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LA MUSIQUE DANS LA GAZETTE DE LORET

Volume I. — 18 juin 1651, p. 128.

Ledit jeune Roy, notre sire, Aimant fort à chasser et rire.

Depuis deux ou trois jours en ça Son troisième ballet dansa.

Ce ne fut en chambre ni salle (Jue parut la danse royale, Mais au jardin, à peu de frais, Durant un soir qu'il faisait frais, A la lueur de cent chandelles, Et de plusieurs belles prunelles.

Décembre 1051.

Tous les blondins du camp d'Harcourt S'en sont retournés à la cour, Où l'on entend moins de fanfares, Mais des concerts beaucoup plus rares :

Où l'on ne voit pas lant d'assauts, Mais plus de danses et de sauts ; Tant de tambours ni de trompettes, Mais plus de luths et d'épinettes ; Tant de soldats bien aguerris, Mais plus de gens poudrés d'iris ; Tant de baudriers ni de bottes, Mais plus de jupes et de cottes ; Tant de tabac, soirs et matins, Mais de bien plus friands festins ; Bref, tant de canons ni tant d'armes, Mais plus d'appas et plus de charmes.

29 septembre 1652, p. 291.

Le même jour, aux Jacobins, Des chantres, près de quatre-vingls, Composant trois chœurs de musique, Firent un concert angélique, Qui fit de tous ses auditeurs De très profonds admirateurs.

Violons, violes, vielles, Basses-contre et chanterelles, Flùteurs, harpeurs, guitériens, Théorbiens, luthériens, Des luthériens, c'est-à-dire Joueurs de luth et non de lyre, Clavecins, trompettes, hautbois, Et bref, tant instruments que voix, Ayant en ce lieu réunies Mille charmantes harmonies, Mille et mille accents délicats, Dont même Orphée eût fait grand cas, Enchantèrent de leurs merveilles Plus de douze cent trente oreilles.

Enfin cet amas d'Arions, D'Amphions, de Psaltérions,

Ravit hautement et d'emblée

Tous les esprits de l'Assemblée,

Chacun disait : « Voilà qu'est beau ! »

Mais comme souvent mon cerveau

Est fantasque comme une mule,

Je trouvais un peu ridicule

Que ces accords mélodieux

Ne se fissent point pour les dieux.

Pour des puissances souveraines.

Ni pour des rois, ni pour des reines,

Mais pour régaler seulement

Un certain piffre d'allemand,

Très médiocre personnage,

Et lequel n'est, pour tout potage,

i Ah ! cela me met en fureur)

Qu'organiste de l'Empereur,

Et pour le plus, homme de solde

Du sieur archi-duc Léopolde,

Que depuis quelque temps il sert.

Mais à propos de ce concert, Mademoiselle de La Barre, Dont la voix si nette et si rare Passait en douceur le gosier D'un rossignol sur un rosier, S'en va porter dans la Suède Ce beau talent qu'elle possède, Dont elle enchantoit tour à tour Tantôt Paris, tantôt la cour.

0 fille excellente et divine, Dont la voix et la grande mine Te feront aimer en tout lieu, Je te dis mille fois adieu ! Je crois qu'aux climats de Neptune Tu ne courras nulle fortune,

304 NOUVEAU MUSICIAXA.

Car si les vents ou flots mutins Voulaient faire illec les badins, Tes chants, tes appas, ton visage Auraient bientôt calmé l'orage.

Description d'un ballet, donné au Palais-Bourbon, le 1er mars 1653, p. 346.

Loret y revient, p. 348.

Arrivée des comédiens italiens, p. 398.

Autre ballet (20 février 1654), p. 468.

Le ballet des AToces de Pelée et Thétis, dansé par Louis XIV le 18 avril 1654, p. 485.

Avril 1G54, p. 570.

Mademoiselle de la Barre, Qui passe ou du moins contrecarre Par la douceur de ses accents Les chantres les plus ravissants, Ayant chez l'illustre Christine Fait admirer sa voix divine, Et plusieurs fois rempli sa cour D'admiration et d'amour, Et même été récompensée, Louée, aimée et caressée, Avec une extrême bonté Mille fois de Sa Majesté, Voyant que cette reine sage Ne voulait plus tenir ménage, Elle a fait retraite, d'abord, Chez une autre reine du Nord, A savoir la reine danoise, Civile, obligeante, courtoise, Et dont les mérites divers Sont prisés par tout l'univers. Cette reine charmante et belle, A tant d'affection pour elle

Que dans cette agréable cour Elle fera quelque séjour.

