‹ Nouveau mois de MarieChapitre 31 sur 121 · Un soldat bieii cher au cœur de iSarie · texte numérisé non relu

Un soldat bieii cher au cœur de iSarie

Un soldatavait conservé, au milieu de la licence des armes, les bons sentiments dans lesquels sa famille l'avait élevé : Dieu se réserve ainsi dans toutes les conditions ses élus. Celui-ci visitait souvent un bon prêtre pour se fortilier dans ses saints entretiens, et plusieurs fois il lui avait amené ceux que son zèle avait convertis. Le régiment reçoit une autre destination. Le pieux soldat vient faire ses adieux au guide et à l'ami de son âme, et, ne le trouvant pas, il attend, les yeux arrêtés sur une image de Marie, et le cœur livré aux plus douces pensées. Le prêtre arrive enfin : « Qu'avez-vous, mon ami? lui dit-il, vous paraissez triste, vous pleurez. — Mon père, la sainte Vierge m'accable, elle me tuel — Qu'cnlendez-vous dire?

vous ferait- elle quelque reproche? auriez- vous eu quelque malheur? — Non, mon père, non, mais la sainte Vierge me tue ! elle a eu pour moi tant de bonté, tant d'amour, et pour tous ses bienfaits, je n'ai à lui offrir qu'un cœur de soldat: voilà ce qui me tue. » Que ce cœur de soldat devait être cher au cœur de Marie !

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