‹ Nouveau manuel du physionomiste et du phrénologiste, ou les caractères dévoilés par les signes extérieursChapitre 73 sur 133 · DU CRANE · texte numérisé non relu

DU CRANE

siognomoniques selon l’âge des individus, eten outre pour

rver les changemens, les variations, les nuances plus ou

moins prononcées, que présentent ces mêmes signes dans nfance, l’adolescence, l’âge mür et la vieillesse.

« Afin de faciliter les recherches du physionomiste, nous al-

ons indiquer les os dont l'assemblage forme le crâne et la

D. Appareil osseux de la Tête.

… Les artistes grecs, ainsi que l’a remarqué M. Emeric Dado représentèrent souvent Prométhée modelant un squelette ÆL paraissant commencer l’homme par son appareil osseux. … Cetie mèthode de Prométhée, occupé à construire des hu- “mains qu’il prétend animer, indique assez la marche que l’on doit suivre pour étudier physiognomiquement l’extérieur de homme; il faut d’abord songer à toui ce qui se trouve en dessous, à tout ce qui forme la charpente et compose le sque- Jette, ensuite le couvrir successivement avec les différentes “parties qui s’y attachent et qui forment l’extérieur du corps humain, aussi le Prométhée des anciens agissait-il très-méthodiquement, pourquoi ne suivrions-Dous pas son exemple. + Le squelette est l’ensemble des parties les plus solides d’un “animal, celles qui par leur consistance servent de base, de Lo ou fournissent des attaches fixes à toutes Les autres; “celles qui par leurs connexions, leurs dispositions respectives, mode deleurs articulations, constituentle type fondamental, la forme essentielle de son corps, lui donnent la stabilité, la rectitude, déterminent ses proportions constantes, ses divisions principales, la variété et l'étendue de ses mouvemens. ” Ainsi par son aplomb il établit la position droite de toutes les parties, enfin ilest la base et la cause principale de l’étendue, de la grâce et de la légèreté que l’on rencontre dans les belles formes extérieures, en un mot de tout ce qui est fixe et fondamental dans la physionomie.

La face qui contient les principaux sens et constitue le fond de la physionomie, forme toute la partie antérieure de la têle;elle a beaucoup d'espace dans l’homme, néanmoins, com- Parativement au crâne, elle paraît plus petite et cependant il ÿ a beaucoup plus de visage; en hauteur et en largeur il a

178 DE LA CONNAISSANCE Plus des deux tiers de la face. Différe et qui dépend de l'étendue qu’occupen de relation avec lesquels le visage a de nombreux rappa

En examinant, comme nous allons Je faire, profil, on ne doit pas oublier qu'excepté l’o frontal, les os vus d’ côté.

La figure 5, planche 2, représente le squelette de la! Yue de profil ; voici le nom

ccipital un Côté, existent également de le

le degré de force de l'individu, tudes et ses occupations.

devant et sur les côtés de le cipital. Quoique situé latéralement, cet os Contribue à.la fi

par le trou auditif (B), et par son prolongement en avant Goncourt à former l’arcade 2ÿ8omatique (F).

P. Le pariétal en de temporal.

À. Le frontal, os impair, placé au sommet du profil. Contribue en même temps au développement de Ja face et! la formation du crâne.

Maintenant exeminons le squelette en face, voyons planche, figure 6.

A. L’os frontal se découvre dans tout son dév Il forme la Portion du crâne la plus intéressante Pour le phy sionomiste, Par la manière dont sa configuration contribua aux diverses expressions du visage.

N. Les os du nez qui recouvrent les fosses nasales, et se rejoignent par leur partie supérieure au frontal, dont il sem lent être un prolongement.

D. La mâchoire supérieure, séparée de l’os Maxillaire d Côlé opposé par les os du nez, et se terminant a une por-

tion très-large, qui forme le bord alvéolaire (D) dans lequel! les dents sont implantées.

C. L'os de la pommette, u serrée à l'os maxillaire et au P du temporal,

vant de l’occipital est au-dessus .

mê

eloppement

ni par une articulation très—.

rolongement saillant qui vient

Fe DU CRANE, 179 MF. L'arcade zygomatique formée par la réunion de l'os de pommette avec le prolongement du temporal.

“Æ. La mâchoire inférieure, mobile, plus détachée des iütres parties de la face qu’elle termine.

“Ces différens os et quelques autres situés plus profondénent, forment par leur ensemble tout l'édifice osseux de la

Les cheveux et une portion de l'oreille couvrent en grande partie la fosse temporale F, planche2, figures 5 et6. Néanmoins @physionomiste et l'artiste doivent porter leur attention sur lie région du crâne dont la grande étendue est un sigue de force et de courage : il importe également qu’ils chservent vec soin les différens points que nous avons notés sur le fronal, planche 2, figure 6, savoir :

1° Les bosses frontales,

20 Les bosses nasales,

=5° Les arcades sourcilières qui protègent l'œil par une ête bien tranchée, et offrent en dedans, ainsi qu’en dehors, deux légères proéminences ;

20 Les orbites au-dessous des arcades sourcCilières, cavités xofondes, destinées à contenir les yeux et les mettre, autant qu'il est possible, à l'abri de Lout choc.

«L'objet remarquable et qui mérite le plus d’attention dans &frontal, c’est sonétendue et sa convezité, car elles annoncent édegré de supériorité ou de faiblesse de l'intelligence. Nous ayons déjà fait entrevoir combien la courbure du front bsignificative en physiognomonie, les recherches de Camper nent à l’appui de ce que nous avons dil; ce savant ana- Oiste hollandais s’aperçut que les différences de la physinomie provenaient de la direction de la ligne faciale, ainsi > du degré de saillie, d’enfoncement et de prolongement #Smâchoires, qui, l'inclinant plus ou moins, formentun angle us ou moins prolongé.

MLebrun avait déjà fait la même observation et démontré qu'en abaissant le front on pouvait à volonté dégrader le plus beau profil humain et le faire passer par tous les degrés de Fanimalite.

