‹ Nouveau manuel du physionomiste et du phrénologiste, ou les caractères dévoilés par les signes extérieursChapitre 94 sur 133 · PRINCIPES ÉLÉMENTAIRES SUR L’EXPRESSION DES PASSIONS · texte numérisé non relu

PRINCIPES ÉLÉMENTAIRES SUR L’EXPRESSION DES PASSIONS

. Dans le Chapitre qui précède, nous avons exposé tout ce qui a pu généralement nous paraître nécessaire pour diriger le physionomiste; mais cela ne serait pas suflisant pour diriger celui qui, voulant cultiver les beaux arts, chercherait à se rendre compte des moyens qu’il serait obligé d'employer pour les exprimer au besoin, afin de les faire sentir aux autres : lels sont les peintres, les sculpteurs et les graveurs.

Il est bon même de remarquer avant tout que le mot pas- Sion en peinture est bien éloigné de signifier seulement les âgitations de l’âme ; qu'il doit être plutôt employé pour déigner principalement dans cet art toutes les modifications de la sensibilité, qui ont entre elles une si grande différence ; ainsi l’étonnement , la surprise, seraient considérés comme impression ; l'admiration et l’amour comme des affections ; la fureur, la colère et l’effroi comme des accès plus ou moins Yiolens d’irritation passagère ; la timidité et la cruauté comme résultats des habitudes , des goûts, du caprice, des appétits Momentanés; enfin, elles seraient toutes sous les directions dlune volonté plus ou moins soutenue, puisqu'il n’existe Qu'un seul instant à saisir pour les transmettre sur la toile.

Gependant M. Lebrun comprenait dans le mot passion tout, ce qui était capable d’agiter l'âme, et toutes les modifications dans les affections dont elle pouvait se rendre Compte à elle-même; dans le cas contraire, il la considérait comme l’apathie. El regardait l'expression comme synonyme

e sentiment, de sensation , et il disait que l’âme ne cesse d’être passionnée que lorsqu'elle ne sent plus; c’est pourquoi

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