‹ Nouveau manuel des dermatoses ou, maladies de la peau, classés d'après la méthode de M. le Professeur Alibert, avec la synonymie de Willan. Et la concordance des différentes méthodes employées par nos meilleurs auteurs, suivi d'un formulaire pour la préparation des médicaments. Employés à l'Hôpital Saint-Louis a l'usage des hôpitaux des et des élèves en médecineChapitre 27 sur 79 · XL PARTIES ACCESSOIRES DE LA PEAU · texte numérisé non relu

XL PARTIES ACCESSOIRES DE LA PEAU

cette exhalation séreuse reposera sur une base légèrement enflammée et turgescente ; dans certains cas, le gonflement du derme formera un bourrelet circulaire à la base dela vésicule, et sa face interne se trouve tapissée d’une espèce de pseudo-membrane : cette dernière disposition existe souvent dans /a gale, et explique pourquoi lacarus, lors même qu’il se trouve dans l’intérieur de la vésicule, ne baïgne jamais dans Ja sérosité. La squammeuse humide offre souvent aussi des exemples des dispositions précédentes.

Les pustules sont définies : de petites tumeurs circonscrites et caractérisées par la présence du pus dans leur intérieur ; mais on a pris pour du pus, des liquides qui n’ont avec lui d’autre analogie que la couleur : ainsi humeur de la mélitagre n’est pas du pus pas plusque celle contenue dans les vésiculo-pustules du phlysacia. L’état véritablement pustulaire ne se montre que dans quelques dermatoses, commela variole , et surtout les varus gutta-rosea et varus mentagra : Car dans la variole la disposition cellulaire de la pustule lui constitue un caractère distinctif ; mais dans ces trois affections, la forme pustulaire est DU précédée d’une inflammation suffisante Pons

l'élaboration d’un véritable pus.

Dans ces cas, lorsque la pustule embrasse un follicule pilifère ou un cyste sébacé, l'existence du foyer purulent et l’inflammation nécessaire à sa formation,

PARTIES ACCESSOIRES DE LA PEAU. XLE n’en sont pas moins évidentes, comme l’a également démontré M. Dauvergne.

Les squammes doivent moins être regardées comme: des débris de l’épiderme que comme des portions épidermiques incomplètes et mal élaborées ; l’observation attentive de ce qui se.passe dans. la squammeuse humide en est une preuve convainçante : l’épiderme sain une fois détaché sous l'influence de lirritation herpétique, la nature tend. promptement à le remplacer; mais son organe sécréteur enflammé n’élabore plus qu’un épiderme imparfait, peu solide, qui serompt, se fendille, et constitue ainsi les écailles. qui se résolvent sans cesse.

Quelquefois , à la sécrétion épidermique se joint alors une exsudation albumineuse plus ou moins abondante et diversement colorée, qui pénètre les écailles, les agglutine, mais ne change pas la nature de la maladie.

Les furfures , que l’on a à tort confondus avec les écailles , paraissent l’effet d’une irritation herpétique particulière : parfois ils se forment sans inflammation apparente ; dans d’autres cas , l’inflammation se montre comme résultat de leur développement, et les varties affectés ne sont rouges et évidemment injectées que plus ou moins long-temps après avoir été le siége l’une furfuration souvent très-abondante.

Les croûtes sont le résultat de la sécrétion d’un

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