lia tiédeur de Thomas à-KempU
Persévérons, dans notre dévotion envers la trèssainte Vierge, parce que, si nous l'oublions, elle nous oubliera elle-soême. On raconte que le pieux Thomas à-Kempis, que quelques auteurs regardent comme
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l'auteur du livre admirable de X Imitation de Jésus* Christ, était un fervent serviteur de Marie ; il avait surtout la pieuse coutume de la saluer avec l'ange par Y Ave Maria. Quand il passait près d'une image de ga divine protectrice, il lui disait du fond du cœur : Je vous salue, Marie. Il obtint par ce moyen de grands biens pour son âme et devint un enfant de bénédiction. Cependant, quelques compagnons dont il ne se méfiait pas assez l'ayant peu à peu détourné de sa dévotion envers la très-sainte Vierge, il la sentit bientôt se ralentir : il n'avait plus la même ardeur pour la prière, pour la communion, pour l'élude. Il fallut une vision miraculeuse pour le ramener à ses devoirs. Une nuit, il lui sembla voir en songe Marie, qui se plaisait a répandre mille grâces sur plusieurs de ses condisciples. Il s'attendait aux mêmes faveurs; mais la très-sainte Vierge, se présentant à lui : « Qu'attends-tu, lui dit-elle d'un ton sévère, toi qui as cessé de me saluer? Que sont devenus ces Aie que lu m'adressais si souvent autrefois? Relire-loi, ingrat, tu ne mérites plus ma protection. » Tbomas se réveilla et reprit aussitôt ses prières accoutumées. 11 pleura longtemps sa tiédeur passée, et évita avec un soin tout particulier la compagnie des jeunes gens qui n'aiment point Marie, et qui détournent le-* autres de sa dévotion : il n'y a qu'à perdre avec ces malheureux. (Lkiiussi.)