Volume II. — 1655.

Ballet des Plaisirs des champs et de la ville, p. 15.

Juin 1655.

Ballet dansé à la cour, p. 57.

Août 1055.

Monsieur Bertod, de la musique,

Nonobstant cette balle inique

Qui son divin gosier perça

Depuis un mois ou deux, en ça,

Dimanche, jour de Notre-Dame,

Procura de toute son âme,

En l'honneur de l'Assomption

Un concert de dévotion

Au monastère de Charonne ;

Non pas qu'il y fût en personne,

Mais bien ses charmants compagnons,

Dont à peu près voici les noms :

Gobert, maître de la musique,

Le sieur Legros, chantre angélique,

La Barre, organiste royal,

Qui de m'ètre un ami loyal

Me fait la faveur et la grâce,

Hédouin, qui fait si bien la basse,

Enfin Meusnier et Ferdinand,

Les deux hommes de maintenant

Dont on prise plus la méthode

Et qui chantent mieux à la mode.

De gens un concours merveilleux,

Pour le concert miraculeux,

893 NOUVEAU MUSIGIANA.

A l'heure de vêpres précise Se trouva dans ladite église :

Le père Senant y prêcha, etc.

(A la suite, i

Mais las ! à propos de musique, Par une aventure tragique, Dont le bruit jusqu'à moi courut, Mercredi Mouliuié mourut, Qui possédait par excellence (Jette harmonieuse science.

Vers le soir retournant chez lui, 0 pour ses amis quel ennui!

Et pour la France quelle perle!

La trappe de sa cave ouverte Fit que dedans il trébucha, Le haut du crâne il s'écacha (1), Versa du sang en abondance, Perdit lumière et connaissance, Sentiment, mouvement, couleur, Et bref, par ce triste malheur, La voix de ce nouvel Orphée Fut pour tout jamais étouffée.

18 septembre 1655, p. 97.

Après que Ton eut desservi, De temps en temps on fut ravi Par quantité de symphonies, Dont les célestes harmonies Donnaient des plaisirs merveilleux A messieurs les cordons bleus, Avec la beauté des paroles, Les voix, les luths et les violes, Et les clavecins, mêmement, Agirent tous divinement.

(lJlS'écacba, s'écrasa.

L'incomparable La Vareine

Y chmita mieux qu'une sirène, Et sa voix tellement charma Que de douceur on se pâma , Ses accents étaient angéliques, Passionnés, mélancoliques, Agréablement languissants, Bref, si doux et si ravissants,

Que l'on ne pourrait sans tendresse

Ouir tant de délicatesse ;

Chacun en parut transporté,

Et c'est la pure vérité

Que ce jour-là la damoiselle

S'acquit une gloire immortelle.

La sigaora Anne, d'autre part,

A l'assistance aussi fit part,

Des merveilles dont elle enchante,

Quand elle parle ou qu'elle chante.

Outre quelques particuliers,

Tous gens triés et singuliers,

Ceux de la musique royale

Dont l'excellence est sans égale,

Tant les voix que les instruments,

Firent des accords si charmants,

Que l'on devrait, comme aux Orphées,

Eriger d'éternels trophées.

Enfin, l'on fit quatre concerts,

Tous admirables, tous divers,

Et tels que monsieur de Mantoue,

Y songeant tous les jours, avoue Tant autre part qu'en son hôtel, Qu'il n'ouit jamais rien de tel.

0 La Barre, ô charmante fille, Qui dans le Nord maintenant brille, Là comblant de joie et d'amour Une heureuse et royale cour.

Et toi qui chantes comme un ange, Mon cher Berthot, qu'un coup étrange A mis en un état piteux ; Il ne manquait là que vous deux.

18 septembre 1655, p. 132.

Nouvel éloge de Mlle La Barre.

Janvier 1666.

Ballet de Psyché, p. 150. — Idem, p. 153.

Autre ballet, p. 156. — Idem, p. 160. — Idem, p. 166.

Avril 1656, p. 177.

La Barre, organiste du roi, Qui dans cet honorable emploi Durant trente ans s'est fait paraître Très excellent et parfait maître, Depuis environ quatre jours De sa vie a fini le cours.

