ICHTHYOSE
regarder cette exception que comme le résultat de l’organisation particulière de ces parties. | L’ichthyose, quels que soient son étendue et le nombre,de ses. écailles, ne: détermine jamais aucun trouble organique: plus commun chez les hommes que chez les femmes, on l’observe dans tous les pays et dans | toutes les classes de la société; son existence paraît souvent compatible avec une bonne santé habituelle | et une, forte constitution; elle n’apporte d’autre gêne | qu’un sentiment de sécheresse et d’aridité et une rai- | deur plus ou moins prononcée dans les mouvements, | lorsqu’ellese trouve au voisinage des: articulations. | Dans quelques cas, l’ichthyose se présente sous un aspect différent de celui-que nous venons d’exposer : | quelque, temps. après, la naissance, la teinte, de. la | peau s’obscurcit.sur un plus ou moins grand nombre | de points,.et Von voit ise, former des.taches.jaunes ou brunes sur, lesquelles ne tardent pas à se développer !: des productiensicornées affectant les plus bizarres dis: | positions : c'est ainsi qu’onen voit d’aplaties, decana- | liculées, de cylindriques, d’acuminées, de droitesou | recourbées,en forme, d’ergot, de verruqueuses;etc. * | Ces différentes productions cornées peuvent exis- | ter isolément ou se trouver réunies sur le même in= | dividu ; Jeur développement se fait avec lenteur ; elles | sont également.sujettes à des chutes et à des renou-: : vellements périodiques ; dures et élastiques, ellesren- |
ne
ICHTHYOSE. 271 dent sous la main qui les presse un bruit quelquefois très-fort et que l’on a db + à sels du Apans à sonnettes. \ | -: Leur nombre est extrêmement variable : 9 im fois il n’en existe:qu’une seule, quipeut prendre alors des dimensions considérables ; dans d’autres cas, leur nombre est prodigieux ; leur réunion ‘autour des articulations peut en rendre les mouvements gênés et difficiles; du reste, elles sont sans-influence sur l’économie, et les malheureux qui en sont atteints; objets d'horreur pour tous: ceux qui les environnent, n’en possèdent pas moins souvent une santé robuste: L’ichthyose, quelle que:soit'sa forme; est constamment-d’uneilongue durée, ét souvent'même-se prolonge autant que la vie du malade: Dans beaucoup de cas elle perd deson intensité; et quelquefois même ‘elle disparaît complétement à la-fin dePautomne pour révenir aux premières approches du'printemps; dans quelques cas-rares, et surtout lorsque l’ichthyose est accidentelle, cette disparition automnalé n’est suivie : d'aucun retour ; mais, tant queduré la maladie, les | se continuellement détachées sôit'par le frottement des vêtements, soit'par l’application des topiques, se renouvellent' aussitôt sous linfluénce d'une force de reproduction en apparence inépuisable.
Le derme, mis à nu ‘par la chuté des’ productions de l’ichthyose, ne paraît nullement altéré,'et cepen-
272 ICHTHYOSE. | dant il est impossible de ne pas admettre une lésion quelconque des couches productrices de l’épiderme, puisque cette sécrétion surabondante, qui constitue essentiellement la dermatose qui nous occupe, est évi
demment un état morbide. ‘fr | Une terminaison heureuse est annoncée par la chute des écailles ou la disparition’ du furfur; ‘et le retourde-la peau: à son état de: sem de: sensibie lité et de perspiration. et tue ] L’ichthyose, dans les ca$-rares-où elle sions 1 tas après elle aucune trace de sonexistence. ‘4 “L’ichthyose-est.le-plus souvent une ‘affection sim= ple et idiopathique ; elle peut être accidentelle où! congéniale; les individus qui en'sont atteints peuvent être, enoutrejaffectés’soit d'autresmaladies cutanées, soit de lésions organiques'internes, "11 Diagnostic. = L’ichthyose se distingue delPexfolia= tion épidermique consécutive à certaines dermatosés; par l’état de’sécheresse’et: d’àäpreté dés partiés qui € sont le: siége : Ces régions ont une’teinte grisâtre et terreuse, et n’offrent, du reste, aux yeux de l'observateur aucuneautre vis EE que ce état écailleux de l’épidermessvirt 2hint aan Pronostic. —Bien que Lichthyose existe le plus or! dinairement avec l’exercice libre et régulier des prin-! cipales fonctions, cependant sa résistance si fréquente! |
à tous les traitements et la possibilité de:sa transmis:
ICHTHYOSE. | 273 ion héréditaire, en font une affection grave et contre aquelle, doivent s’exercer.lesthérapeutistes.sr 0
Espèces et variétés, — M:-Alibertadmettr aspii es : 1° l’ichthyosenacrée ; 22 Pichthyose sp Série B'ichthyose cornée (1). “huis, pete ere trou
Traitement. Suivant que l'ichthyose: ‘est accilenteile, ou. congéniale ; récente ou invétérée;on con: eille avant tout l'éloignement des conditions qui ont ù favoriser son développement , ensuitel’emploi des ubstances qui-agissent. plus. particulièrement sur! le ystème dermoïde ;.comme les sudorifiques, les préarations soufrées ou. Le ER acides minéaux, Et: ssl Fra ls Et IR DE L
érienres een ; on-conseille: les srbliohsieit te ientes ; les: bains, les douches-et.les fumigations soit imples, soit médicamenteux; les pommadessulfueuses, mercurielles, iodurées, etc. 31mais il faut avouer [ue tous ces, moyens.et. beaucoup. d’autres échouent: lans,la plupart des cas, et que Pon-est encore à trouer sg de ca efficace cenire l’ichthyose,.
