‹ Nouveau manuel du physionomiste et du phrénologiste, ou les caractères dévoilés par les signes extérieursChapitre 75 sur 133 · STATURE, PROPORTIONS · texte numérisé non relu

STATURE, PROPORTIONS

De la Poitrine, du Ventre, des cuisses, des

Jambes et des Picds.

Des épaules larges, qui descendent insensiblement, sont un signe de force et de santé; au contraire, des épaules défectueuses et de travers indiquent une complexion délicate, mais il semble qu’elles favorisent la finesse, l’activité de l'esprit, l'amour de l’exactitude et de l’ordre.

Une poitrine large et carrée, ni trop convexe, ni trop concave , suppose des épaules bien constituées, et fournit les mêmes indices.

Une poitrine plate dénote la faiblesse du tempérament, et cette faiblesse est très-grande si la poitrine est déprimée et semble creuse.

L'homme dont la poitrine est excessivement velue, doit avoir du penchant à la volupté. Ce penchant est encore plus fort si les épaules , les bras et les cuisses sont également trèsvelues.

* Un ventre gros et proéminent incline bien plus à la sensualité et à la paresse qu’un ventre plat et retréci.

Le Torse de Rome est le modèle parfait d’un des et d’un ventre bien proportionnés.

Enfin les pieds, selon leur structure et leur forme, achèvent | d'indiquer le degré de force et d'énergie de l'individu. Personne ne çonfondra le pied d’un Hercule avec celui d’un Ga-. nimède.

De la Stature, des Proportions, de la Pose.

Albert Durer est celui qui a donné la meilleure théorie! des proportions et qui les a le mieux observées dans ses des-: sins. Quant aux poses et aux attitudes, personne ne l'emporte} sur Chodowiecki, tant pour la richesse de l'imagination que? pour la vérité etla variété de l'expression. D’après les ou-vrages de ces deux artistes et les études de Raphaël, on doit,,

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selon Lavaler, adopter comme autant d’axiomes les propositiors suivantes :

m1. — La proportion du corps et le rapport qui se trouve entre ses parties, déterminent le caractère moral et intellectuel de chaque individu.

» 2, — Il y a une harmonie complète entre la stature de homme et son caractère, Pour vous en convaincre, commencez par éludier les extrêmes, les géans et les nains, les corps trop charnus ou trop maigres.

m5. — La même convenance subsiste entre la forme du visage et celle du corps; l’une et l’autre de ces formes est en accord avec les traits de la physionomie » Ct lous ces résultats dérivent d’une seule et même cause.

4. — Un corps orné de toutes les beautés de proportions possibles, serait un phénomène aussi extraordinaire qu'un homme souyerainement sage ou souverainement vertueux.

d 5. — La vertu et la sagesse peuvent résider dans toutes les sSlatures qui ne sortent point du cours ordinaire de la nature. “ 6. — Mais plus la slature et la forme seront parfaites, et plus la sagesse et la vertu y exerceront un empire supérieur,

Hominant et positif; au contraire, plus le corps s'éloigne de Ja perfection, et plus les facultés intellectuelles et morales ÿ Sont inférieures, subordonnées et négatives.

T. — Parmi les statures et les proportions, comme parmi

es physionomies , les unes nous attirent universellement, et ès autres nous repoussent ou du moins nous déplaisent.

» Des Athtudes, de la Marche et du Geste.

« Je soutiens que la représentation fidèle d’une vingtaine » de nos attitudes, choisies avec intelligence, et dans des » momens où nous ne nous croyons observés par personne, » pourrait nous conduire à la connaissance de nous-mêmes, » et devenir une source d’observations utiles; peut-être n’en » faudrait-il pas davantage pour donner une idée complète » du caractère de chaque individu.

« En suivant mon principe, je l’applique encore au geste... » Rien de plus significatif surtout que les gestes qui accom- » pagnent l'attitude et la démarche. Naturel ou affecté, ra » pide ou lent, passionné ou froid, grave ou badin, noble

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