COURETTE
Dans le précédent Masiciana, nous avons déjà pris à parti ce musicien, qui était un singulier original. Parmi les différentes méthodes que Cor-rette a publiées, il y a Y Art de se perfectionner dans le violon. Tout à la fin, et au bout de la table, on lit l'avis suivant : « Ceux qui trouveront des leçons trop difficiles, peuvent mettre sur le numéro de la page, à la Loterie royale, jusqu'à ce que la leçon
soit sue. Par ce moyen, ils gagneront des deux côtés. »
Prends au Temple de la fortune Numéros trois, neuf et vingt-sept ; Par une chance peu commune, Tu gagneras un terne sec.
On voit que Corrette unissait l'agréable à l'utile, car il y a de très bonnes choses clans sa méthode; on trouve même à la page 62 le morceau (hornpipe) qui servait à Haendel, directeur de l'Opéra de Londres, pour éprouver si un violoniste était bon musicien. On sait que pour cette sorte d'épreuve, Lully se servait de la partie de violon des Songes funestes de son opéra Atys.