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1(4) Les: espèces) de ;Wäüllan: ‘sont au! inômibre de deux : ichthyosis simplex , l'ichthyosis, garde} ob zrillis-
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27h TYLOSE.
DEUXIÈME GENRE
TYLOSE (Alibert) ; Cor aux picds, Oignon, Durillon. Tomas
Dermatose caractérisée par de petites tumeurs du res ; plates ou arrondies, formées par une superposi tion de lames épidermiques, etayant leur siége le plu: ordinaire soit à la paume des mains ou à la plante de pieds, soit auxorteils sur leur face dorsale, et plu souvent dans leursiintervalles : ces callosités, résul. tat ordinaire d’une pression long-temps. répétée , déterminent par leur présence une gêne souvent insup portable; et sont elles-mêmes susceptibles des’enflam meret dedevenir plus ou moins-douloureuses.
Causes. — Le tylosis est toujours le résultat dun pression longtemps répétée surun même point, . soi. par'des chaussures trop<troites ou: ‘trop courtes , soi! par des plis ou de trop fortes: coutures dans les bas. soitenfin parle contact habituel d’un corps dur et résistants … céraur <a 6 us | Side el marche. —Le tylbis suit, en général, dans son développement, une marchelente et pro: gressive : sa présence n’est douloureuse que lorsqu'il a déjà pris un certain volume, à moins toutefois qu’i ne repose sur quelque rameau nerveux ou sur une
TYLOSE. 975 allie osseuse qui l’expose à des frottements contiuels.
Cette affection présente plusieurs variétés imporaftes à noter : c’est ainsi qu’elle se montre sous la orme de tumeurs aplaties, superficielles , dépassant Jeu le niveau des téguments; ces tumeurs, que lon ‘encontre le plus communément autour des talons , à a face inférieure des orteils,-sous la.tête du premier hétatarsien, aux paumes des. mains, renferment quelquefois, entre les lames épidermiques qui les constituent, une sérosité roussätre qui leur donne au toucher un sentiment de souplesse et de rénitence plus ou moins'marqué ; mais bientôt cette sérosité disparaît, les couches épidermiques se. multiplient , leur consistance se prononce chaque jour davantage, et la tumeur, qui d’abord ne causait qu’une gêne supportable, devient de plus-en:plus sensible et douloureuse (durillon ). dt ‘ss h Dans d’autres Cas, Je tylosis,, outre le durillon dont nous venons de ‘parler , présente une: seconde, partie centrale de’ forme:conique ; plus ou moins profondément enfoncée à travers le derme jusqu'aux parties fibreuses ou aux 0S les plus voisins : cette portion, regardée comme la racine du tylosis, est généralement déprimée, grisâtre, et' contraste avec la blancheur nacrée que la macération due à la transpiration babituellé des parties donne au bourrelet qui l’envi-
276 TYLOSE. | ronne : cette forme du tylosis (cor proprement dit : : ty: losis: gompheux (1), Alibert ) se rencontre principalement sur les têtes des os, sur les ‘ jointures ‘des phalanges, sur leur face " ale, ou bien à leurs extrémités.…., : sas 5 7 |
Enfin, lorsque le ty ‘existe ‘Sur une partié niëlle et cdématÈE il présente dansson milieu un mamelon: rouge -et entouré de petites pellicules Plus où moins faciles à détacher les unes des autres *: tylosis bulbeux, Alibert }.+ dE. à
Les différentes formes que nous venons Sp et surtout les deux premières, peuvent ‘se trouver réunies chez le même individu ; du reste, leur nom= bre,” leur volume : et léur disposition sont extrême j ment:vatiables. à Ste
Le tylosis est généralement regardé comme une production tout-à-fait inorganique , et simp emenñt formée par ‘üné'réunion dé lames épidermiqués. ce perdant; quélqtes äütéurs prétendent que l'on doi distingüer’, dans'ées tumeurs , deux parties : : l'uné supérficiellé;"sèéhe rétiérieure et sans aucune ap parie” dOhniStiôn + l'attre centrale, Plus’ pr
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) Gorpheux vient L du, grec op flou, et a,été imposé à cetlé” forme da tylosfs à à cause de la douleur pongitive qui l'accompagne presque constamment.
TYLOSE. DT 0e 077 aisseur du derme j jusqu'aux tissus fibreux pre ents (Lagneau). -. mt 4 ares
M. Breschet affiroa me avoir. vu; au microscope ;:des aisseaux traverser en différents sens la partie:proonde de certains tuberçules du.tylosis.
Peut-on admettre, avec.M. Alibert:, que Phumeur ynoviale abandonne, dans certains. cas, son:réservoir aturel pour venir, se,mêler à, la. matière; du tylosis ui occupe le voisinage des articulations ? L
Est-ce à ce, déplacement, qu'ilfaut attribuer Lan ylose fréquente de ces mêmesarticulations?;,
Le derme sur, lequel, repose lestylosis-est: int ouge ct enfanmé ; ; Auelquefois, même:cette:inflamdation va jusqu’à déterminer la formation: d’un:abès; il arrive souyent,alors.que, le pus entoure; la, ra- 1e du L cor, finit par, la. détacher des parties Sous-jar! tes, et. devient ainsi un,moyen naturel de guérison.
pAMENTS du, tylosis > surtout. lorsque lonrr’a ds Ja précaution, de retrançher -lonrssceallosités-iou. arties. exuhérantes, gênent. toujours, heauçcoupidans à Progression: € elles agissent à L'instarde,corps étraners qui seraient placés enbie.les pieds etla chaussure. :
Daris beaucoup de cas, le tylosis est lui-même le iége de douleurs lancinantes plus ou moins vives ; Ces lancements sont surtout fréqüénts pendant | les granles chaleurs et à l'appr oche des changements atmophériques.