XVIII CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
11° Groupe. — Dermatoses dyschromateuses.
Affections dues à l’altération de lorgane sécréteur
dela matière colorante ; elles sont tantôt symptomati-
ques, tantôt idiopathiques ; elles paraissent avoir leur siége dans le corps papillaire. | Ce groupe referme les genres panne, achrôme.
12° Groupe — Dermatoses hétéromorphes.
Ce groupe réunit les maladies encore peu connues ou mal définies ; il vient, dans chaque classification, donner , pour ainsi dire, un démenti à la perfectibilité indéfinie des connaissances humaines.
Il renferme les genres ichthyose, tylosis, verrue, onygos, dermatolysie, nœvus.
D’autres essais de classification ont été tentés par Joseph Franck et M. Samuel Plumbe. Le prenuer, voulant suivre les exemples de Retz et de Derien, à divisé les maladies de la peau en aiguës et chroniques ; cette distinction, qui nous semble tout -à-fait naturelle au premier abord, tombe devant un examen approfondi; car si nous devons admettre avec Franck que
quelques dermatoses se présentent à nous avec un caractère constant d’acuité, tandis que d’autres suivent toujours une marche chronique, nous sommes loin
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES. XIX de pouvoir en dire autant de toutes les maladies cutanées. En effet, un grand nombre d’entre elles nous offrent souvent et alternativement ces deux états phlegmasiques. Nous devons donc regarder, avec MM. Schedel et Cazenave, la classification de Plenck comme tout-à-fait impraticable.
D'un autre côté, M. Plumbe prend pour bases de sa classification les causes apparentes qui produisent les maladies de la peau; mais elles sont souvent inconnues , et presque toujours d’une appréciation difficile : M. Plumbe doit avoir un chapitre des plus étendus sur les dermatoses hétéromorphes ou incertæ sedis.
Reste enfin une dernière méthode de classification proposée tout récemment par M. Baumès, chirurgien en chef de l’hospice de l’Antiquaille de Lyon.
M. Baumès, pensant que les classificalions cutanées, même celles le plus en vogue aujourd’hui, ne reposent que sur des caractères extérieurs n’ayant aucun rapport ni avec la nature de la maladie, ni avec ses causes et ses phénomènes les plus importants, ni avec letraïtement, propose desuppléer à des considérations si nombreuses et si philosophiques par le système de la fluxion, en donnant à ce mot une acception plus étendue que celle qui lui a été attribuée jusqu'ici.
M. Baumès partage l'opinion des auteurs qui attribuent toutes les maladies à la réaction vitale, qu'il