Camper à fait plus encore, il a déterminé le degré d’inclinaison que le front doit avoir pour donner à la face un caracière de beauté et annoncer en même temps le caractère et l'intelligence de l'individu. Cette inclinaison du front cons-

150 DE LA CONNAISSANCE | titue ce qu’on nomme Pangle facial, et voici de constab degré de cet angle.

On tire avec le plus grand soin la ligne horizontale { a! qui doit être bien exactement parallèle à la base du € comme dans la fig. 7, pl. 2e: ensuite, le long du front Ja lèvre supérieure, on tire gne seconde ligne appelée | faciale. Dans l'exemple que présente la fig. 7, la ligne fa: (rm. g.) fait avec la Jigne (a. b.) un angle d'environ 77 grés ; aussi voit-on que le front recule, que les fosses t porales et les arcades zygomatiqués sont beaucoup plus lo que dans l’état naturel, que le crâne est déprimé et s’aill postérieurement ; qu’enfin toul annonce un esprit très-b} et même stupide. Cette tête que nous présentons commu exemple de l’affaissement du front, n’est pointidéale, on! la voir au musée Dupuytren, dans la collection ; elle € donnée par Beauchêne le fils.

A mesure que le front recule et s’aplatit, l’angle dim: d'ouverture ; il était, dit Camper, de 70 degrés avec las d’un jeune nègre, de 42 pour un singe à queue. Les têtes ropéennes de toutes les nations ont offert un angle de 80 grés ; enfin Camper a reconnu que « c’est entre les line » de 85 et de 100 degrés qu'une physionomie s’embe » S’annoblit au point d’inspirer à sa vue un respect sond » celte vénération religieuse dent Phidias ne put se défer » €n regardant le marbre fait dieu par son ciseau. »

Le développement, les progrès de l’esprit humain, son dinairement en rapport avec ce degré évident de la bea Nous ne voyons pas du moins, dit Cuvier, qu'aucun des peu à front deprimé et à mâchoire proéminente ait jamais fo des sujets égaux au général des européens, par les fact de l’âme, et nous sommes si bien accoutumes à cette lia entre les proportions de la tête et les qualités de l'esp que les règles de la physionomie qui s’y rapportent sont ! venues un sentiment vulgaire. { Voir les igures 5, 7, 8 de la planche 5, pour preuves démonstratives. )

De la Tête, de la Face et du Prof.

Une tête ni trop grande, ni trop petite, bien proporti née avec le reste du corps, promet beaucoup plus d’es qu’une tête disproportionnée; trop volumiveuse, elle anne

de Ja stupidité, trop petite, de la faiblesse. fne suffit pas que Ja tête soit bien proportionnée au corps, il faut en outre qu’elle ne soit ni trop arrondie, ni trop allongée, et que sa hauteur perpendiculaire, prise depuis l'extrémité occipitale, soit de la même dimension et égale à sa largeur horizontale,

Le physionomiste doit, comme nous l'avons dit précédemment, diviser la face en quatre parties, savoir : du sommet de la tête à la racine des cheveux, qui bordent le hant du front; du haut du front aux sourcils; des sourcils au bas du nez ; du bas du nez à l'extrémité de l'os du menton.

Plus ces divisions sont symétriques, plus il y a de justesse de l'esprit et régularité du caractère. Ensuite il faut 40 comparer le visage avec les proportions du corps entier; 20 voir S'il est ovale, rond, carré, ou de forme mixte ; 30 l’examimer d’après les rapports de la perpendiculaire des quatre divisions énoncées ci-dessus ; 4° d’après l’expression et l'énergie des traits principaux; 50 d’après l'harmonie générale qui en . résulte; 6° d’après les contours et la flexion plus ou moins isible au premier aspect; 70 d’après les lignes qu’il présente extérieurement lorsqu'il est vu de trois quarts; 80 d’après la courbure et surtout l’ensemble de ses parties prises sur le profil... Enfin il ne faut pas oublier que le caractère se manifeste plus distinctement dans les parties osseuses, tandis que les dispositions habituelles acquises se remar-

“quent plus communément dans les parties molles. … Si l’organisation du visage est très-forte où très-délicate, le caractère est plus facilement apprécié par le profil que par a face, le profil offre des lignes prononcées , plus simples, us pures et par conséquent plus aisées à saisir. La dispro-— portion des parties du visage indique proporlionnellement des imperfections morales et intellectuelles; les figures 9, 10 et 11 de la planche 2e offrent trois exemples de ces dispro- Portions copiées dans l’anthropométrie d'Albert Durer.… L’anti-physionomiste osera-t-il dire que ces physionomies sont belles, distinguées ou spirituelles? C’est impossible, elles s’écartent des proportions ordinaires, et un tel écart produit néces-

Sairement des formes et des traits rebutans.

Du Front.

«La partie osseuse du front, sa forme, sa hauteur » voûte, sa proportion, sa régularité où son irrégula » marquent la disposition et la mesure de nos facultés, n » façon de penser et de sentir ; la peau du front, sa posit » sa Couleur, sa tension ouson relèchement, font connaitr » passions de l'âme, l’état actuel de notre esprit; ou, » d’autres termes, la partie solide du front indique la mes » interne de nos facultés, et la partie mobile l'usage que r « en faisons. »

Cette partie de la tête nommée parfois le miroir de l’à la porte du cœur, le temple de la pudeur, le front doit fi particulièrement l'attention des physionomistes : vu de pre il est ou penché en arrière, ou perpendiculaire, ou proéi nent ; on doit donc reconnaître trois classes différentes, qui admettent de nombreuses subdivisions, savoir :

1° Les fronts en lignes droites : 20 ceux dont les lie indécises se confondent entre elles; 30 ceux dont les ligs moitié courbes, moitié droites, se coupent; 40 les fronts à gnes courbes simples ; 5° ceux à lignes courbes, doubles: triples.