Le divin art de la musique N'était pas son talent unique ; Il possédait un esprit doux, Qui le faisait aimer de tous, Il était bon, courtois et sage, Constant français durant l'orage, En tout temps sincère chrétien :

Bref, tout à fait homme de bien.

Sa dernière action dénote Combien son âme était dévote, Car quand la Parque le surprit, Il occupait lors son esprit, Tant par note que par mesure A composer- la tablature

D'un motet, sur o Crax ave, Ainsi je ci ois qu'il est sauvé.

Avril 1656, p. 18g.

Cette cour, telle que je dis, Fut le jour du saint mercredi Aux Feuillants ouïr les ténèbres, Où les chanteurs les plus célèbres, Violes, clavessins et luths, Chantant psalmes, motets, saluts, Hymnes, antiennes, cantiques, Firent des concerts de musiques Certes assez mélodieux Pour contenter la cour des dieux :

Mais surtout trois voix féminines, Bien moins humaines que divines, Par leurs beaux et célestes sons Animèrent fort les leçons Durant presque une heure et demie De feu monsieur Saint-Hiérémie.

La Barre, tout premièrement, Excita grand ravissement, Avec cette voix sans pareille Qui sort de sa bouche vermeille.

Mademoiselle Hilaire après, Par de certains charmes secrets, Possédés par son seul génie, Charma toute la compagnie.

Et l'aimable Sercamanan, Qui pourrait chanter tout un an Sans ennuyer nulles oreilles, Par ses roulements et merveilles, Fit ce jour avouer à tous Que son chant, parfaitement doux,

Approchant de celui d'un ange, Méritait honneur, gloire et louange.

Octobre 1656, p. 248.

Une répétition, avec les chanteuses : Blaizot, Tour nier , Thérèse, Hédouin.

Janvier 1657, p. 291.

Ballet de T Amour malade, p. 291.

Un ballet, p. 299. — Idem, p. 301. — Un ballet de Molière.

Mascarades, p. 310 et suiv.

Mai 1657, p. 337.

Cette prude et sage princesse (1), De Montmartre à présent abbesse, A l'honneur et gloire de Dieu, Fut jeudi, bénie audit lieu, Avec des pompes infinies Et de belles cérémonies, Qui charmèrent les assistants, La plupart tous gens importants.

Plusieurs psalmes, motets, cantiques Furent chantés par des musiques Qui charmèrent de leurs douceurs Non seulement les jeunes sœurs, Mais aussi les antiques mères De cette fleur des monastères, Qui croyaient être au paradis ; Et pour prouver ce que je dis,

(1) La princesse de Guise.

Sans débiter des hyperboles, Outre les luths et les violes, Parmi quarante qui chantaient, Berthod et Legros en étaient, Dont les voix valent un empire, Et disant cela, c'est tout dire.

Novembre 1057, p. 405.

Ledit président de Nesmond,

Juge équitable, esprit profond,

Fit, après les divins mystères,

Un grand festin à ses confrères,

Si beau, si bien apareillé,

Que chacun fut émerveillé

De ce régale magnifique,

Suivi d'une rare musique ;

Car on eut après le dessert

Le plaisir d'un charmant concert,

Composé par ce galant homme

Qui le sieur Cambert se surnomme,

Et dont plusieurs gens délicats

Pour sa science font grand cas.

Décembre 1G57, p. 411.

Les vingt et quatre violons Furent à cette aimable fête  raison de dix francs par tête.

Décembre 1657, p. 431.

Vers sur le baptême d'un enfant du sieur Richard, organiste de Saint-Jacques de la Boucherie.

Volume III. — Février 1659, p. 24.

Un ballet royal : M"°s Hilaire, La Barre, Bergerotti.

Samedi 10 mai 16^9, p. 51.

Première représentation, à Issy, de la Pastorale de Cambert (1).

31 mai 1659, p. 61.

Deuxième représentation de la Pastorale à Yincennes. Les acteurs italiens.

Janvier 1660, p. 160.

Antoine Lardenois, sa conversion au catholicisme.

Février 1060, p. 170.

Fête chez monseigneur de l'Hôpital.

Molier, esprit de bon aloi, Illustre musicien du roi, Par une agréable boutade Fit un ballet ou mascarade De bergères et de bergers, Qui ne craignant plus les dangers De la guerre, qui tout saccage, Dansaient des danses de village.

28 février 1660, p. 172.

A l'occasion de U paix entre la France et l'Espagne, les comédiens donnent des représentations gratuites. — Même sujet, p. 177.

