‹ Nouveau manuel des dermatoses ou, maladies de la peau, classés d'après la méthode de M. le Professeur Alibert, avec la synonymie de Willan. Et la concordance des différentes méthodes employées par nos meilleurs auteurs, suivi d'un formulaire pour la préparation des médicaments. Employés à l'Hôpital Saint-Louis a l'usage des hôpitaux des et des élèves en médecineChapitre 63 sur 79 · EE · texte numérisé non relu

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M. Alibert désigne ainsi une affection de la peau principalement caractériséé par ea rt ART Île cetté Méthibrane.t 7 Mi rs uen cu |" Les faits de dérmatolysie‘hé sont! pas éncore assez jombreux pourque l’un puisse: ‘träcer’ son histoire | une manière complète : aussi M. Alibert, se taisant ur l’étiologié de cette singulière affection; se conten- 3=t-il de rappôrtér plusieurs ôbsérvations détachées iw’on lira avec le plus grand'intérét dans sa Monoraphie des Dermatoses, surtout age ps Phabitant es environs dé Gisors. °

M. Alibert indique üne dermatolysie palpébrale, iciale, cervicale, ventrale, génitale, suivant que la

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maladie se trouve aux paupières, à la face, au cou, at ventre, aux parties génitales.

Maïs parmi les cas cités par M. Alibert, plusieur. ne nous paraissent autre chose qu’une distension pas sive-et purement mécanique de la peau, soit par de:

tumeurs graisseuses, soit par des grossesses répétées . ou un état d’ampliation anormale du tube 'digesti chez de grands mangeurs. Quant à:la dermatolysi génitale, chacun sait qu’elle consiste dans un dévelop pement démesuré des nymphes ou petites lèvres : qu ne connaît (par oui-dire du moins ) le tablier del Vénus hottentote? Cette singulière disposition paraî naturelle chez la plupart des femmes de certaine peuplades africaines ; du reste, elle nous semble être plutôt du domaine du système muqueux, qu’appartenir à la peau, et sa présence dans un traité de dermatologie serait peut-être difficile à justifier. |

Plusieurs de ces extensions cutanées sont donc purement accidentelles, etn’exigent pour tout traitement quel’emploide bandages appropriés: d’autres, comme la dermatolysie génitale, peuvent réclamer la résection. Du reste, l’examenattentif de la nature de la maladie, de sescauses, de son siége, pourrait seul servir de base à un traitement rationnel.

NÆVE» 289 SIXIÈME GENRE.

ÆVE (Alibert) ; nœvus maternus des auteurs. Signes, envies, taches de naissance, taches de vin du vulgaire.

M. Alibert réunit dans ce genre le nævus propre nent dit, les tumeurs érectiles et les anévrismes va: iqueux ou tumeurs fongüeuses.

Le nœvus est congénial et principalement caracérisé par des taches de dimension variable ;'énéraement bien circonscrites, fé dépassant guère le nieau des téguments ; ; d’une surface assez égale et dues n apparence à Mb à du-ruisseau: RER de nalpighi (Breschet}air rt : t44 es . L’étiologie-du nævus est 1 plus obscures; on en ccusait autrefois influence des constellations : ; plus ard et de nos-ioursiencore le: vulgaire attribut : à des erreurs éprouvées pendant la grüssésbe, à des désirs ionisatisfaits, etc. s: le faitest quéksarcause-estiencore

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Lestaches dunævus peuvent-être étendues oùteniculaires et circonscrites ; leurscouleur varie depuis à teinte café au lait jusqu’à celle de bistre, de brun rès-foncé ou même de noir; la teinte pâle offre la lus grande analogie avec celle du. pannus lenticu-

290 NÆVE. | laire et du panus hcpaticus. Elles sont tantôt glabres, tantôt couvertes d’un duvet tomenteux , tantôt de poils soyeux, ou d’espèces de soies ré ttes ou pénicillées.