Les différentes formes du front établissent des princi! physiognomoniques particuliers. Ainsi, plus le front est! longé, plus l’esprit manque d'énergie ; plus il est serré, cou Compacle, plus le caractère est concentré, ferme et solide. 1 Contours arqués et sans angles annoncent la douceur et flexibilité da caraclère; il a au contraire de la ferme

faibles et bornés.. Penchés en arrière, ils indiquent en gér ral de l’imagination, de l'esprit el de la délicatesse. L fronts à lignes droites et qui sont placés obliquement, sont marque d’un caractère vif et bouillant. Lorsque l’os qui re ferme l’œil est saillant, il ÿ à une aplitude singulière ax

travaux de l'esprit, et une sagacité remarquable pour les grandes entreprises. Les perpendiculaires qui avancent, sont ou étroits et plissés, ou bien courts et unis, ils présagent infailliblement peu de capacité, peu d'esprit, peu d'imagination, peu de sensibilité... Les caractères les plus judicieux sont annoncés par les fronts carrés, dont les marges latérales sont encore assez spacieuses, et dont l'os del’œil est bien prononcé.

Pour être parfaitement beau et signaler à la fois la richesse du jugement ainsi que Ja noblesse du caractère, le front doit fournir le tiers de la face, c’est-à-dire égaler en longueur le nez, et que celte longueur soit aussi celle de la partie infé— rieure de la face ;.… dans sa largeur, il doit approcher vers lé haut, ou de l’ovale ou du carré ;.….. il doit être exempt d’inégalités et de rides, etne se plisser que dans les momens de Méditation, dans ceux de la douleur, ou de lindignation. Il doit reculer par le haut, et avancer du bas... L’os de l'orbite doit être uni, presque horizontal, et décrire une courbe ré- Bulière; enfin la couleur de la peau doit être plus claire que celle des autres parties du visage.

.« Quand le front est perpendiculaire, jamais le bas du vi- » sage n'offre des parlies fortement courbées en cercle, à » moins que ce ne soit le dessous du menton. »

Un front ayant au milieu, ou plus bas, une cavité à peine Dérceptible, annonce de la faiblesse; mais tout est changé si cœlte cavité est plus marquée, elle annonce alors de l'énergie,

Le front allongé, recouvert d’une peau fortement tendue ébtrès-unie, sur laquelle on n’aperçoit, même à l’occasion d'une joie peu commune, aucun pli, doucement animé, est toujours l'indice d’un caractère froid, acariâtre, soupçonneux, caustique, opiniâtre, fàächeux, rempli de prétentions, ram— Pant et vindicatif.

Un front très en avant par le bas et dont le haut se replie fortement en arrière, avec un nez arqué et la partie inférieure du visage très-allongée , annonce une bien grande disposition à la folie,

Si Le front d’un adulte penche du haut en avant, et s'en fonce vers l'œil, il y à imbécilité sans ressource.

Moins on aperçoit sur un front de sinuosités, de voûtes, d’enfoncemens, plus on y trouve de surfaces planes, ou de contours qui paraissent rectilignes, plus il est certain que

c’est le front d’un homme ordinaire, d’an homme médil pauvre d'idées, incapable d’invention.

Il y a des fronts bien voûtés, qui semblent annonce génie et qui pourtant appartiennent à des imbéciles. au défaut, au désordre, à ia confusion de leurs sou qu'on distingue cette fausse apparence de sens ou d’espi

Bes plis obliques au front, surtout s’ils sont parallèles gnalent un esprit faux et soupçonneux.

Au contraire, des plis parallèles, réguliers, pas trop. fonds, ou de pareils plis coupés parallèlement, annoncer homme judicieux, sage, probe, et d’un sens droit.

Le front dont la moitié supérieure est sillonnée de rides distinctes et surtout circulaires, tandis que l’autre m très-unie ne présente aucune ride, ce front est la marqua faillible d’un esprit stupide, à peu près incapable de espèce d’abstraclion.

Lorsque, à la plus légère contraction de la peau, les pl! front s’abaissent fortement vers le milieu, on doit prése un caractère faible. Si ces plis sont permanens, impa profondément et fortement inclinés , Cette faiblesse de ca: tère est accompagnée d’un esprit de lésine et de minutie. j il ne faut pas oublier que les génies les plus féconds er: lens ont ordinairement au front une ligne qui s’abaisse d manière sensible vers le milieu, sur trois lignes parak presque horizontales.

Des plis confus, très-marqués et qui semblent lutter uns contre les autres, sont le signe d’un caractère sauy} brouillon et difficile à manier.

Des Yeux.

C'est surtout dans les yeux, dit Buffon, que se peig® les images de nos secrètes agitations, et qu’on peut les res naître ; l'œil appartient à l’âme plus qu'aucun autre org: il semble y toucher et participer à tous ses mouvement en exprime les passions les plus vives et les émotions les : tumultueuses, comme les mouvemens les plus doux, es senlimens les plus délicats ; il les rend dans toute leur fox

dans toute leur pureté, tels qu’ils viennent de naître; il

transmet par des traits rapides qui portent dans l’âme le feu, l’action , l’image de celle dont ils partent ; l’œil reçoit et réfléchit en même temps la lumière de la pensée et la chaleur du sentiment : c’est le sens de l’esprit et la langue de l’intelligence.

Les yeux bruns ou noirs annoncent un esprit mâle, vigoureux, profond; tandis que les yeux bleus sont l'indice d’un caractère plus mou et plus efféminé ; cependant on peut encore rencontrer quelque énergie avec des yeux bleus.

Des yeux très-grands, d'un bleu clair, et qui semblent transparens, annoncent une conception facile, un caractère très—

sensible, jaloux et susceptible de prévention.

