‹ Nouveau manuel des dermatoses ou, maladies de la peau, classés d'après la méthode de M. le Professeur Alibert, avec la synonymie de Willan. Et la concordance des différentes méthodes employées par nos meilleurs auteurs, suivi d'un formulaire pour la préparation des médicaments. Employés à l'Hôpital Saint-Louis a l'usage des hôpitaux des et des élèves en médecineChapitre 45 sur 79 · SCARLATINE · texte numérisé non relu

SCARLATINE

La scarlatine règne souvent d’une manière épidé-

mique. Lorsqu'elle n’est pas compliquée d’affections

graves, sa terminaison est le plus ordinairement heu-

reuse ; plusieurs auteurs ont essayé, avec des succès

divers, de communiquer la scarlatine au moyen de linoculation.

La scarlatine ne peut être confondue qu’avec la rougeole ; et, bien qu’une telle erreur ne puisse jamais avoir d’inconvénient grave, nous devons ajouter qu’on l’évitera toujours avec la plus légère attention.

Le pronostic de la scarlatine varie d’après son état de simplicité, le nombre et la nature de ses complications.

Espèces et variétés. — M. le professeur Alibert admet deux espèces de scarlatine : 1° la scarlatine normale ; 2° la scarlatine anormale (1).

Traitement. — Suivant que la scarlatine existe avec surexcitation du système circulatoire ou prostration des forces, l’on conseille le séjour au lit, la diète, les boissons délayantes , les gargarismes MUCIlagineux, quelquefois les bains et les évacuations

(1) Willan admet trois variétés, qu’il nomme : scarlatina simplex, scarlatina anginosa , scarlatina maligna ; mais COmMment ne pas reconnaître que toutes Ces variétés ne sont évidemment que des degrés différents de l’éruption qui nous occupe ?

100 MILIAIRE. | sanguines , les vomitifs, les laxatifs, les révulsifs! cutanés’; Ou bien, les boissons aromatiques et vineuses , les | Sargarismes acidulés, les vésicatoires. | On évitera avec soin que les enfants n’avalent la | sanie qui découle de l’arrière-bouche et des fosses | nasales. | | On cherchera à prévenir l’anasarque en entretenant ! autour des malades une chaleur douce et constante. ! On devra favoriser toutes les évacuations critiques, et, du reste,.opposer à chaque complication les | moyens appropriés. |

HUITIÈME GENRE

MILIAIRE. Miliaria (4).

Exanthème aigu et rapide, réputé contagieux, pouvant affecter plusieurs fois le même individu, princi-

(1) Cet exanthème, sur lequel on a beaucoup écrit, est ainsi nommé à cause de la ressemblance de son éruption avec les grains de millet ; mais l’observation attentive d’un petit nombre de faits suffira pour Prouver que les boutons de la dermatose qui nous occupe sont loin d'offrir toujours l’analogie qu’on leur assigne trop généralement.

| MILIAIRE. 101 palement caractérisé par le développement de petites taches rouges, le plus souvent très-nombreuses et toujours discrètes , au centre desquelles s’élève bientôt une vésicule tantôt transparente, tantôt blanchâtre où purulente , et de la grosseur d’un grain de millet. Ces vésicules , toujours accompagnées d’une démangeaison plus ou moins vive et parfois de sueurs abondantes, sont remplacées:au bout de quelques jours par des pellicules sèches ou de petites croûtes formant sur la peau de légères aspérités.

Causes. — On cite comme prédisposant à la miliaire , l'accouchement, des sueurs abondantes et provoquées, un climat froid et humide, Île voisinage d'eaux marécageuses, une nourriture malsaine.

Cet exanthème est dû le plus souvent à l’irritation directe de la peau par des frictions rudes ou avec des matières âcres, par l'usage des vêtements de laine, par la mauvaise habitude de coucher sur la (plume; l'abus du café et des infusions théiformes peut aussi le déterminer. On assure qu’il est encore dû à l'influence directe d’un miasme contagieux.

Symptômes et marche. — La miliaire, qui se dé- \veloppe le plus ordinairement sans symptômes avantcoureurs, peut cependant être précédée d’un mouvement fébrile plusou moins prononcé, de céphalalgie , de somnolence, d’anxiété , de défaillances, d’insom- Inie, de sueurs plus ou moins abondantes. Ouire ces

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