‹ Nouveau manuel du physionomiste et du phrénologiste, ou les caractères dévoilés par les signes extérieursChapitre 27 sur 133 · N° 18. BIENVEILLANCE · texte numérisé non relu

N° 18. BIENVEILLANCE

Bonté, bienveillance, douceur, sensibilité, sens moral, conscience. (Gall)

Amour du prochain, (Spurzheim.)

Ainsi qu'on peut le voir ci-dessus, Spurzheim, cette fois, s’est exprimé en bon français, rais Gall a dit bienveillance, et cette dénomination a été généralement adoptée.

Un ami de Gall l’ayant invité à examiner la tête de son domestique Joseph, qu’il disait doué d’une bienveillance ex- . traordinaire, il refusa pendant long-temps, ne pensant point qu’on pût placer dans le cerveau ce qu’on appelle Ze bon cœur ; cependant il se rendit aux instances réitérées de son ami et moula, par complaisance, la tête de Joseph; elle ne lui offrit d’abord rien de remarquable, mais son ami lui avait suscité une idée nouvelle qui le détermina bientôt à revoir un de ses camarades d’enfance qui s’était toujours distingué de ses frères et sœurs par la bonté de son cœur; il moula également la tête de celui-ci et la déposa près de la première ; enfin il se procura celle d’un autre jeune homme dont les qualités du cœur étaient éminentes et bien reconnues.

Gall compara souvent ces trois têtes, et finit par s’assurer qu’elles présentaient exactement la même conformation à la partie antérieure et supérieure du front. Dès cet instant il parcourut les établissemens de tous genres qui réunissaient un grand nombre d'individus , il y multiplia ses recherches, et l’existence de l'organe de la bonté lui fut si évidemment démontrée, qu’il n’hésita plus à l’admettre ; dans le principe il lui attribua la conscience ; mais depuis il a reconnu qu’elle devait appartenir à un autre organe dont nous parlerons plus tard.

La bienveillance se manifeste extérieurement par une pro-

tubérance allongée à la partie supérieure da frontal, im médiatement devant la fontanelle,

L'impulsion de cet organe ést le désir du bonheur de autres; le plaisir à le faire ou à ÿ Contribuer; la dispositio: à considérer le caractère et les actions des autres sous ui aspect favorable, sous un point de vue bienveillant,

L'homme chez lequel la bienveillance est accompagnés d’un grand développement des organes supérieurs qui occut pent le sommet de la tête, ne se borne point à soulager de

malheureux : il songe à améliorer le sort de l'espèce humain

tout entière, il s'occupe d'institutions philantropiques comme ont fait Montyon, Larochefoucault et autres amii de l’humanité, tels que le petit manteau que l’on rencontre partout où se trouvent des malheureux à soulager.

On sait que les nègres sont ou très-bons ou très-méé

chans, et l’on ne peut pas se dissimuler que le beau sexe présente la même disparate ; mais on doit avouer, qu’excepté dans la classe inférieure, le nombre des fe tiellement bonnes surpasse celui des hommes. L’organisation des femmes les rend plus sensibles, plus bien veillantes et plus disposées à obliger que la plupart des hommes. Nous choisissons pour exemple mademoiselle de La Vallière, parce que sur son beau front réside la bien veillance environnée des organes d'une haute intelligence, et qu’en outre l’aplatissement de la tête sur les côtés indique labsence de la desiruction et d’autres mauyaiss penchans,

(Voyez planche 1re, figure 19.)

Les animaux montrent de la bienveillance les uns pour: les autres; on en a vu s’entr’aider au risque de leur vie, d’autres s’averlissent du danger par des cris d'alarme : « Ils exercent, dit M. le docteur Fossati, des actes de bien. » veillance non-seulement envers leurs semblables, mais » aussi envers les hommes : ne voit-on pas tous les jours » des chiens se précipiter dans l’eau Pour sauver des per- » Sonnes qui sont en danger de se noyer, et assaillir avec » fureur des assassins pour conserver les jours de leurs » maîtres. »

M. le docteur Scoutelten fait observer qu'on doit être

certain qu’un cheval est doux et docile lorsqu'il a le front

élevé et bombé, tandis qu’il est vicieux, disposé à mordre ou à ruer, si son front est fuyant et enfoncé.

Ps

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