‹ Nouveau manuel du physionomiste et du phrénologiste, ou les caractères dévoilés par les signes extérieursChapitre 101 sur 133 · INFLUENCE DES ARTS · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES ARTS

Les vignerons, tous les cultivateurs des pays où lt travaille à la houe, se courbent ayant d’être parvenus à | vieillesse ; les coureurs, les danseurs, ont les muscles d cuisses très-développés ; chez les boulangers, ce sont cet des bras ; les voltigeurs ou danseurs de corde, forcés de maintenir en équilibre, se font reconnaitre par leur cor} porté en arrière, leurs pieds tournés en dehors, et par force des muscles de la cuisse et de la jambe.

Les tailleurs ont un peu les pieds tournés comme cet des danseurs, la poitrine étroite et enfoncée; leurs attitur des et leurs mouvemens, surtout ceux des bras, les for aisément reconnaître, quoique la plus grande partie d’em tr'eux cherchent à se cacher sous un costume quelquefos très-élégant : rien n’empêche de les distinguer partout ol ils se rencontrent.

Les cordonniers ont la poitrine encore plus resserrée qu les tailleurs; tous leurs mouvemens sont anguleux, ils marcher les genoux un peu fléchis, comme les nègres du Sénégal s'ils se baissent, leur dos ne se courbe pas, ils se ploient au! lombes comme une charnière, et‘toutes les attitudes qu'il prennent offrent toujours une raideur extrême, surtout lors qu'ils sont parvenus à un âge un peu avancé.

Les marins, lors même qu’ils sont à terre, marchent lé jambes écartées et les pieds tournés en dedans; c’est ur habitude qu’ils sont forcés de prendre en mer pour conser! ver leur équilibre au milieu du tangage et du roulis du naë vire... Les cavaliers ont les cuisses arquées, le genou gros un peu en dedans, et généralement les jambes grêles, comm on peut le remarquer en observant les courriers, les pos tillons et tous ceux qui ont monté à cheval dès le bas âge Beaucoup de cavaliers, surtout ceux qui ont reçu des id ons des grands maîtres d'équitation, marchent très-ordi nairement le pied droit, sans le tourner ni en dehors, ni et dedans.

L’habitude de fumer grossit la lèvre inférieure et la rent pendante, et par suite de la pression de la pipe les dents art gulaires sont usées... Les souffleurs, verriers, ceux qui dom nent du cor, qui sonnent de la trompette, ont, ainsi que nou l'avons fait observer, les joues plus volumineuses et les lèvres plus arquées dans leur milieu; au contraire, ceux qu

jouent de la flûte, du haut-bois, ou de Ja clarinette, ont les Joues serrées, un peu creuses, et les lèvres pincées.

Les horlogers, quelques STaVeUrS, et tous ceux qui se servent habituellement d’une lentille ou d'une loupe en tra vaillant, les naturalistes, les botanistes et autres personnes qui font des observations microscopiques, ont le front inégalement ridé, et ces rides deviennent demi-circulaires ou Tayonnantes, et beaucoup plus marquées à l’angle externe de l’œil gauche, qu’ils tiennent habitsellement fermé.

Chez les forgerons, les serruriers, les verriers, les émail leurs, et tous les ouvriers qui sont constamment exposés à une lumière très-vive, trop long-temps continuée par une chaleur rayonnante, on aperçoit, d’une manière beaucoup plus sensiblement marquée que chez les autres hommes, des rides circulaires près des yeux, qui sont occasionnées par la contraction habituelle et Soutenue du muscle orbiculaire des paupières.

Presque tous les chirurgiens français, aussi habiles que fermes dans leur résolution , principalement ceux qui font de très-fréquentes opérations plus ou moins importantes et douloureuses , conservent un mouvement habituel de la lèvre supérieure ; mais lorsqu'ils opèrent et surtout lorsqu'ils y apportent toute leur attention, on les voit serrer les lèvres, fermer la bouche avec force, leurs joues dans un léger mouve- Yement d’agitation et de frémissement par suite de la rigidité des muscles, occasionnée par la contraction des mâchoires. On doit bien certainement attribuer ces divers mouvemens à l'effort que fait l'opérateur, pénétré de ce qu’il exécute, afin e résister à l'impression que lui fait éprouver le pénible Spectacle de douleur et de souffrance qu'il à sous les yeux Pendant tout le temps qui lui est nécessaire Pour opérer le malade.

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