite des hommes a sa saison, comme les J'ruils ont leur saison.
— Le verbe s’accorde avec le collectif lui-même. Ex. :
La Joule des hommes admire ce qu’elle n’ entend pas.
Le verbe s'accorde avec le mot qui suit le partitif ou l’adverbe de quantité. Ex. :
Une foule d’hommes ont péri dans l’émeuie.
Assez de gens connaissent leurs devoirs, mais peu (de gens ) les pratiquent.
0. — Lorsque peu, combien peu, beaucoup, la plupart , se rapportent à un substantif pluriel sous-entendu ou précédemment exprimé, le verbe qui les suit se met au pluriel. Ex. :
Tels sont les enfants : beaucoup aiment le jeu , peu aiment l’élude. — La plupart (des hommes) désirent la vieillesse, cl s’en ]>laignent lorsqu’ils y sont parvenus.
7. — Après l’un et V autre, le verbe se met au singulier ou au pluriel , selon que l’esprit s’arrête à J’idée d’unité ou de pluralité. Ex. :
A demeurer chez soi l'un et L’autre s'obstine (action simultanée, mais séparée)
L’un et l’autre, à ccs mots, ont levé leur poignard (action simultanée et collective).
8. — Après ni l’un ni l’autre et tout sujet dont les parties sont jointes par ni, le verbe se met au pluriel, à moins que l'action ne puisse être faile que par un seul des deux sujets. Ex. :
AV l’un ni l'autre n’ont fait leur devoir.
AV l’or ni ta grandeur ne nous rendent heureux.
Ai l’un ni l'autre n obtiendra le prix.
AV mon parent ni mon ami n’obtiendront la place.