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jours le signe d’un défaut de prudence, nar excès de fran-chise.
De trop grandes lèvres, quoique bien proportionnées, dé-cèlent toujours un homme peu délicat, sordide ou sensuel, quelquefois même, un homme stupide ou méchant,
Des Dents.
« Rien de plus positif, de plus frappant, ni de mieux prouvé! » que la signification caractéristique des dents, considérées # » non-seulement suivant leurs formes, mais aussi par la ma: » nière dont elles se présentent. >
« Les dents petites et courtes, que les anciens physiono:: » mistes regardaient comme le signe d’une constitution fai » ble, sont, à mon avis, dans l'adulte, l’attribut d’une force x de corps extraordinaire. Jeles ai retrouvées aussi à des gensh » doués d’une grande pénétration; mais dans l’un et 1 'autre | » cas elles n'étaient ni bien belles ni bien blanches. »
« De longues dents sont un indice certain de faiblesse et de: » timidité. »
Les dents blanches, propres et bien arrangées, qui, à Pou-: verture de la bouche, paraissent s’avancer sans Sr 00 annoncent, dans l'adulte, un esprit doux et poli, un cœu bon et honnête.
On peut bien avoir un caractère très-estimable avec deb dents gâtées , noires , laides et inégales , mais ce dérangemen!| physique provient le ‘plus souvent "de maladies.
Celui qui ne soigne pas ses dents, annonce, par cette seul: négligence, des sentimens ignobles.
Lorsqu’à la première ouverture des lèvres, les gencives d la mâchoire supérieure paraissent totalement, on doit s’attendre à beaucoup de flegme et de froideur.
Les dents qui s’allongent en avant en formant de a bouche une espèce de museau, sont l’indice de la stupidité
Les dents qui semblent déprimées et rentrent en dedans, annoncent l'hypocrisie et la ruse.
Le physionomiste doit s'attacher à diriger ses recherches sur les dents : qu’il examine, qu'il étudie , qu’il compare celles de l’homme d'esprit, de l imbécile de l’hypocrite, dt scélérat, et il reconnaîtra combien elles sont expressives, soit
par elles-mêmes , soit par leurs rapports avec les lèvres : on les regarde avec raison comme une des beautés corporelles de espèce humaine, puisque leur chute dépare non-seulement le plus beau visage, mais elle semble encore devenir l'indice d’un trouble organique et préluder à une vieillesse plus ou moins précoce,
Des Oreilles.
Lavater indique l'oreille comme devant être un objet d’étude pour le physionomiste, mais il ne fait connaître au vcune de ses observations sur cette partie, il se borne à dire : « Pour ce qui est de l'oreille, je conseillerai de faire at- > tention, « 19 À la totalité de sa forme et de sa grandeur ; « 20 À ses contours intérieurs et extérieurs, à ses cavités » et à son enfoncement ; | « 59 À sa position ; il faut voir si elle colle contre la tête, » ou sielle en est détachée. Examinez celte partie chez un \ homme courageux et chez un poltron, chez un philosophe > et chez un imbécile-né, et vous apercevrez bientôt des » différences distinctives qui se rapportent à chaque carac— » tère. »
| Nous nous permettrons d’ajouter qu'il n’est pas douteux } que l’observateur trouvera dans l’oreille quelques indices de certains sentimens , de certaines passions, car dans une foule de circonstances on voit le pavillon entier de l'oreille rougir ou pâlir d’une manière plus ou moins prompte, et devenir d’une couleur plus ou moins intense ; d’autres fois c’est le lobule seul qui rougit ou pälit, ou bien encore, le pavillon et le lobule éprouvent dans le même instant des effets opposès, l’un rougit et l’autre pâlit, Nous n’avons point la prétention d'expliquer ces mouvemens divers, mais nous croyons devoir les soumettre aux recherches des physionomistes.
De la Nuque et du Cou.
