DE L'ÉCRITURE
c'est lui qui pense, parle et agit. Il serait au moins hasar- | 48 d'en dire autant de l'historien, du romancier, du prédicateur et même de l’orateur parlementaire ; tous ces hommes disent et écrivent, non ce qu’ils pensent, mais ce que la circonstance où ils se placent les force à dire et à écrire : il serait donc irraisonnable de prétendre que fels ils sont, lels ils parlent et tels ils écrivent.
… Si le style n’est pas un indice toujours certain du caractère , il est néanmoins incontestable qu’il a des rapports très- “positifs avec le physique; ainsi l’homme dont le front est “allongé et presque perpendiculaire, a toujours le style sec et dur.
+ Celui dont le front est spacieux, arrondi, sans nuances et d'une construction délicate, écrit couramment et avec légè- “relé; mais il n’approfondit et ne sent rien. . Cet autre, dont les sinus frontaux sont fort saillans, a un . style coupé, sententieux et original, mais on n’y trouve point la liaison, la pureté et l'élégance qui distinguent les bons * écrivains.
. On met dans ses écrits de la vivacité, de la précision, de l'agrément et de la force, lorsqu'on possède un front mé- “diocrement élevé, régulièrement voûlé, qui recule forte- «ment et dont les angles sont doucement marqués près de l’as “de l’œil, | | De l’Écriture.
SE PR È « Tous les mouvemens de notre corps reçoivent leurs mo- » difications du tempérament et du caractère; le mouvement » du sage n’est pas celui de l’idiot ; le port et la marche dif- » fèrent sensiblement du colérique au flegmatique, du san-— » guin au mélancolique. Le sage prend sun chapeau de l’en- » droit où il l’a posé, tout autrement que le soft. » . & De tous les mouvemens du corps, il n’en est point d'aussi » Mariés que ceux de la main et des doigts. » « Plus je compare les différentes écritures qui me passent » sous les yeux et plus je suis confirmé dans l’idée qu’eiles » Sont autant d'expressions, autant d'émanations du caractère » de l'écrivain, Ce qui rend mon opinion encore plus vrai-