Sous des sourcils noirs et touffus, de petits yeux noirs, “élincelans, qui paraissent s’enfoncer lorqu'ils sourient malignement, indiquent de la ruse, des aperçus profonds, un esprit d’intrigue et de chicane. | .. Néanmoins si ces yeux ne sont point accompagnés d'une . bouche moqueuse, ils désignent un esprit froid et pénétrant, beaucoup de goût, de l'élégance, de la précision, plus de . penchant à l’avarice qu’à la générosité,

Les gens colères ont des yeux de diverses couleurs, rarement bleus, plus souvent bruns ou verdâtres.

Cette dernière couleur est souvent un signe de vivacité et de courage.

Des yeux dont les angles sont longs et aigus indiquent le rgènie et le tempérament sanguin.

… Des yeux grands, ouverts, d’une clarté transparente et dont

Je feu brille, avec une mobilité rapide, dans des paupières parallèles, peu larges et fortement dessinées, dénotent une pénétration prompte, de l’élégance et du goût, un tempérament colérique, de l’orgueil et un penchant extrême pour les femmes.

Quand le bord de la paupière d’en haut décrit un plein ceintre, c'est l'indice d’un bon naturel et de beaucoup de délicatesse, quelquefois aussi d’un caractère timide, ou enfantin.

Des paupières fort reculées et fort échancrées sont ordinairement le signe d’une humeur colérique.

Des yeux qui, vus de profil, semblent presque de niveau ayec le profil du nez, sans être pourtant à fleur de tête, in-

diquent constamment une organisation faible.

Un caractère plat, faible, pusillanime, ou totalement: bécile, se reconnaît à des Yeux qui ne jettent point de du tout, ou qui jettent beaucoup de plis allongés, toutes fois qu’ils veulent exprimer la joie ou la tendresse.

Avec des yeux aux sourcils faibles, minces, pour à dire épilés, aux cils longs, arqués, on doit avoir un es mou, sombre et flegmatique.

De petits yeux bleus, sans éclat, fortement dessinés, | foncés sous un front osseux, presque perpendiculaire, re trani vers le bas, très-sensiblement arrondi vers le haut, partiennent à dés hommes pleins de prudence et de pé tration, mais aussi d’orgueil, de Soupçon, d’un caract dur et froid.

Plus la peau des paupières, au—dessus de la prunelle, de saillies et paraît comme coupée pour ombrager la nelle, tandis qu’en haut elle se retire vers l’os de l'œil il ya de finesse, de tact, de susceptibilité de sentimens, courageuse et constante.

Certains yeux très-ouverts, très-saillans, avec des pt sioncmies fades, annoncent de l’entêtement sans fermeté, la bêtise avec des prétentions à la sagesse, un caracta froid qui voudrait montrer de la chaleur, et n’est tout au p! susceptible que d’un feu momentané.

Souvent les hommes obse:vateurs, surtout lorsqu'ils s4 frappés par ce qu’ils entendent, ce qu’ils voient, éprouve un petit mouvement subit à l’angle externe de l'œil, resserrement des paupières, qui se prolonge plus ou mob

long-temps, Ce tic est très-commun parmi les hauls for tionnaires, les préfets, les juges, etc.

» FI Vre

Des Sourcils.

Voyons d’abord ce que Buffon a dit des Sourcils.

« Après les yeux, les parties du visage qui contribuent! » plus à marquer la physionomie, sont les sourcils; comr » ils sont d’une nature différente des autres parties, ils s » plus apparens par ce contraste, el frappent plus qu’a » Cun autre trait; les sourcils sont une ombre dans le ti » bleau, qui en relève les couleurs et les formes. Les c* » des paupières font aussi leur effet; lorsqu'ils sont lons

» el garnis, les yeux en paraissent plus beaux, et le regard »plus doux. Il n'y a que l’homme et le singe qui aient » des cils aux deux paupières, les autres animaux n’en ont point à la paupière inférieure; et dans l’homme » même, il y en a beaucoup moins à la paupière inférieure » qu'à la supérieure; le poil des sourcils devient quelquefois » si long dans la vieillesse, qu’on est obligé de le couper. » Les sourcils n’ont que deux mouyemens qui dépendent >» des muscles du front, l’un par lequel on les élève, et l’au- >» tre par lequel on les fronce et on les abaisse en les ap- » prochant l’un de l’autre. »

» « Souvent les sourcils seuls, dit Lavater, deviennent l'expression du caractère de l’homme, témoins les portraits ù du Tasse, de Léon-Baptiste, d’Alberti, de Boileau, de » Turenne, d’Apelius, de Lefèvre, d’Ochsenstirn, de » Clarke, de Newton, »

» Un sourcil net, épais, formant sur l'œil une espèce d’ausxent, est toujours le signe d’un esprit mûr, sain et vigou- -reux.

».. Des sourcils doucement arqués s'accordent avec la modestie et la simplicité d’une jeune vierge.

Placés en ligne droite et horizontale, ils se rapportent à un caraclère mâle et vigoureux.

Lorsque leur forme est moitié horizontale et moitié courbe, la force de l'esprit est jointe à une bonté ingénue,

Des sourcils rudes et en désordre sont toujours le signe

d’une vivacité iniraitable ; mais cette même confusion an— nonce un feu modéré, si le poil est fin.

Jamais on ne verra des sourcils confus, hérissés, à des hommes d’un caractère doux, attentif et souple.

Des sourcils minces sont une marqueinfaillible de flegme et de faiblesse,

Lorsqu'ils sont épais et compacts, que les poils sont cou— chés parallèlement, ils prometient décidément un jugement mûr et solide, une profonde sagesse, un sens droit et rassis.

Anguleux et entrecoupés, ils dénotent l’activité d’un esprit productif,

Des sourcils horizontaux, épais, distincts et bien fournis, indiquent de l'intelligence, un cœur froid, et un esprit fé— cond en projets.

Plus ils s’approchent des yeux, et plus le caractère est

Le

sérieux, profond et solide. Celui-ci perd de sa force, de & fermeté et de sa hardiesse, à mesure que les sourcils remont tent.

Une grande distance de l’un à l’autre annonce une cons ception aisée, une âme calme et tranquille.