Une observation sur la tournure du cou fut le premier germe de l’etude favorite de Lavater; c’est à dater de cette ob-
servation, faite en présence de Zimmermann, qu'il suivit avece constance ses recherches physiognomoniques.
D'après cette circonstance, on doit s’étonner qu'il ait traité? la nuque et le cou comme les oreilles, sans observations, sanss préceptes. Ce laconisme est d’autant plus singulier que La-. vater termine sa courte note par ces mots : « Si cette partie» » (le cou) m'avait paru moins frappante et moins significa- - » live, il est très-probable que je n’eusse jamais écrit une: » seule ligne sur la science physiognomonique. »
Des Cheveux.
« Les cheveux offrent des indices multipliés du tempéra- » ment de l’homme, de son énergie, de sa façon de sentir, » et par conséquent aussi de ses facultés spirituelles : ils: » n’admettent pas la moindre dissimulation; ils répondent à » notre Constitution physique comme les plantes et les fruits » répondent au terroir qui les produit. Vous aurez soin de: » distinguer la longueur des cheveux, leur quantité et la. » manière dont ils sont plantés; leur qualité, s’ils sont ronds, » lisses ou frisés; leur couleur, »
Les longs cheveux sont un indice de faiblesse de caracière.
La chevelure plate ne s’associe jamais à un esprit mâle.
Des cheveux noirs, plats, épais et gros, dénotent peu d’esprit, mais de l’assiduité et l'amour de l’ordre.
La couleur des cheveux offre les mêmes indications que la couleur des yeux , et le physionomiste doit en tirer les mêmes! conséquences.
Des cheveux noirs et minces, placés sur une tête mi-chauve, dénotent un jugement sain et net, mais qui exclut l'invention et la saillie.
Les cheveux blonds annoncent généralement un tempérament délicat.
Les cheveux roux caractérisent, dit-on, un homme sou— verainement bon ou souverainement mauvais,
Un contraste frappant entre la couleur des cheveux et la couleur des sourcils doit inspirer de la défiance.
Des Mains.
De même que toutes les autres parties du corps, les mains fournissent aussi des indices physiognomoniques, elles contribuent à faire connaître le caractère de l'individu; leurs mouyemens sont un langage aussi expressif que vrai, car la main ne peut pas dissimuler, le geste trahit la pensée.
Quoy, des mains? dit Montaigne, nous requerons, nous promettons , appellons , congédions, menaçons, prions, nions, refusons , interrogeons, admirons, nombrons, confessons, repenlons, Craignons, vergoignons, doutons, commandons, incitons , encourageons, jurons , témoignons, accusons, condamnons, absolvons, méprisors, deffions, despitons, flattons, applaudissons, bénissons, humilions, moquons, reconcilions, recommandons, exaltons, festoyons, resjouïssons, complaignons, attristons, desconfortons, désespérons, estonnons, eserions , taisons : et quoy non? d’une variation et multiplication à l’envy de la langue.
Montaigne a raison de dire à l’envy de la langue, l’italien pourrait s’en passer; très-souvent sa langue reste muette, ce sont ses mains qui parlent, et leur langage est aussi facile à comprendre qu’à parler. Maintes fois en parcourant les plaimes de la Toscane ou les Apennins, nous avons employé cette langue mimique pour demander notre routé ou d’autres ren-
seignemens à un paysan fort éloigné de nous et dont nous ayions appelé l'attention par un coup de sifflet.
« Il ÿ a autant de diversité et de dissemblance entre les formes des mains, qu’il y en a entre les physionomies. »
« Deux visages parfaitement ressemblans n’existent nulle part, et de même, vous ne rencontrerez pas chez deux per— Sonnes différentes deux mains qui seressemblent. Plus il y a de Fapport entre les visages et plus il s’en trouve entre kes mains.»
La forme de la main varie à l'infini : son volume , Sa Couleur, sa carnation, ses contours, sa longueur, sa largeur, sa rondeur, offrent des différences très-marquées, et le physionomiste doit les étudier avec soin.