Elles ont pour caractère spécifique de varier peu sous l’influence des modifications subies par la res: piration ‘ou la circulation. | Ces taches ne font généralement pas de progrès en étendue ; mais souvent leur teinte devient de plus en plus foncée; elles ne sont le siége d’aucune douleui et ne paraissent susceptibles de dégénérescence qi quand on les irrite fréquemment. | Quand aux tumeurs érectiles et aux anévrysmes variqueux , ils sont toujours plus ou moins élevés at dessus du niveau des téguments ; les vaisseaux sanguink dilatés et diversement enlacés les uns avec les autres, forment tantôt des granulations que l’on a comparées à des grappes de groseilles ou de cassis, à des müûrés, à des fraises , à des framboises, etc. ; tantôt des tumeurs plus ou moins volumineuses, et dont la res semblance avec une foule d’objets existe bien plus souvent dans l'imagination et la volonté des individus, que dans la configuration de la tumeur elle-même. Ces tumeurs peuvent exister aux lèvres, aux ailes du nez, aux paupières, aux joues , à l’œil, au pavik lon de l'oreille, à la langue, au cou, à la portri aux parties génitales , etc.

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M. Alibert cite dans sa Monograplus un cas renarquable de nævus chez une jeune demoiselle dont resque toutes les parties du corps étaient couvertes le poils noirs, épais, durs, hérissés, cotonneux et essemblant beaucoup à ceux des chiens barbets ; la eau sur laquelle s’élevaient ces poils était aussi noire que celle des nègres, et tranchait d’une manière remarquable avec la blancheur des parties restées inactes.

A côté de cette observation, est celle du jardinier Delaître, surnommé La Taupe à cause d’une tumeur vranuleuse qui défigurait son visage, et dont la couleur se rapprochait de celle de la peau d’une taupe.

Les altérations du systèmeapillaire cutané, appelées par Grafe angiectasie, sont dues tantôt à la prédominance du système artériel , tantôt à celle du système veineux ; rouges et vermeilles dans le premier cas, elles sont, dans le second, violacées, brunes et noirâtres ; congéniales comme le nævus, elles paraissent plus susceptibles de dégénérescence ; elles peuvent devenir le siége d’hémorrhagies plus ou moins abondantes ; elles peuvent s’enflammer , suppurer et parfois revêtir tous les caractères des affections carcinomateuses.

Nous devons cependant reconnaître que dans l& plupart des cas toutes ces différentes affections COnstituent plutôt des espèces d’infirmités que des ma-

ei NÆVE,

ladies ; que l’on doit presque toujours les abandonner à elles-mêmes sans se laisser éblouir par quelques cas. de guérison obtenus soit à l’aide de la compression, soit à l’aide d’une irritation artificielle, etc.

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ndiquant les principales préparations pharmaceutiques, et les substances médicamenteuses le plus généralement employées dans le traitement des maladies de la peau.

Si la facilité de guérir les maladies était en raison irecte du nombre des médicaments proposés pour >s combattre, rien ne serait plus rassurant que la hérapeutique des dermatoses. Nous voyons, en eft, les trois règnes de la nature concourir à leur raitement ; mais cette abondance même n'est-elle as une preuve de la stérilité des moyens véritabledent efficaces ?

Quoi qu’il en soit, nous n’en sommes plus au temps ù l’on regardait la guérison des affections cutanées chroniques ) comme dangereuse et ne devant pres- [ue jamais être tentée ; et grâce aux courageux et perévérants efforts de nos modernes dermatologistes , ous avons aujourd’hui un assez grand nombre de nédications rationnelles, et le plus souvent victoieuses, à opposer à ces dégoûtantes infirmités. Si, armi elles, quelques-unes résistent à tous les traiements, et si beaucoup d’autres n’obtiennent qu’une juérison apparente et de courte durée , nous sommes, lans la plupart des cas, forcés d’attribuer ces insucès souvent au défaut de persévérance ou de docilité

du malade, quelquefois à une idiosyncrasie malheureuse, et, pour ainsi dire , exceptionnelle.

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