‹ Nouveau manuel des aspirants et aspirantes aux brevets complémentaires de l'instruction primaire rédigé d'après les programmes officielsChapitre 52 sur 327 · II. Participe passé · texte numérisé non relu

II. Participe passé

1. Le participe passé est-il variable?-— 2. Le participe passé est-il susceptible de compléments?— 3. Avec quoi s'accorde le participe

Î tassé, employé avec ou sans l’auxiliaire être ? — 4. Quels sont es deux principes généraux sur lesquels repose la théorie du participe passé employé avec l’auxiliaire avoir? Qu’cst-ce qu’est ordinairement le complément direct, quand il est placé avant le participe passé? — 5. Quelle est la règle générale du participe passé employé avec l’auxiliaire avoir ? — 6. Quelles remarques y a-t-il à faire : 1° sur le participe passé suivi d'un autre verbe? 2° sur les participes passés du, pu, voulu? — 7. Le participe passé des verbes unipersonnels est-il variable ? — 8. Le participe passé des verbes neutres ou employés neutralenient est-il variable? — 9. Le participe passé des verbes

pronominaux esseniiels ou accidentels est-il variable?— 10. Avec quoi s’accorde le participe passé précédé d’un mot partitif? — II. Le participe passé qui se rapporte au pronom l’ (le) ou au pronom en est-il variable? — 12. Avec quoi s’accorde le participe passé qui se rapporte à le peu suivi d’un substantif?

1 . — Le participe passé est variable dans certaines circonstances, et c’est par là qu’il se rapproche de l'adjectif.

2. — Le participe passé est susceptible des mêmes compléments que le verbe auquel il appartient. Ex. :

Les Grecs prirent Troie.

Les Grecs ayant pris Troie , Enée vint en Italie.

1° Participe passé avec ou sans l'auxiliaire être.

3. — Le participe passé, employé avec ou sans l’auxiliaire être, s’accorde, comme l’adjectif, avec le mot auquel il se rapporte. Ex. :

L’arbre est tombé. — La maison est tombée.

Les arbres sont tombés. — Les maisons sont tombées.

Un service reçu. — Une somme reçue.

Iles services reçus. — Des sommes reçues.

2° Participe passé avec l’auxiliaire avoir.

4 — La théorie du participe passé employé avec l’auxiliaire avoir repose sur les deux principes suivants :

1° Reconnaître la place du complément direct et le distinguer du complément indirect ;

2° Examiner si le complément direct appartient au participe passé ou bien au verbe qui suit.

Remarque. Le complément direct, quand il est placé avant le participe passé, est ordinairement un des pronoms me, te, se, nous , nous, le, la, les, que, lequel, laquelle, etc., ou un substantif joint aux mots quel, que de, combien de, etc.

i>. — Règle générale. Le participe passé, employé avec l'auxiliaire avoir, s’accorde avec son complément direct, s'il est précédé de ce complément; mais il reste invariable, s’il n’en est pas précédé. Ainsi l’on dira avec l’accord :

Dieu nous a distingués des autres animaux.

Voila la personne que {laquelle personne) j’ai vue.

Quelle peine j’ai éprouvée !

Que de soins vous m’avez coûtés !

Combien d éloges votre conduite vous a valus t

*.)fi l ASCl'K HtANÇAISE.

.X(MS, que, quelle peine, que de soins, combien d’éloges , sont des compléments directs. Or ils sont placés avant le participe; donc il doit y avoir accord.

Mais on dira sans accord :

Dieu a distingué les hommes des autres animaux ;

J’ai vu celle personne;

J’ai éprouvé une grande peine;

Vous m’avez coulé bien des soins ;

Votre conduite vous a valu beaucoup d éloges ;

parce que les compléments directs sont placés après le participe.

<j. — liEMAUQUES. 1° Quand le participe passé est suivi d'un autre verbe, le participe prend l'accord si le complément direct qui le précède lui appartient; il reste invariable si ce complément appartient au verbe qui suit. Ex. :

Cette cantatrice, je /'ai entendue chanter, c’est-à-dire j’ai entendu elle (cantatrice, chanter.

Cette romance, je /‘ai entendu chanter , c’esjfà-dirc j’ai entendu chanter elle (romance).

Voilà la chanson que j’ai cru que je chanterais , c’cst-à-dire j’ai cru que je chanterais laquelle chanson 'représentée par que).

2° Les participes passés dû, pu, voulu, sont invariables lorsqu’il faut leur sous-entendre un infinitif. Ex.:

Je lui ai accordé toutes les choses que j’ai du, c’est-à-dire que j’ai dû lui accorder [que, lesquelles choses, est le complément direct A' accorder ; il n y a donc pas d’accord).

Je lui ai payé les sommes que je lui ai dues (ici il y a accord , parce qu’il n’y a point d’inlinitif sous-entendu).

7 . — Le participe passé d’un verbe unipersonnel est toujours invariable. Ex. :

Les chaleurs qu’il a fait étaient intolérables /c’est comme s’il y avait : les chaleurs qui ont eu lieu, etc.; il n’y a donc pas de complément direct).

Il est arrivé des troupes nombreuses (ici arrivé s’accorde avec le pronom invariable il).

a. — Les verbes neutres ou employés neulralement , n’ayant jamais qu’un complément indirect , leur participe passé reste toujours invariable. Ex.:

Lola nous a nui, c’cst-à-dire a nui à nous (complément indirect).

Les six heures ÿb’il a dormi , les dix ans qu il a vécu.

Dans ces derniers exemples et autres semblables, que, pour lesquelles heures, lesquels ans, est le complément

<l'une préposition sous-entendue, telle que pendant. C’est comme si l’on disait :

Les six heures pendant lesquelles il a dormi, etc.

9. — Le participe passé des verbes pronominaux essentiels, excepté s’arroger, prend toujours l’accord, parce que ces verbes ont pour complément direct le second pronom. Ex.:

Elle s'est repentie de sa faute (s’ est pour soi, complément direct).

Elle s’est arrogé des droits (s’ est pour à soi, complément indirect).

Remarque. On a vu , p. 53, que, dans les verbes pronominaux, être est employé pour avoir.

Le participe passé des verbes pronominaux accidentels, et, en outre, celui de s’arroger, sont variables ou invariables , selon qu’ils sont précédés ou suivis de leur complément direct. Ex. :

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