‹ Nouveau MusicianaChapitre 65 sur 112 · BENJAMIN · texte numérisé non relu

BENJAMIN

Yoicy nostre roy, nostre sire, Le bien que nostre cueur désire, Que les prophettes ont predict, Cil qui David chanta sa lire Et qui vainct la fureur et Tire, Du pervers et malin esperit :

Osanna filio David !

etc.

Un peu plus loin, tous chantent : Gloria laus. Vers la fin du Mystère, feuillet 3:38 :

Chant royal en latin qui se pourra chanter bien piteusement :

Kyri rector cuncti potens Morte passus vitanitens Triumphali gloria Peccatores nunc redimens Hostem cruce sic optimens, Tibi parent omnia.

etc.

Feuillet 393, il y a encore une indication de

silete, ce sont des cantiques dans les limbes : Adam, Jérémie, David, etc.

Il y a également un silete au haut du feuillet 396, verso.

Fête donnée dans la cour de la Bastille par François Ier aux quatre ambassadeurs envoyés par Henri VIII, roi d'Angleterre, pour conclure un traité d'alliance contre les entreprises de Maximilien Ier, empereur d'Allemagne, 22 décemhre 1518.

« Le roy, le légat, les orateurs, les princes, les cardinaux et tous les autres estans assis au tribunal avec les très nobles dames, incontinent les ménestriers avec trois buccines et flûtes de bovs non pareilles, et deux instruments d'airain à la mode milanoise, commencèrent à sonner et chanter très mélodieusement la Pavane, basse danse, laquelle le Roy dansa deux foix avec plusieurs aultres princes.

« Quand on fut au banquet, alloient devant ceux qui portaient la viande solennellement joueurs de doulx instruments en grande mélodie.

« Après le banquet arrivèrent douze personnages masqués, vestus et ceins de soye blanche à la similitude et semblance des espaignols, tout partout tissus de toylle d'or. Item douze en habit de France cousu dessus d'or par les extrémités très diligentement. Derechef huit prophètes (magiciens) vestus d'un manteau, et quatre sibylles vestues de drap

d'or. Plus quatre aultres ayans vesture pourprée, portans chapeaux blancs comme les cardinaulx, et puis venaient deux Grecs ceins d'un manteau, deux de vesture d'or et deux de toille d'argent. Et derechef deux d'or et deux de toille d'argent, et derechef deux d'or et deux de toille d'argent meslé de soie. Toutefois tous avaient plusieurs soies, mais de diverses couleurs estoient leur appareil et despouilles et en petit espace de temps de rond en rond ou de rue en rue commencèrent à sauter, danser et moiïsquer en estant au théâtre et lieu à ce ordonné, laquelle chose tira plusieurs à admiration. Derechef les hucines, flûtes, commencèrent à donner, chanter, à la mode de Milan, la Pavane ; et étoient quarante paires des personnaiges, qui toujours ne cessèrent de dancer, et n'y avait aultre qui menast les dances fors ceux qui avaient faux visages ou qui estoient déguisés. »

Extraits de F histoire de Louis XI, etc., aultrement dite la chronique scandaleuse, par Jean de Troyes, 1620.

Souper donné par le cardinal de Bourbon au duc et à la duchesse d'Orléans.

« Et si y avaient encore trois belles filles faisant personnaiges de seraines toutes nues, et leurs veoiton le beau tetin droit séparé, rond et dur, qui estoit chose bien plaisante, et disoient de petits motels et

bergerettes. Et près d'eulx jouoient plusieurs bas inst rumens qui rend oient de grandes mélodies. »

Arrivée de la Reine en bateau, le 1er septembre 1467

« Et dedans iceulx (bateaux) estoient les petits enfans de chœur de la saine te chapelle, qui illec disaient de beaulx virelois, chansons et autres bergerettes, moult mélodieusement, et si y avoit aultre grant nombre de clairons, trompettes, chantes-haulx et bas instrumens de diverses sortes, qui tous ensemble jouoyoient chascun endroit soy moult mélodieusement. »

Entrée du Roy Louis XI à Paris, août 1461.

« Et fut ledit soupper moult honorable, plantureux et bien honestement servy de tout ce qu'il estoit possible de trouver, avecques chantres et plusieurs instrumens mélodieux, farces, mommeries et aultres honnestes joyeusetés. »

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