Février 1658, p. 444.'

Longue description du ballet cVAlcidiane par Lully, noms des chanteurs et chanteuses, 84 musiciens, etc. Mlles La Barre, Hilaire, Raimond, Anne; MM. Legros, Laleman, Beaumont, Vincent. — Idem, 446.

(1) Voir la Pomone de Cambert, éditée par Michaelis.

Mars 1658, p. 458.

La troupe de ballet du sieur Torelli à l'hôtel du Petit- Bourbon. Rozaure, nom de la pièce.

Mai 1658, p. 48 ».

Service du bout de l'an pour Mouliniê. — Exécutants: Tour nier, Berthod, Mou li nier, Mme Hédouin,

Mai 1658, p. 508.

M. Molier, homme qui n'est pas du commun, etc.

Mai 1658, p. 509.

Musique à l'église.

Mars 1660, p. 172.

Orchestre monstre à Saint-Quentin, en Picardie.

Outre quatre salves gaillardes

De cent gros canons ou bombardes

Qui faisaient trembler les vallons,

Vingt-quatre ou vingt-cinq violons,

Autant de tambours et trompettes,

Des boîtes cent quatre-vingt et dix,

Des pétards mille trois cents et six,

Huit ou neuf cymbales bien claires,

Treize mortiers d'apothicaires,

Trente cloches, vingt flageolets,

Six vingt paires de pistolets,

Cinq cents que mousquets, qu'arquebuses,

Bref, douze ou quinze cornemuses,

Avec des tons charmants et gais

Solemnisèrent cette paix.

Avril 1660, p. 193.

Les professeurs de la musique Tant vocale que chromatique, Tant de Paris que de la Cour, S'élant assemblés l'autre jour Aux Augustins, temple honorable, Firent un concert admirable, Et des plus beaux qu'on fit jamais, Touchant le sujet de la paix.

L'harmonie en fut plus qu'humaine, Ils étaient plus d'une centaine A former ces divins accords, Entre lesquels on compta lors Tous ceux qui plus d'expérience Ont dans cette aimable science, Hormis ce chantre ravissant, Dont notre eour fait tant de compte Qui vaut, ce dit-on, à bon compte (Nonobstant sa légèreté) Son pesant d'or, en vérité, Soit en chambre, soit en chapelle, Que monsieur Berthod on appelle, Qui ne fut pas de ce dessein, Soit qu'alors il ne fut pas sain Ou pour quelque cause inconnue Qui n'est pas jusqu'à moi venue :

Tant y a qu'il n'en était pas, Et sa voix ayant des appas Que tout le plus beau monde admire, De tous fut trouvée à redire, Et chacun regretta cent fois Cette unique et charmante voix.

Voyez la vénalité du journalisme, qui existait

déjà en 1660, puisque Loret, à propos d'une exécution musicale importante, ne parle que de Berthod qui n'y était pas. Il ne faut pas confondre ce Berthod, chantre de la chapelle du roi, avec une autre Berthod qui était le bottier de Louis XIV.

Décembre 1660, p. 286.

Xerxès de Cavalli (22 novembre). — Idem, plus longs détails, p. 290.

Au bal du roi, p. 293.

Celte collation finie

On ouit quelque symphonie,

Où le sieur Lcgros, qui chanta,

Toute l'assistance enchanta, *

Soutenu de deux thèorhistes (1)

Des meilleurs et des plus artistes.

Ensuite on dansa le ballet,

Peu sérieux, mais très follet,

Surtout dans un récit turquesque,

Si singulier et si burlesque,

Et dont Baptiste était l'auteur,

Que sans doute tout spectateur

En eut la rate épanouie,

Tant par les yeux que par l'ouïe.

Janvier 1661, p. 303.

Jason de Corneille. Scaramouche, Aurélia.

Février 1661, p. 322.

Le ballet de Y Impatience. M1Ies Hilaire et La Barre y chantent. Détails, p. 325.

(1) MM. Vincent et Delabarre.

Avril 1661, p. 342.

On montre une épinette mécanique à S. M.; elle était construite par un nommé Raizin de Troyes.

Avril 1661, p. 172.

Mmc d'Ampus fait venir un orchestre à l'église d'Orange.

Juillet 1661, p. 383.

Un ballet avec machines à la cour.

Août 1661, p. 392.

Comédie et ballet (Mollier ou Molière?)