Avec un front osseux, des sourcils noirs, fort épais, inclh nés vers la tempe, et qui semblent peser sur de grands veu enfoncés qu'ils ombragent, sont ordinairement accompagne d’un pli dans la joue, long et fortement marqué. Au plu léger mouvement, ce trait exprime le mépris, l’arrogane et le froid dédain.

Des sourcils courts, touffus, découpés, sans être ni long ni larges, mais fort élevés au-dessus de l’œil, appartienner: ordinairement à des personnes rusées, souples, et douée d’une mémoire heureuse, avec du penchant pour la bigos terie.

Le mouvement des sourcils est d’une expression infinie : sert principalement à marquer les passions ignobles, l’or: gueil, la colère, le dédain. )

En terminant cet article, nous rappelerons que, page 134 nous avons présenté en détail les réflexions du peintre Le+ brun sur les sourcils et leurs divers monyemens.

Du Nez.

« Un beau nez ne s'associe jamais avec un visage dif » forme. On peut être laid et avoir de beaux yeux; mais uw » nez régulier exige nécessairement une heureuse analogt: » des autres traits, Aussi voit-on mille beaux yeux contri » un seul nez parfait en beauté; et là où il se trouve, » suppose toujours un caractère excellent, distingué. »

Un nez parfaitement beau, doit être d’une longueur égak à celle du front, ou un tiers de la longueur totale de 1! face. f

IL doit avoir à sa racine une légère cavité, un petit ena foncement qui le sépare du front.

Vue par devant, l’épine du nez doit être large et presqui parallèle des deux côtés, et il faut que cette largeur soit ua peu plus sensible vers le milieu.

Le bout ou la pomme du nez ne doit être ni dur ”

- charnu : le contour inférieur doit être dessiné avec précision et correction, nitrop pointu ni trop large.

De face, il faut que les ailes du nez se présentent distinc— tement, et que les narines se raccourcissent agréablement au-dessous.

Dans le profil, le bas du nez n’aura qu’un tiers de sa lon— gueur.

* Les narines doivent aller plus ou moins en pointe, et s’arrondir par derrière ; elles seront en général doucement

ceintrées et partagées en deux parties égales par le profil de la lèvre supérieure.

Vers le haut il joindra de près l'arc de l’os de l'œil; et sa largeur, du côté de l’œil, doit être au moins d’un demi-pouce.

Un nez qui réunit toutes ces perfections exprime tout ce qui peut s'exprimer. Cependant beaucoup de gens du plus grand mérite n’ont pas un semblable nez : Socrate, Boerhave et Lairesse avaient le nez fort laid, mais le fond de leur Caractère était la douceur et la patience.

Un nez dont l’épine est large, n'importe qu’il soit droit ou courbé, annonce toujours des qualités supérieures.

Sans cette épine, et avec une racine fort étroite, le nez indique souvent une énergie extraordinaire, mais elle est -momentanée, passagère et sans durée.

Lorsqu'il n’existe pas un léger enfoncement dans la jonction du nez au front, on ne doit espérer ni noblesse ni grandeur dans l'individu.

Le nez extrêmement penché vers la bouche annonce un caractère froid, insensible, un esprit malin, et de la mauyaise humeur.

La narine petite est le signe certain d’un esprit timide, incapable de hasarder la moindre entreprise.

Lorsque les ailes du nez sont bien dégagées, bien mobiles, elles dénotent une grande délicatesse de sentiment, qui peut dégénérer en sensualité et en volupté.

Le nez qui se courbe au haut de la racine est l’indice d’un caractère impérieux, ferme dans ses projets.

Sans inflexions douces, sans entailles légères, sans ondu-

lations plus ou moins marquées, il n’est point de nez physiognomiquement bon, grand et spirituel.

raser ame

L'homme dont le nez penche extrêmement vers la bou: che n’est jamais ni vraiment bon, ni gai, ni grand, ni nos ble; il est froid, insensible, peu communicatif, de mau: vaise humeur et d’un esprit malin. |

Si le nez de ce genre est courbé du haut, il est encore l'indice d’un penchant extrême pour la volupté.

Des nez un peu retroussés, avec enfoncement marqué verf la racine, sous un front plus perpendiculaire que rentrant! décèlent une disposition naturelle à la volupté, à la mol lesse, à la jalousie, à l’entêtement ; mais une pareille dis— Position n’est point incompatible avec la finesse, la pros bité, la bonhomie.

Des nez marqués des deux côtés de plusieurs enfonce mens rendus sensibles au plus léger mouvement, et qui ne disparaissent pas même entièrement dans le repos absolu,, annoncent un esprit lourd, incommode, souvent hypocon-driaque, et quelquefois d’une malice opiniâtre.

Des nez retroussés, à des hommes grossiers et colères, , sous des fronts hauts, intelligens, mais rentrant pourtant vers le bas, avec la lèvre inférieure fort avancée, indiquent! presque toujours des caractères d’une dureté insupportable, , d’un despotisme effrayant.

Les narines doivent aller plus ou moins en pointe et s’ar-rondir par-derrière.

De face, il faut que les ailes du nez se présentent distinc-. tement, et que les narines se raccourcissent agréablement! au-dessous.

Nous croyons devoir adjoindre aux idées de Lavater les : réflexions suivantes qui nous ont été inspirées par un arti-cle sur le nez.

Indices physiognomoniques du Ne.

(Extrait d’une Notice publiée par M. Bourdon.)

