XXXVIII PARTIES ACCESSOIRES DE LA PEAU
d’une manière lente et insidieuse, étend dans beancoup de cas sa funeste influence à toute l’économie, et se transmet souvent à plusieurs générations SUCCeSsives : elle semble mettre d’autant plus de persistance et dopiniâtreté qu’on la combat avec plus de violence, et elle jouit de la singulière propriété de se réveiller et de recommencer ses ravages alors qu’on la croit abattue et éteinte depuis plusieurs années.
Aucune partie du chorion ne peut se soustraire à son action : on la voit attaquer tour-à-tour les vaisseaux sanguins (ramusculés artériels et vemeux ); ecaêmes et evanthémes, les nerfs cutanés (dermatoses cancéreuses), les follicules sébacés ou pilifères (dermatoses vareuses, trichoma) , le tissu adipeux du derme { furoncle), et la trame cutanée elle-même ; rarement bornée à un seul des élements constitutifs du derme, elle les envahit quelquefois tous, soit successivement, soit simultanément, comme dans les teignes et quelques espèces de dartres:
Les produits de l’inflammation dartreuse s’offrent à nosregards avec des caractères constantsetinvariables: ce sont des efflorescences, des papules, des vésicules, des pustules, des squammes, des furfures , des croûtes , etc., etc.; plusieurs de ces produits mor bides Gffrent certaines particularités RES qu’il nous paraît important de noter.
Les eflorescences cutanées sont accompagnées d'u
PARTIES ACCESSOIRES DE LA PEAU. XXXIX état deturgescence manifeste du corps papillaire, avec ou sans, gonflement du derme: cette injection papillaire, peut, être bornée ou étendue, pointillée et distincte, ou n’offrir qu’une teinte rosée uniforme... |
Les papules. sont le résultat d’un engorgement chronique dela peau, et paraissent plutôt dépendre d’une aberration de nutrition que d’un état: véritablement phlegmasique ; les papules sont très-variables pour la forme et la disposition : lorsque leur développement: ést accompagné d’exfoliation épidermique , comme dans la dartre squameuse lichénoide, Vépiderme se trouve ici détaché mécaniquement, et finit par céder aux efforts de la papule, qui tend à s’élever de plus en plus. à la surface du derme ( mécanisme fort bien observé et décrit par mon ancien collègue et ami, M. Dauvergne de Valensole).
Les vésicules, qui ontété si long-temps confondues chez'les anciens avec les pustules, caractérisent le début de plusieurs dermatoses, mais elles sont loin d’être identiques dans chacune d’elles, et quelquefois même elles changent de caractère dans le cours d’une seule et même affection.
- Ainsi, le soulèvement épidermique qui les constitue peut ne renfermer qu’une sérosité limpide ; plus tard, et sous l'influence d’une irritation plus vive, cette sérosité deviendra trouble ou lactescente ; quelquefois