‹ Nouveau mois de MarieChapitre 72 sur 121 · Uue femme aveugle guérie par Marie · texte numérisé non relu

Uue femme aveugle guérie par Marie

Une femme de Pradigier, paroisse de Mérinchal, fut, pendant l'espace d'une année, privée de l'usage de la vue. Quelques personnes pieuses, la voyant

dans ce triste état, lui conseillèrent de faire vœu de se rendre à Orcival pour implorer le secours de la Mère de Celui qui est la lumière du monde. Docile à ce conseil, et remplie d'une foi vive, elle le fit, recouvra subitement la vue, et alla peu de jours après à Orcival accomplir son vœu, et témoigner sa juste reconnaissance à Marie pour le bienfait qu'elle lui avait accordé.

1*1. — Courte prière d'une pauvre mère exaucée par Marie.

Le sanctuaire de Notre-Dame de Fourvières, si cher aux fidèles habitants de Lyon, est célèbre dans le monde entier. Le Seigneur se plaît à opérer des prodiges en faveur de ceux qui viennent implorer la miséricorde de Marie sur sa sainte montagne.

Voici un fait bien touchant qui a été communiqué par un prêtre vénérable à un journal de Paris.

« Il y a cinq mois environ, je venais de visiter l'illustre sanctuaire de Notre-Dame de Fourvières, et j'étais heureux de raconter à mes paroissiens les merveilles de piété que mes yeux y avaient vues, et les douces émotions que mon cœur y avait éprouvées. En ce moment, une vertueuse mère de famille, madame B., qui avait laissé à la garde d'une voisine une jeune enfant de six ans, dont les yeux étaient malades depuis sa naissance, sentit la confiance naître en son cœur pour Notre-Dame de Fourvières.

« Oh ! se dit-elle, si cette Notre-Dame voulait guérir ma petite, je ne manquerais pas de lui faire célébrer une messe! » Cette prière était bien simple, mais elle était bien sincère et animée de la plus vive confiance ; aussi monta-t-elle jusqu'au cœur de Marie.

« Dès le lendemain l'enfant fut guérie ; ses yeux devinrent purs et limpides et ils le sont encore aujourd'hui.

«La vertueuse mère, persuadée qu'une si prompte guérison n'avait pu se faire que par l'intervention de Celle qu'elle avait priée, s'empressa de s'acquitter à l'égard de la bienfaitrice de son enfant, et chaque jour elle est heureuse de lui payer son tribut de reconnaissance pour un si grand bienfait

« Pour moi, ma pensée n'est pas certainement de crier au miracle, mais connaissant l'état de l'enfant, le vœu de la mère et la guérison durable qui a coïncidé, je ne puis m'empêcher de reconnaître là une douce opération de notre très-miséricordieuse avocate.

c Peignet. »

«Bellecombe(Drômi'), le 15 avril 1858. »

Page 1