Toutes les parties qui composent le visage de l’homme, savoir : le front, les sourcils, les yeux, les joues, la bouche, le menton et même les oreilles, ontune motilité particulière, qui les rend très-facilement impressionables par la pensée

qui occupe la passion qu’on ressent, la sensation qu’on éprouve, et l’état secret de l’âme se peint ostensiblement sur toutes les parties du visage. Dans ce moment le nez ne resle point immobile, comme pourraient le croire quelques personnes, il s’allonge ou se raccourcit ; les narines s’ouvrent se ferment, se relèvent ou s’abaissent; d’autres fois de dégers plis obliques et parallèles se forment sur les faces la= térales du nez ou à sa racine : enfin, dans certains cas, les oreilles rougissent ou pâlissent très-fortement, et c’est pour celte raison qu'on doit les adjoindre aux parties sur lesdr se fait remarquer l'impression produite par l’état e l’âme.

| De ce que nous disons, on aurait tort de conclure que toutes les autres parties du corps sont exempies de cette “impression; il est facile de démontrer le coniraire et de “prouver que l’état moral a une influence très-marquée sur tout le physique. Par exemple, un homme éprouve un ac- “cès subit de colère; cependant il le maîtrise et ne dit rien “qui dénote la violence qu'il se fait à lui-même; mais sa physionomie parle, elle peint toutes les nuances du senti “ment qui l’agite; son langage, où l’on remarque la con- Mrainte, semble calme et modéré, et pourtant il n’est pas june seule partie de son corps qui ne soit en colère : sa poi- “rine se gonfle, sa respiration est courte, fréquente et opps sons ÿ penser, il prend une pose particulière, ses ras se portent en avant comme pour repousser, ses mains ouvrent et se resserrent avec force, les muscles de ses jambes se contractent, et ses orteils s’agitent. Ces signes sont Bien suffisans pour dénoter l’homme qui s’efforce de dissi— Muler la violente passion qu’il éprouve, et cependant nous mavons point parlé de l’expression particulière du visage; notre but était de faire sentir que toutes les autres parties du corps doivent aussi fixer l’attention du physionomiste ; Car, on ne saurait trop le répéter, quel que soit le plus ou le moins de force du sentiment dont le visage recoit une impression, il agit en même temps sur toute Ja personne, et il est à regretter que l’on n'ait pas étudié sur l’homme nu la physionomie particulière que chaque passion vertueuse ou vicieuse donne aux diverses parties du corps. Une suite d'observations de ce genre serait d’une bien grande

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utilité pour les physionomistes, les peintres, les sculpté. et même pour les médecins. - Mais revenons aux signes physionomiques que les:

présentent dans leurs formes ainsi que dans leurs dim sions.

» pérament. C’est par Jui qu’on découvre Ja faiblesses » l'énergie, la noblesse ou l’abjection, une sensualité » Cessive Ou l’assujettissement des Passions à une vol » plus forte qu’elles. Mais il divulgue encore mieux! » penchans énergiques qui résultent de l’organisation pi » mière, que les goûts versatiles qui naissent, après cos » de l’éducation ou de l'exemple. Enfin il ne révèle pr » que aucune des faiblesses acquises ou des vertus de c » vention; maisil dénote, avec quelque certitude, quelle » l'essence même du caractère individuel. »

Nous partageons, en grande partie, l'opinion de Mo sieur Bourdon, mais nous ne pensons pas que le nez pui être un signe certain, car on n’a jamais la certitude que: nez d’un adulte a conservé sa forme normale, et notre : voir est de faire connaître aux physionomistes les circon lances qui peuvent altérer la forme du nez.

Dans l'enfance et l'adolescence, le nez n’a aucune forr fixe, elle varie chaque jour; à l'époque de la puberté, éprouve un développement très-notable; mais il doit ex core subir de nouveaux changemens, et ce n’est que vingt à vingt-cinq ans qu'il prend une forme d=peu-pr déterminée ; nous disons à-peu-près, parce que l’accroiss ment du physique et du moral se prolonge jusqu’à l’âge Juarante ans et demi, comme nous l'avons fait observer Parlant des trois périodes de la vie de l’homme,

Pendant les vingt-cinq premières années de l'existence Ja nature est parfois contrariée dans sa marche, et la form du nez est exposée à des altérations plus ou moins forte.

Une chute, un coup sur les os du nez qui se développen: peut changer en nez très-aquilin un nez qui, sans cet ac cident, eût été perpendiculaire ou retroussé.

Le nez peut également être déformé par de fréquentes attaques de corysa, vulgairement appelé rhume de cerveau, quoique cette affection n’ait aucun rapport avec cet organe,

Ces prétendus rhumes occasionnent des gonflemens qui laissent des traces d'autant plus sensibles que souvent on enduit le nez, les narines surtout, avec de la pommade, du suif ou d’autres corps gras.

La forme, la dimension des nerines peut aussi être altèrée par l'usage immodéré des parfums qui déterminent un relèchement, ou par des lavages avec des liqueurs spiritueuses qui produisent un effet opposé;

Par l'usage plus ou moins habituel du tabac :

Par la mauvaise habitude de se moucher très-souvent avec force et pression du nez;

Par l'introduction des doigts dans les narines, pratique fort ordinaire aux enfans qui parfois la conservent pendant toute leur vie, lorsque dans leur jeunesse on a négligé de les en corriger.

La forme du nez peut éprouver de grands changeméns par la seule pression des luneltes, des conserves.

Nous faisons usage de lunettes montées en écaille, d’une très-grande légèreté, et néanmoins une petite éminence indique l’endroit où elles posent sur le nez.

. Combien de gens ont la sotie habitude de toucher leur nez à chaque instant, de le manier par distraction.

Combien d’autres, après s’être soigneusement mouchés, achèvent de nettoyer leurs narines avec le bout du doigt énveloppé dans le mouchoir.

: Nous en avons dit assez pour démontrer que la forme normale du nez peut être facilement dénaturée, et qu’en conséquence on ne peut pas le considérer comme un signe toujours certain de tel ou tel caractère, M. Bourdon ne contestera point la validité des causes de déformation que nous alléguons ; il sait bien quel est leur effet, puisqu'il dit que chez les Perses, grands amateurs des nez aquilins, « des » eunuques étaient spécialement chargés de malaxer le nez » des jeunes altesses persannes, afin de leur procurer » Un nez digne de figurer sur le trône. »

En effetle massage, qui consiste à presser avec la main, à pétrir en quelque sorte les diverses parties du corps, est fort en usage chez les orientaux, au sortir du bain, comme

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moyen d’exciter la vitalité musculaire : par conséquent : naturel, en massant fréquemment le nez, de déterminer développement. Ubi Slimulus, ibi afluxus.

