CHAUSSIER
Dans ses leçons d'anatomie faites à l’école de médecint depuis la réorganisation de l’enseignement médical par comité de salut public, jusqu’à l'ordonnance universitaire po laquelle il fut mis au rang de ceux qui devaient encore rester, mais pour l'honneur seulement, le professeur Chau sier, en développant les principales divisions de la Zoona mie, s’attachait à démontrer, pour l'instruction des élèvs en médecine, tous les signes plus où moins remarquabli par lesquels on pouvait distinguer extérieurement dat l'homme en santé la variété des impressions de l’ämé d’après les commotions reçues par le cerveau. Comme c’éta aux passions qu'il les attribuait, elles lui inspirèrent asse souvent des digressions philosophiques, aussi neuves qu’ell paraissaient hardies, sur les penchans el sur linsti { guod intus stat), d’où provenaient les facultés morales, de celles-ci tout ce qui pouvait servir à resserrer les lies de la sociabilité, dont ces derniers devaient être le but la conséquence inséparable.
En considérent ainsi les facultés intellectuelles, tout hom voulant s’insiruire, et ne pas s’égarer dans des hypothès: hasardées, ne devait jamais oublier que la zoonomie, so iise à des observations rigoureuses, devenait susceptible « lui fournir tout ce qui est nécessaire pour bien connail, non-seulement les fonctions, les impressions intérieures « l'encéphale, mais encore leurs résultats à l'extérieur sur face, où il devenait extrêmement facile de les apercev et de les bien juger.
C'est alors que la zoonomie devait, selon le professeu être considérée comme la philosophie du médecin et € naturaliste, comme la base des véritables doctrines ou di diverses méthodes adoptées pour étudier l’homme. Ainsi science de l'organisme animal (la zoonomie) fut contempe raine de la physiognomonie; elles précédèrent par conséquet June et l’autre la erânioscopie; et si le premier objet de zoonomie est de connaître et de bien connaître la nature | l’homme tout entier, le professeur ajoutait encore qu’on 1 pouvait jamais y parvenir qu’en examinant bien la séructuu et l’action de ses organes.
Enfin, pour appuyer son opinion par la démonstration, il avait recours à l'expression faciale qu’il développait sous le nom de prosopose, et il prouvait que suivant les divers modes de la contraction des muscles, par la coloration de la peau qui les recouvre, par les mouvemens des sourcils, des narines, de la bouche sur la face, tout exprimait le naturel de la santé, comme dans la maladie. Persuadé, comme il l'était, que l’instantanéité de toutes ces sensations agréables ou désagréables constituait essentiellement la physionomie, il devenait alors indispensable de la bien connaître, non-seulement pour ceux qui désirent bien étudier l’homme, mais encore pour tous ceux qui veulent apprécier ou cultiver les beaux arts.