SPURZHEIM
Spurzheim, d’abord enthousiaste de la doctrine de Gall à Vienne, devenu par la suite son émule et son collaborateur à Paris, contrarié sans doute par tous les obstacles qu’éprouyait la propagation de la crânioscopie, quitte la capitale de la France et se rend en Angleterre. Encouragé par le succès qu’il obtient, il parcourt les principales villes de la Grande- Bretagne, de l’Ecosse, de l'Irlande, dont les savans, les philosophes, et même les gens du monde, qui ne sont ni savans mi philosophes, adoptèrent avec empressement toutes les idées de Gall, propagées par son élève admirateur.
Enchanté de la réception des anglais, Spurzheim revient en France, y reste quelque temps, et part pour l’Amérique, où de nouveaux succès récompensent son zèle à répandre la Connaissance du système de son maître en cränioscopie; et comme en Angleterre, des sociétés phrénologiques se forment dans plusieurs villes des Etats-Unis... Mais Gall n’a pas suivi cette dernière victoire de son élève, il est mort en 1828, et Spurzheim a succombé en 1835.
L'un et l’autre ne s'étant occupés que de la recherche des protubérances du crâne et des facultés particulières à chaque individu sur lesquels ils les avaient aperçues, avaient assez convenablement nommé leur système LA CRANIOSCOPIE. Plus tard, Gall conçat l’idée d’attacher un organe à toutes les dépressions comme à toutes les élévations de l'enveloppe osseuse de la pulpe célébrale; c’est cette nouvelle manière, adaptée à la physiologie du cerveau, que l’on désigne maintenant sous la dénomination DE PHRÉNOLOGIE.