Après avoir signalé Jes motifs qui, dans certains Cas, 1 font révoquer en doute l’infaillibilité prophétique du nez, allons faire connaître les indications qu’il semble fournir. lon sa forme, sa grosseur, elc. Au surplus, nous dii Comme M. Bourdon, ce sont « des conjectures que cha ? Pourra modifier à sa guise. » “|

Quoi qu'il en soit, les beaux et grands nez aquiline: non, « formant le tiers de la face en hauteur et le quart » la totalité de la tête, » indiquent les plus heureuses ganisations; aussi les anciens prétendaient-ils que les gra: nez étaient les seuls compatibles avec la majesté des dil et des héros. (Dans le temps de la terreur, M. Frigs Montan, ingénieur des ponts-et-chaussées à Orléans, ét venu à Paris, faillit y être guillotiné pour avoir dit : grands nex sont des polissons.) Heureusement il en fut qui Pour un séjour de deux mois à Ja conciergerie,

Néanmoins il est à remarquer qu'un grand nez surmos d’un front large et Proëéminent, dont il est séparé par t légère dépression, est un signe assez ordinaire de ferme de constance, de persévérance, d’opiniâtreté Portée jusqu l'entêtement, et en outre d’un ardent désir de la puissan: Tout ce que nous disons est confirmé par quinze ans d’exf rience, et on le voit écrit sur le nez et le front de Nam léon.

Lorsque la dépression, l’échancrure qui doit séparerr nez du front n'existe pas, les indices sont bien différer alors ils annoncent une excessive vanité, des caprices, ui ambition mal dirigée, et la puissance remplacée par le per chant au despotisme, à la tyrannie. C’est précisément , qu’indique le nez de Narcisse, continu avec le front Sans €} foncement intermédiaire.

Quand par hasard le Possesseur d’un nez et d’un fro» comme celui de Napoléon à les Jeux presque de nivea avec le nez, les indices deviennent encore plus défavoras bles; il y a une sorte de Stupidité, une excessive faibles d'esprit, une hésitation continuelle dans la volonté, et pas conséquent incapacité de bien faire.

On peut done, laissant à part les diverses nuances dom

nous venons de parler, établir pour principe général que le nez aquilin, légèrement enfoncé au-dessous du front, est Pindice de la hauteur et de l'ambition. C’est le nez des gens d’idiocrasie bilieuse,

Un nez médiocre et effilé annonce de l'imagination, de l'enthousiasme, une grande sensibilité , parfois de la finesse, de l’astuce, de la ruse, et de la disposition à abuser de ces trois dernières, Un tel nez appartient à l’idiocrasie nerveuse.

» On reconnaît un individu privé d'énergie, de constance, et surtout de jugement, à son nez Court, ramassé, épais xers ses ailes, et souvent accompagné de grosses lèvres, Le propriétaire d’un tel nez est en général d’une idiocrasie Iymphatique.

Le nez dont la cloison mitoyenne dépasse les narines, des-

cend vers la bouche, et se confond avec la lèvre supérieure, signale une personne égoïste, ou douée d’une excessive ayidité.

. Attendez-vous à trouver peu de sagacité, peu de grandeur d'âme, mais beaucoup d’opiniätreté, et une grande Propension à la jalousie, chez l'individu porteur d’un nez dont la racine est enfonce, le bout gros et retroussé.

Si le bout du nez descend devant la lèvre supérieure et ombrage la bouche, M. de Châteaubriand y reconnait Île signe de la résignation; mais, selon M. Bourdon, ce nez annonce des pensées essentiellement terrestres.

L'homme hypocondre, opiniâtre, misanthrope, doué parfois dun esprit malin et sardonique, à généralement des plis parallèles sur les faces latérales du nez.

Voyez-vous un nez court, subitement arrondi, ou un peu rétroussé, avec des sourcils épais et en désordre, dites c'est un homme colère. |

Socrate et Gall avaient un nez retroussé, signe presque toujours certain d’un caractère passionné. Les gens, dits à bonnes fortunes, ont en général un nez de cette espèce.

On rencontre souvent dans ce bas monde des personnages doués d’un caracière constamment hostile, processif et: méchant poar le plaisir de l'être. Ces gens-là, toujours prêts à tout sacrifier au bonheur de débiter un mauvais bon mot, une épigramme, sont faciles à reconnaître ; ils ont pour l'ordinaire un pelit nez relroussé, de très-petits yeux, om

bragés par des sourcils saillans, qui se rejoignent à la du nez, lorsqu'ils ne sont pas épilés.

Quelquefois le nez est incliné à droite, mais cette | maison n’offre aucun indice particulier, et provient, M. Bourdon, de l'habitude de se servir préférablemer la main droite : « les gauchers, dit-il, ont le nez incli » gauche. » La chose est très-possible, et si elle est cé mée par l'observation, l’inclinaison du nez devient un & physiognomonique, et fait connaître quelle est lai dont se sert plus habituellement l’individu dont le nez incliné à droite ou à gauche.

Des Joues.

» leur impriment des sillons grossiers; la sagesse, l’ex » rience et la finesse d'esprit les enirecoupent de traces

Certains enfoncemens, plus où moins triangulaires, qu TéMarquent quelquefois dans les joues, sont le signe ini

l’homme qui ne sourit jamais agréablement, La grâce du sourire peut servir de thermomètre pour bonté du cœur et la noblesse du caractère, Sur la joue qui sourit, voit-on se former trois lignes ]

rallèles et circulaires, on doit trouver un fond de folie d le caractère,

Du Menton.