Février 1662, p. 465.

Les amours a Hercule ou Ercole amante.

Février 1662, p. 471.

Encore Raizin et son clavecin, p. 4 77.

Avril 1662, p. 488.

Hormis la sage reine mère

Qui fut autre part en prière,

De ce mois le cinquième jour

Le monarque et toute la cour,

Que composaient maints gens célèbres,

Allèrent entendre Ténèbres

Aux Feuillants, couvent renommé,

Couvent digne d'être estimé,

Couvent illustre et d'importance, Et des plus florissants de France En bons esprits et gens de bien, Et c'est dont je jurerais bien.

Cette musique sans égale Qu'on nomme musique royale, Toute l'assistance y ravit, Chantant les psaumes de David, Avec des motets agréables, Que l'on disait incomparables.

De plus trois ravissantes voix (l) Passant les rossignols des bois, Trois des grâces de la musique, Que d'honorer fort je me pique En cent différentes façons, Y faisant valoir les leçons De ce prophète de mérite, Qui de son temps fut l'Heraclite, Et fit mainte prédiction Au sujet de la Passion; Avec leurs douceurs non pareilles, Charmèrent quantité d'oreilles.

Le sieur Lambert les soutenait, Qui son théorbe en main tenait :

Et le rare Hotmann, cet illustre Qui met la viole en son lustre, Précédait leurs illustres chants Par des préludes si touchants Qu'en matière de symphonies On voit peu de pareils génies.

Ballet d'Hercule.

(1) M11" Hilaire, de Scrcamanan, Anna Bergerotti.

Mai 1662, p. 499.

Le grand ballet du roi.

Monsieur Berthod, de la musique,

Qui d'être bon ami se pique,

Eut l'autre jour, d'un don royal,

Un bénétice abbatial,

Et que du Bois-Aubry Ton nomme,

Que le sieur Veillot, illustre homme,

Dans la musique très savant,

Avait possédé ci-devant.

Berthod eut donc ce bénéfice

Pour avoir rendu bon service

Avec son admirable voix

Près de quarante ans à nos rois.

Plusieurs gens à Saint-Germain furent,

Qui ce bénéfice coururent,

Mais un vain espoir les trompa,

Car le seul Berthod l'attrapa.

Volume IV. — Janvier 1663, p. 6.

Ballet des arts, dansé au Palais-Royal.

Janvier 1663, p. 8.

Description du ballet où chantèrent Mlles de Saint-Christophe, Hilaire, de Sercamanan, de La Barre. Même ballet, p. 22.

31 mars 1663, p. 33.

Les ténèbres, aux Feuillants.

Quand ces ténèbres j'entendis, Je croyais être en paradis,

Et jamais de telles merveilles

N'avaient enchanté mes oreilles;

Aussi certes, comme l'on sait,

Etaient là La Barre, Boiss'-t,

Lully, Lambert, Hotman, Molière (MoIJiér).

Chacun rare dans sa manière,

Gens en musique renommés,

Et qui pourraient être nommés

(Considéré leur beau génie)

Les grands héros de l'harmonie,

Tous gens appartenant au Roi,

Et connus et chéris de moi,

Outre encor plus de cent quarante,

Quelques-uns disent cent octante.

Qui composaient ensemble un corps

D'infinis merveilleux accords.

Février 1664, p. 164.

Les Amours déguisés, p. 164. — Idem, p. 167. — Idem, p. 172.

Juillet 1G64, p. 221.

Un concert à Versailles avec la grande bande des violons.

le sieur Baptiste

Qui d'Orphée est un vrai copiste.

Jusqu'ici on n'avait que rarement parlé de Baptiste Lully.

Août 1664, p. 229.

Sur le soir, une comédie Très abondante en mélodie, Sujet parfaitement joli, Où les sieurs Molière et Lully,

Deux rares hommes, ce me semble,

Ont joint leurs beaux talents ensemble,

Lully payant d'accords divers,

L'autre d'intrigue et de vers :

Cette pièce (dis-je) galante,

Qui me parut toute charmante,

Et de laquelle à mon avis

Les spectateurs furent ravis,

Fut jouée avec excellence

Devant cette noble Eminence.

Les Continuateurs de Loret, publiés par le baron de Rothschild, ont des tables et n'ont pas besoin de notes, comme il a fallu le faire pour Loret.

Dans cette nouvelle suite, il y a à examiner aux tables : Compositeurs de musique.

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