DES PHYSIONOMIES PIEUSES, DÉVOTES ET RELIGIEUSES
« Que ne puis-je, dit Lavater, rapprocher dans un me » groupe le philosophe honnête homme qui borne sa foi: » religion naturelle, l’israélite sans fraude qui adore le « » de ses pères, et le chrétien apostolique, participant » trois à une même action vertueuse! Qu’une telle comp » son serait instructive! mais où trouver le peintre qui | » drait toutes les nuances du tableau? où trouver les { » originaux qui, malgré leurs opinions religieuses, con » tiraient à s'entendre sur un même but moral; ensi » quelle diversité n’y a-t-il pas entre les facultés r » gieuses? »
Non-seulement les dispositions religieuses de chaque : dividu s'expriment dans l'air et dans les traits du visa: dans la mobilité de la physionomie, dans le siége et danss plicatures qui résultent des mêmes mouvemens souvent! pêtés, mais le dessin et les contours de la forme solide di neront encore une plus juste idée de ce que l’homme est! ce qu'il peut être, et du genre de religion qu’il doit adopy ou que les circonstances l’auraient obligé de suivre,
Par exemple, on reconnaîtra aisément dans la mine» piétiste sa gravité composée et inquiète ; dans le herruhuthi son calme efféminé ; dans le mennonite , sa simplicité cordii dans le mystique, son amour spirituel ; et tous ces caracti religieux, on les saisira indépendamment de l'attitude, di démarche, du geste et de la voix ; circonstances dont chac prise séparément ajoute encore tant à l'expression général individuelle.
Tout homme religieux façonne, sans le savoir, sa divii Sur son Caractère. Le flegmatique adore un dieu calme doux; le colère redoute son pouvoir et sa vengeance. V! pourquoi Saint-Pierre et Saint-Jean parlaient du même di l’un avec crainte, l’autre avec tendresse.
De toutes les physionomies religieuses il n’en est pe