‹ Nouveau manuel du physionomiste et du phrénologiste, ou les caractères dévoilés par les signes extérieursChapitre 102 sur 133 · DE L'HOMME ET DE LA FEMME · texte numérisé non relu

DE L'HOMME ET DE LA FEMME

Qu'on ne s’attende point à un parallèle plein de cet aimi ble intérêt que le sujet comporte, et écrit avec cette sagact qui distingue Lavater : il commence par avouer que ses oh! servations seront très-circonscriles. « J’ai très-peu suivi 1! » femmes, dit-il, dans les occasions où elles peuvent êti » étudiées et connues ; je ne les ai vues ni dans les grandu » sociétés, ni dans le cercle de l'intrigue, ni au théâtre, : » au jeu, ni au bal, je les fuyais même dans ma premiè} » jeunesse, et je n’ai jamais êté amoureux... J'ai frémi | » je frémis encore, en considérant jusqu’à quel point | » physiognomonie peut compromettre les femmes, à combie! » d’inconyéniens cette science peut les exposer. »

D’après cette déclaration, il paraît que Lavater a conçu | même opinion que La Chambre a manifestée sur le sexe fé: minin, Îl semble craindre de dire ce qu'il en pense ; cepenr dant il ne le voit pas sous un aspect très-défavorable, puis: qu’il ajoute : |

« Mitiger la rudesse de nos mœurs, nous relever et nou » soutenir dans nos momens de faiblesse, calmer notre es » prit dans les emportemens les plus violens, ranimer lé » nergie dans notre caractère, dissiper nos chagrins et notrt » Mauvaise humeur, charmer nos ennuis et égayer notre tris: » esse, répandre des agrémens sur les chemins les plus épii » neux de la vie; voilà ce que peut une femme par les ati » traits de sa figure et par la noblesse de ses sentimens. Sor » aspect, un doux serrement de sa main, une larme prête À, » couler, en faut-il davantage pour attendrir l’homme lé » plus endurci? Rien n’opère sur nos cœurs avec plus d’ef- » ficacité et de douceur que le sentiment vif et pur de cette » éloquence physionomique des femmes; et, je ne crains pas » de le dire, ce sentiment est un bienfait du créateur : il » ajoute un nouvel intérêt à tant de détails indifférens, fati-. » Sans el monotones, qui reviennent sans cesse; il adoucit!

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