‹ Nouveau manuel du physionomiste et du phrénologiste, ou les caractères dévoilés par les signes extérieursChapitre 15 sur 133 · PHRÉNOLOGIE OÙ SYSTÈME DE GALL · texte numérisé non relu

PHRÉNOLOGIE OÙ SYSTÈME DE GALL

tant de la propager en la faisant connaître ; c’est mê dans cette intention que nous allons entrer en matiè Cependant nous voulons encore ajouter, en terminl cet article, l'opinion de l'homme de notre siècle sur? phrénologie.

« Coroisart, a dit Napoléon, était grand sectateur de G# » lui et ses semblables ont un grand penchant pour le r » térialisme; il accroîtrait leur science et leur domail » mais la nature n’est pas si pauvre; si elle élait si gr » sière que de s’annoncer par des formes extérieures , n » irions plus vite en besogne, et nous serions plus sava » ses secrets sont plus fins et plus délicats, plus fugit » jusqu'ici ils échappent à tout: un petit bossu se trop » un grand génie; un grand bel homme n’est qu’un | » Une large tête, à grosse cervelle, n’a parfois pas une it » tandis qu’un petit cerveau se trouve d’une vaste inte » gence, et voyez l’imbécillité de Gall : il attribue à 1 » taines bosses des penchans et des crimes qui ne sont! » dans la nature, qui ne viennent que de la société et di « convention des hommes. Que devient la bosse du vol,, » n’y avait point de propriété? la bosse de l’ivrognerie,, » n’y avait point de liqueurs fermentées? celle de l’a » tion, s’il n’y avait point de société. »

Nous allons maintenant passer à l'examen des trente-+ protubérances que Gall et Spurzheim ont découvertes st surface du crâne, et qui servent de base au système p} nologique.

Dans la planche première , les figures 1, 2, 3 et 4 ill quent la partie où chaque protubérance est placée s0 numéro qui la concerne, et quoique l'alimentation et l’a de la vie ne soient pas encore constatés par tous les ciples de la phrénologie, nous Îles mentionnerons cepent en y ajoutant, pour mieux les constater, l'une par uk l’autre par un B,

" ALIMENTATION. 23 k N° 5. ALIMENTATION. A.

h Alimentivilé où organe de l’appétit.

LL ( Spurzheim. }

“Il est très-naturel, souvent indispensable, de créer un 10t nouveau pour rendre une idée nouvelle; mais la néoloie, ou l’art de faire ou d'employer des mots nouveaux, exige caucoup de jugement et de goût. Lorsqu' il existe un mot opre pour rendre une idée, il n’est pas nécessaire d’en iventer un autre, de borturer la langue, de défigurer ses tpressions ; c’est hors du néologisme, abus très-blämable, ont Spurzheim a la manie. Pourquoi fabrique- -t-il ce mot limentivité, quand sa pensée est présentée d’une manière ‘claire, si intelligible par le mot alimentation. George Combe, ex-président de la société phrénologique Edimbourg, voyant les nerfs olfactifs, c’est-à-dire de l’orat, très-développés chez les moutons, pensa qu'ils sont lidés par ce sens dans le choix de leur nourrilure, et ail leur fait distinguer les végétaux d’une espèce danéuse.

Crook communiqua la même idée à Spurzheim, et Moctour Hoppe, de Copenhague, publia sur ce sujet deux émoires fort iniéressans.

Dans son manuel de phrénologie, Spurzheim a admis iimentation, et l’a placée à la tête des penchans; mais te admission n’a pas reçu jusqu’à présent la sanction inérale de tous les phrénologiens ; en conséquence, tout en i accordant les honneurs d’un numéro, sur sa gravure lésest encore indiquée par un A.

èt organe ne se manifeste exlérieurement que par l’érgissement latéral de la tête, en avant de la parlie supéeure du pavillon de l'oreille, à la hauteur de l'angle terne de l'œil. El est placé dans la fosse zygomatique caché sous le muscle temporal. Il détermine par son fluence le choix des alimens. Chez l’homme, dil monsieur

professeur Broussais, on l'applique particulièrement Ja délicatesse du goût, à ce qu’on appelait autrefois la

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