L’attribut peut être énoncé de sept manières, savoir
J° Par un adjectif : le soleil est brillant ;
2° Par un participe présent renfermé dans le verbe : le soleil brille (est brillant);
3° Par un participe passé : le soleil a été allumé par Dieu ;
4° Par un substantif : mentir est un vice-,
5° Par un adjectif pris substantivement : c’est le vrai qui me plaît;
6° Par un pronom : c’est lui, c’est le mien ;
7° Par un infinitif : protéger les méchants , c'est nuire aux bons.
4. — On entend par complément logique tout ce qui sert à l’achèvement du sujet ou de l’attribut. Ex. :
L’bomme avare est un être malheureux.
Le sujet est l’homme ; le verbe est est , et l’attribut , un être. Les mots avare et malheureux complètent le sens inachevé du sujet et de l'attribut : ce sont des compléments logiques.
S. — On distingue quatre sortes de compléments logiques, savoir: le complément modificatif , le complément ou régime direct , le complément ou régime indirect et le complément circonstanciel.
6- — Le complément modificatif , adjectif ou participe , est celui qui modifie le sujet ou l'attribut. Ex. :
L’homme avare est un être malheureux. — La vraie modestie est une qualité estimée.
7. — Le complément ou régime direct (page 45) complète directement , sans l’intermédiaire d’une préposition , le sens d’un verbe actif ou pris activement. Ex. :
Dieu a créé le monde. — L’armée a passé le fleuve.
8. — Le complément ou régime indirect complète indirectement , par l’intermédiaire d’une préposition , le sens du sujet ou de l’attribut. Ex. :
Le bonheur des mortels est sujet au changement.
La terre est échauffée par le soleil.
Remarque. Le verbe être , ayant par lui-méme un sens complet, n’est susceptible d’aucun complément , ni direct , ni indirect. Ainsi, dans ces phrases :
Je suis à votre service, vous êtes dans l'erreur, — h votre service , dans l’erreur dépendent d’un mot sous-entendu , tel que dévoué (à votre service), tombé (dans l’erreur).
9. — Le complément circonstanciel est celui qui est joint au sujet ou à l’attribut pour exprimer une circonstance de temps ou de lieu , de manière ou de quantité , de moiif, de condition ou d’opposition. Ex. :
Le bonheur des mortels dure peu.
L’enfant agit souvent sans réflexion.
10- — Le sujet répond aux questions qui T quoi ? faites devant le verbe; le verbe, aux questions qu’est-il ? qu’at-il? que fait-il? — l’attribut et le complément modificatif, aux questions quel? quoi? — le complément ou régime direct, aux questions qui? quoi? faites après le verbe; — le complément ou régime indirect, aux questions de qui? île quoi? à qui? à quoi? par qui? par quoi? pour qui ? pour quoi? en qui? en quoi?elc., faites après le verbe; —
le complément circonstanciel, aux questions quand? où? comment? combien? pourquoi? dans quel cas? malgré quoi? etc. Ex. :
L’enfant docile aux leçons donne toujours, par ses progrès, une grande satisfaction à ses parents.
Qui donne? l’enfant (sujet). Quel enfant? docile (complément modificatif). Docile à quoi? aux leçons (complément indirect). Que fait-il? donne, est donnant (verbe et attribut). Quand? toujours (complément circonstanciel de temps). Comment? par ses progrès (complément circonstanciel de manière). Il dontic quoi? une grande satisfaction (complément ou régime direct). A qui donne-l il? à ses parents (complément ou régime indirect).
$ 2. Différentes sortes de Sujets et d’ Attributs.
I . Combien y a-t-il de sortes de sujets et d’attributs? — 2. Quand le sujet est-il simple ou composé? — 3. Quand l’attribut est-il simple ou composé? — 4. Quand le sujet et l’attribut sont-ils incomplexes ou complexes? — 5. Qu’appclle-t-on sujet ou attribut logique? — 6. Quel ordre doit-on suivre dans l’énonciation analytique des compléments ?
1 . — Il y a quatre sortes de sujets et d’attributs, savoir : les sujets et les attributs sitnples ou composés , incomplexes ou complexes.
2. — Le sujet est simple , quand il n’indique qu’une seule chose, ou des choses de même espèce prises collectivement. Ex. :
La vertu est aimable. — Les hommes sont mortels.
Le sujet est composé , quand il indique plusieurs choses d’une espèce différente. Ex. : •
La colère et V orgueil sont des vices honteux.
5. — L’attribut est simple , quand il n’exprime qu’une seule manière d’être du sujet. Ex. :
La terre est ronde. — La terre tourne (est tournant ).
L’attribut est composé , quand il exprime plusieurs manières d’être du sujet. Ex. :
Le soleil est rond et lumineux ; — il éclaire (est éclairant ) et échauffe (est échauffant ) la terre.
t-28 I.ANGCE FRANÇAISE.
— Le sujet et l'attribut sont incomplexes., quand ifc n’ont aucune espèce de complément. Ex. :
Le soleil est immobile. — La terre tourne (est tournant).
Le sujet et l’attribut sont complexes, quand ils sont accompagnés d’un ou de plusieurs compléments. Ex. :
La vue du soleil couchant plu il (est plaisant ) « la vue de l’homme.
JJ. — On appelle sujet logique et attribut logique, le sujet et l’attribut accompagnés de tous les mot9 qui servent à les déterminer. Ainsi , dans cette phrase :
La vue du soleil couchant plati (est plaisant) à la vue de l’homme,
la vue du soleil couchant est le sujet logique; plaisant à la vue de l’homme est l’attribut logique.
<*,. — On énonce, dans l’analyse, le complément modificatif avant le complément direct , le complément direct avant le complément indirect, et celui-ei avant le complément circonstanciel.
$ 3 . Des différentes sortes de Propositions.
t. Combien y a-t-il de sortes de propositions? — 2. Qu’esl-cc que la proposition principale? — 3. Combien y a-t-il de sortes de propositions principales? — 4. Qu’est-ce que la proposition principale absolue et la proposition principale relative? — • f >. Combien peut-il y avoir dans une phrase de propositions principales absolues? — G. Qu’est-ce que la proposition incidente? — 7. Combien y a-t-rl de sortes de propositions incidentes ? — 8. Qu’est-ce que la proposition incidente déterminative et la proposition incidente explicative? — 9. Qu’esl-cc qu’une proposition subordonnée et en q’uoi difl'ère-t-ellc de la proposition incidente? — 10. Pourquoi la proposition subordonnée s’appellet-elle ainsi? — II. Combien y a-t-il de propositions dans une phrase? — 12. Quel ordre doit-on suivre dans l’énonciation analÿlique des propositions ?
1 • — Il y a trois sorles de propositions, savoir : la proposition principale, la proposition incidente et la proposition subordonnée.