VIII CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
de leur pronostic, de leur traitement ; il suit le même ordre dans la description de chaque maladie particulière, et s’il est vrai que quelques-uns de ces chapitres réunissent des maladies disparates, il reste constamment fidèle aux saines traditions des anciens; il conserve à chaque maladie le nom consacré par Pantiquité, et n’a pas laissé échapper ces traits d’affinité qui lient entre elles les affections qu’il désigne avec les anciens sous le nom d’herpetes : il conserve le mot varus et décrit sous le nom d’impetigo l’herpes squamosus madidans ; il classe la mentagre parmi les dartres, qu’il dit différer plutôt de nom que de nature, etc.
Peu après Lorry paraît Joseph Plenck, à qui l’on reproche d’avoir fait trop de classes ét établi trop de divisions ; ces divisions ont généralement pour base la considération des formes particulières propres à chaque maladie; mais l’attachement à son principe l’a quelquefois poussé trop loin : car il décrit comme des affections cutanées distinctes de simples produits pathologiques, tels que des macules, des croûtes et des pustules.
Ailleurs, cependant, cette considération ne lui paraît plus suffisante, et il cède à des rapports d’une plus haute importance. C’est ainsi qu’il range le zona parmi es macules , les maladies dartreuses dans les herpès ; il décrit l’Aerpes furfuraceus, V'herpes esthiomenos, la
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES. IX mélitagre sous le nom d’herpes mitiaris ; les tarus , auxquels il conserve ce nom, sont placés comme les herpes, dans la classe des papules , etc.