ALIMENTATION
gourmandise, et que l’on décore maintenant da no gastronomie.
Brillat-Savarin, dans sa spirituelle physiologie du g confirme les observations des phrénologiens; il a remar comme eux, que les gourmets et les modernes Apiciua toujours la tête large au-dessus des apophyses et des cades zygomatiques.
M. le docteur Broussais a recueilli chez une femme exemple très-frappant du développement de l'organe: nous nous occupons. « Elle mangeait, dit ce savant | fesseur, la ration de quinze à dix-huit personnes, » qu'elle était à la salpétrière. Rejetée de la salpètr » elle prenait tous les moyens possibles de voler du, » et des alimens. Eile avait conjointement avec cel » inflammation de l'estomac, ure gastrite. Elle a fini » se retirer du côté de la glacière, n'ayant plus au » ressource pour vivre. Là, dévorant toute espèce d » mens végétaux, toutes les plantes, toutes les racine » s’offraient à elle, mais privée de la faculté que possi » les animaux herbivores, de distinguer les facultés nuig » ou favorables de ces substances, elle s’est gorgée d » gétaux malsains, particulièrement de plantes de la fa » des renoncules , excessivement âcres et irritantes, » succombé aux progrès d’une gastrite affreuse, » L'on de l’alimentation chez cette femme esé presque du dout l’état naturel.
Ïl y a environ trente ans, nous vimes un Tyrolien vingt- cinq ans au plus, taille de cinq pieds huit à neuf pa mais d’une carpulénce peu proportionnée à sa grande jeune homme était soidat dans nos armées, de on lui. accordé une triple ration qui ne suffisait point à son a Dans l’espace d’une heure, et en notre présence, il a bu lon son habitude de chaque matin, un seau plein de say bœuf; il avait toujours en main de la viande crue qu’il! sait sans cesse, et à chaque instant il en mangeait uni ceau, ce qui ne l’empêchait point de partager les rep ses camarades. Ce jeune homme qui jouissait alors bonne santé, mourut quelque temps après, et fut por V amphithéâtre de mon père, auquel j'en avais parlé.
L'autopsie ne fit faire aucune remarque particuliéà est à présumer que sa têle devait offrir un grand dév
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ment de l’organe de l’alimentation, mais j'ignore si le râne a été conservé, car à cette époque on ne s’occupail point encore de la phrénologie. El est cependant possible qu’à cause de grande taille de cet individu, on ait gardé le squelette : alors les phrénologiens pourraient le retrouver à l’école de médecine.
* Parmi les hommes chez lesquels l’organe de l'alimentation ést bien développé, on doit citer Ni. Brillat-Savarin, conseiller à la cour de cassation. Son ouvrage dont nous venons de parler, est devenu le livre indispensable de tout vé— ritable gastronome, et l’on peut juger par le portrait seul de l’auteur, que sa physiologie du goût est fondée sur l’expérience. ( Voyez planche première, figure 5.)
N° 6. BIOPHILIE. B.
Amour de la vie, organe de la conservation.
Oïgane de la conservation, la biophilie porte l'homme - subitement, et sans réflexion, à fair le danger qui se pré-
sente à l’improviste; son impulsion l’avertit de prendre garde, elle l’écarte et le dirige d’un autre côté.
La biophilie n’est point encore constatée, et admise par
btous les phrénologiens, c’est par cette raison que sur la grayure elie est indiquée par un B, sous le n° 6.
Ni Gall, ni Spurzheim, n'avaient entrevu cet organe, M. Vimont parait être le premier qui en ait eu l’idée, et après de nombreuses recherches, il la placé à côté du précédent, dans la fosse zygomatique, sous le muscle temporal, près de l’alimentation : comme elle, il produit l'élargissement de la tête et rend la pommette plus saillante.
Des recherches faites sur les suicides par M. Dumoustier, ont démontré que cet organe est peu développé chez les personnes qui ont l’irréflexion de se donner la mort, seul mal qui soit sans remède. Ïl est au contraire très-développé chez
les gens sans cesse occupés de leur conservation, chez tous ceux qui, ne pensant qu'à eux seuls, vivent pour manger, pour s'enrichir, et se procurer toutes les jouissances possibles, sans songer à se rendre utiles aux autres.
/ Le]
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Fous les animaux possèdent cet‘organe conservateur ; plusieurs fois voyageant la nuit dans les Apennins, j'ai la ‘vie à la biophilie de mon cheval, qui s’arrêtait sur bord d’un précipice que l’obscurité ne me permettait po: d’apercevoir. La première fois qu’il me donna cette prer d'intelligence, je lui fais sentir l’éperon, il reste immobi je réitère, il recule; étonné de son refus d'avancer d4 un chemin qui m'est bien connu, je mets pied-à-terre je m'aperçois que l’étroit sentier où je me trouve cent pié au-dessus du torrent de la Magra, a été emporté par: chute d’un rocher, et cet accident me force à attendr jour pour découvrir un passage. Instruit par cet évèn ment, j'ai toujours eu soin de descendre dès que mon ch val s’arrêtait; voilà comment j’ai eu la preuve que plusier fois il m'a sauvé la vie en agissant pour sa propre conse vation. On a bien raison de le dire... « les bêtes ne sc » pas si bêtes que l’on pense. »
Le sentiment de la conservation est commun et très-r turel à tout ce qui jouit de la vie, un peu plus ou moi développé chez les uns que chez les autres; son indice est peine remarqué, mais si par hasard cet indice manq! totalement, son absence frappe davantage que sa présenct c'est donc pour mieux faire sentir son effet sur la physè nomie que nous offrons pour exemple un homme privé | Ja biophilie.
Nous avons dit que cet organe élargit la face et rend pommelte plus saillante; eh bien! voyez dans la planche pr mière, figure 6, Léopold Robert, ce jeune peintre dont « admirait le talent, et qui dans un moment d’aberration s’ec suicidé à Rome, sans aucun molif connu; remarquez com sa tête est aplatie sur les côtés, malgré son grand déveloy pement des facultés intellectuelles,