« Une longue expérience a prouvé à Lavater, qu’un m » {on avancé annonce toujours quelque chose de positifs: » lieu que la signification du menton reculé est toujours : » gative. Souvent le caractère de l’énergie ou de la faibl » de l'individu se manifeste uniquement par le menton;

Une forte ïincision au milieu du menton indique Fhomme judicieux, rassis et résolu.

Un menton pointu passe ordinairement pour le signe de Ja ruse; cependant Lavater a trouvé cet indice chez les personnes les plus honnêtes, et chez elles a ruse n’était qu'une bonté raffinée.

Un menton mou, charnu et à double étage, est, la plupart du temps, la marque et l'effet de la sensualité. - Les mentons angulaires annoncent des gens sensés, fer— mes et bienveillans.

Les mentions plats supposent la froideur et la sécheresse du - tempérament, Les petits caractérisent la timidité.

" Les ronds avec la fossetie peuvent être regardés comme “le gage de la bonté.

Un menton osseux, long, large, lourd, ne se voit ordinairement qu'à des gens grossiers, durs, orgueilleux et violens.

… Lavaier élablit trois classes générales pour les différentes “formes du menton. * M rc, Le menton reculé, qui lui fait toujours soupçonner “quelque côté faible, et qu’on pourrait nommer le menton “iéminin, parce qu'on le retrouve presque à toutes les fem- "mes.

… 2me, Les mentons qui, vus de profil, sont en perpendicularité ayec la lèvre inférieure. Ceux-ci lui inspirent beau- “toup de confiance.

… 51e. Les mentons qui débordent la lèvre d’en bas, en autres termes les mentons pointus qui accréditent chez lui Pidée d’un esprit actif et délié, pourvu qu'ils ne fassent pas Danse, car cetie forme exagérée conduit ordinairement à la Pusillanimité et à l’avarice.

De la Bouche et des Lèvres.

4 La bouche est l'interprète et le représentant de l’es- » prit et du cœur: elle rassemble, et dans son état de repos » et dans la variété infinie de ses mouvemens, un monde de » Caractères : elle est éloquenie jusque dans son silence. »

Aussi mérite-t-elle toute l'attention du physionomiste dans chaque bouche, doit distinguer soigneusement :

1° Les deux lèvres, chacune séparément ;

29 La ligne qui résulte de teur jonction, lorsqu’elless doucement fermées > €L lorsqu'elles peuvent l'être sans ef

39 Le centre de la lèvre de dessus et celui de la lèvrer bas ; et chacun de ces Poinis en particulier ;

49 La base de la ligne du milieu, c’est-à-dire un peti gle formé par la lèvre supérieure et dont ombre, sur | inférieure, est très-sensible lorsque la lumière peu vive x d'en haut;

$° Les coins qui terminent celte ligne et par lesquels:

Sans ces distinctions il est impossible de bien dessines

également bien serpentée, ces lèvres sont incompatibles ac la bassesse, la fausseté et la méchanceté ; mais quelquefois ex annoncent un peu de penchant à la volupté.

La bouche resserrée, fendue en ligne droite et où le be des lèvres ne paraît pas, est l'indice certain du sang-froi

d’un esprit appliqué, ami de l'ordre, de l'exactitude et de

Si elle remonte en même temps aux deux extrémités, e Suppose un fond d'affectation, de prétention et de vanit Peut-être aussi un peu de malice.

Des lèvres charnues présagent la sensualité et Ja paréss Rognées et fortement prononcées, elles inclinent à la tim dité et à l’avarice.

Lorsqu’elles se ferment doucement et sans effort, elles ii diquent un caractère réfléchi, ferme et judicieux,

Une lèvre supérieure qui déborde un peu est la marque di tinctive de la bonté; la lèvre inférieure qui avance indique au lieu d’une vive tendresse , une froide et sincère bonhomié

La lèvre inférieure assez saillante pour dépasser sensi blement la lèvre Supérieure, annonce du penchant à la vos lupté et aux plaisirs sensuels en général.

La lèvre inférieure qui se creuse au milieu, n'appartient qu'aux esprits enjoués.

Une bouche bien close, mais sans affectation, annonce le courage.

Une bouche béante est plaintive.

Une bouche fermée souffre avec patience.

La bouche, dont les lèvres sont également avancées, est celle de l’homme honnête et sincère.

Les extrémités de la bouche abaissées d’une manière maruée et oblique, sont l’expression du mépris, de l’insensibilité, surtout si la lèvre inférieure est plus grosse que la supérieure. 4} Si la lèvre inférieure dépasse horizontalement la moitié de Î largeur de la bouche vue de profil, il est certain que, selon les autres indices physionomiques , il y aura isolément ou bêtise, ou rudesse, ou avarice, ou malignité, ou tous les atre ensemble.

Les petites lèvres et la ligne centrale de la bouche forteent tracée et se retirant en haut sur les côtés d’une manière ésagréable, annoncent la méchanceté, une froide insensibilié, un mépris des hommes, incompatibles avec des affections lbérales.

| Une bouche à lèvres très-Ctroites , se retirant en haut vers ls deux extrémités, sous une lèvre supérieure qui, vue de profil, paraît arquée depuis le nez, celte bouche appartient un avare, rusé, actif, industrieux, froid, dur et flatteur. | La lèvre inférieure, lorsqu'elle est très-protubérante, plus illante que Ja supérieure et renversée en dehors, en un mot lèvre semblable à celle que les peintres donnent aux satyres, note un individu trés-lascif, un libertin dont les goûts nt dépravés,.

La bouche, qui a deux fois la longueur de l’œil, d’un ange à l’autre, est la bouche d’un sot.

Toute disproportion entre la lèvre supérieure et la lèvre érieure est un indice de méchanceté ou de folie. Lorsqu'un homme d'esprit, ayant la bouche fermée, laisse ituellement entrevoir une dent, c’est un signe de sévérité, dé froideur et de méchanceté.

Une petite bouche étroite, sous de petites narines et un front eliplique, est toujours peureuse, timide et d’une vanité puérile.

Le long intervalle placé entre la bouche et le nez est tou-

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