‹ Nouveau mois de MarieChapitre 21 sur 121 · Un grand ierYiteur d> IJTarle · texte numérisé non relu

Un grand ierYiteur d> IJTarle

Le P. Eudes, qui mourut en 1680, eut dès l'en-

fanceune dévotion remarquable pour la mère de Dieu,

Pendant ses cours, il était membre fervent de la

congrégation de la sainte Vierge. 11 entra dans un ordre qui a pour patronne la Reine des Anges : il la donna pour protectrice à ces deux sociétés religieuses. Il voulut célébrer sa première messe la nuit de Noël, dans une chapelle dédiée à Marie ; il fit le pèlerinage de Notre-Dame de la Délivrance, avant de commencer la corporation de ses prêtres. Il introduisit quelques pratiques qui donnèrent lieu d'établir ou de solenniser, avec un éclat qu'autorise l'Église catholique, les fêtes du Sacré-Cœur de Marie, de sainf. Joseph, desaint Joachim, de sainte Anne, et l'octave de l'Immaculée Conception de la Vierge. Il ordonna de prêcher, à chaque mission, sur la dévotion envers la Reine des saints ; il fit restaurer sa chapelle, dans la paroisse d'Alleamne, près de Valognes, et y institua la fête de Notre-Dame Ce la Victoire. Il rétablit la chapelle de Notre-Dame de la Consolation.

Les missionnaires devaient, dès leur arrivée dans une commune, aller implorer le secours de la sainte Vierge ; tous les matins ils récitaient ses litanies. Ce fut à Coutances que le P. Eudes fit construire la première église qui ait été consacrée au Cœur de Marie, On inscrivit au frontispice ces mots : Fundavit eam mater Altissimi^ la mère du Très- Haut a fondé celte église.

Le P. Eudes fit porter constamment, par ses religieusesde laCharité, un cœur d'argent où était ciselée l'image de la sainte Vierge avec l'enfant Jésus, ayant

pour supports, d'un côté, une branche chargée de roses, et, de l'autre, un lis. Ces deux fleurs sont les deux emblèmes de la charité et de la pureté, vertus si chères à la Vierge très-prudente.

De son lit de mort, il offrit encore une fois ses disciples au Sauveur et à sa Mère. Il souhaitait que tous les grains de poussière en laquelle son corps serait réduit fussent autant de langues et de cœurs qui pussentà jamais bénir, aimer et glorifier les très-aimables CœursduRédempteurdu monde et delà Vierge fidèle.

Au dernier soupir, il redisait à Marie : Monstra te esse matrem I

Des quinze écrits où il a déposé ses convictions re* ligieuses, deux sont entièrement consacrés à la cause de celle qui est le secours des chrétiens. Ces deux ouvrages ont pour titre : V Enfance admirable de la très-sainte Mère de Dieu ; le Cœur admirable de la Mère de Dieu. (L'abbé de Garaby.)

QUELQUES SERVITEURS DE MARIE (suite.)

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