‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 106 sur 191 · ACTIONS DE GRACES APRES LA COMMUNION · texte numérisé non relu

ACTIONS DE GRACES APRES LA COMMUNION

NMIO.

O Que je suis heureux !

J'ai trouvé celui que j'aime ï O que je suis heureux !

Je tiens le Roi des cieux.

. Il est présent dans moi-même.

Quoiqu'il se cache à mes yeux :

Je tiens celui que j'aime ; O que je suis heureux !

D'où me vient ce bonheur ?

Quoi ! mon Dieu me rend visite I

D'où me vient ce bonheur ?

D'où me vient cèt honneur; Dieu chez moi qui ne mérite Que d'éprouver sa rigueur.

Mon Dieu me rend visite ;

D'où me vient ce bonheur ?

Cieux ! qu'avez-vous de plus ?

J'ai vos biens et votre gloire.

Cieux qu'avez-vous de plus ?

J'ai tout en mon Jésus.

Jl est vrai qu'il me faut cvoirej 3Et qii il cache ses vertus :

Mais j'ai toute sa gloire ;

Cieux ! qu'avec vous de plus ?

Embrasez- vous, mon cœur, J'ai mon Dieu dans ma poitrine ?

Embrasez-vouâ mon coéur, D'amour pour mon Sauveur»

En sa présence divine,

Je me fonds tout en douceur.

Un Dieu dans ma poitrine î Einbrasez-vous mon cœur.

Régnez, 6 d(;ux Jésus,

Dans mon Ame et mes puissances 5

Régnez, ô doux Jésus ;

Je ne ré^iiste plus.

Pardonnez-moi mes offenses.

J'en suis contrit et confus :

Dans toutes mes puissances,

Régnez, ô doux Jésus.

Air : Te bien aimer ^ ou Air D^Iris, I,

IVIN J(^sus, mon Sauveur adorable.

Au Sacrement je vous renferme en moi ; C'est votre corps, votre sang véritable ; Et rien ne peut me ravir cette foi.

Je rcconnois, ô grand Dieu, ma misère, Vous êtes tout, et moi je ne suis rien : Je vous adore en ce divin mystère, Où vous m'oifrez la source de tout bien.

Dieu de mon cœur, hélas ! est-il possible Que je vous aie {)lfensé tant de fois ? J'en ai. Seigneur, un regret très-sensible. Plutôt mourir que d'enfreindre vos lois»

Dieu de bonté, faites que je vous aime, Que je réponde a cet amour sacré, par |)uv amour vous vous donnez yous-mêm^o Que de ce feu mon cœur soit pénétré.

Un cerf lassé dans une soif pressante, Cheitb.e les eaux avec empressement.

Pivin Sauveur ! mon âme languissante Vers vous soupire encor plus ardemment.

,AîR : Des pèle rins de St, Jacques, N° 98»

Ren DONS nos vœux et nos louanges^

A r Immortel.

L'homme est nourri du pain des anges,

A son autel.

Que ce pain est délicieux !

Chantons sans cesse, Vive Jésus, le Roi des Cieux, Qui jusqu'à nous s'abaisse.

P^ortels, ne portons plus envie,

Aux bienheureux ; Ici nous possédons la vie.

Aussi bien quVux.

Que ce pain, &c.

D'où me vient, ô bonté suprême.

Ce grand bonheur ?

Quoi î vous nouriissez de vous-même Un vil pét heur !

Que ce pain, &c.

I^a btebis pn nd pour nourriture

Sori vr^i pasteur ; Le ciel, repaît la créature,

Du Ciéateur.

Que ce pain, &c.

Bénis donc sans cesse, ô mon âme^

Ce Dieu charmant; Pour toi le beau feu qui l'enflamme

Est consumant.

Que ce pain, &c=

Que peut-il faire davantage,

En ce grand jour, Que de se donaf^r comme un gage^

De son amour ?

Que ce pain, &c.

MEME SUJET. N° llh

Il n'est nen (ie si «iélectable, Que de s'approcher de cette table.

Où Jésus fait son f'^stin, Dont lui-îtiêrne est le mets divin.

A manger son corps véritable, Le cœiu" pur fouvc un goût ineffable; Dans ce céleste biinquet, JI nous offre un bonheur parfait.

Je le sais }>ar ex{)érience ; Aujourd'lmi, «^a divine présence, A tout irmndé mon cœur De la plus charmante douceur.

Plus on |:rend celle nourriture, Plus la vertu croît et devient pure.

Ah ! recevons donc souvent Cet adorable sacrement.

Air : On dit qiCà quinze ans, N** 112.

Chantons en ce jour

Jésu- et sa tendresse extrême;

Chantons en ce jour

Et ses bienfaits et son amour.

Il a daiornt^ lui-même

Descendre dans nos cœurs;

De ce bonheur suprême

Célébrons les douceurs ! Chantons, ^c.

O Dieu de grandeur !

Plein de respect je vous révère, O Dieu de grandeur !

J'adore dans vous mon Seigneur, Si ce profond mystère Vient éprouver ma foi, C'est Tamour qui m'éclaire Et vous découvre en moi. O Dieu, &pc

Mon divin époux, Mon âme à vous seul s'abandonne, Mon divin époux.

Mon âme n a d'espoir qu'en vous.

Que l'enfer gronde et tonne, Qu'il s'arme de fureur ; Il n'a rien qui m'étonne, Jésus est dans mon cœur. Mon divin, &c.

Aimons le Seigneur, Ne cherchons jamais qu'à lui plaire ; Aimons le ^ei<jneur, Il fera seul notre bonheur.

Ami le plus sincère, Généreux bienfaiteur.

Il est plus, il est père :

Donnons-lui notre cœur. Aimons,

Pour tous vos bienfaits, Que vous offrir, ô divin maître I Pour tous vos bienfaits, Je me donne à vous pour jamais.

En moi je sentis naître Les transportai les plus doux.

Quand je pus vous connoître Et m'attacher à vous. Poui' tous, 8çQ*

O Dieu tout-puissant, Par ta divine providence, O Dieu tout-puissant, Conserve mon cœur innocent Dès la plus tendre enfance

Tu guidas tous mes pas ; Soutiens mon innocence,

Couronne mes combats . O Dieu, &c,

Air Du Si/stême. N« 113.

Quel plus étonnant miracle ^Fouvoit s'opérer en moi ?

Jet me vois le tabernacle D'un Dieu prodigue de soi :

Celui dont la voix féconde Se fit entendre au néant, Le Dieu qui créa le monde Vit dans le sein d'Un enfant.

Oui, son auguste présence Se fait sentir à mon cœur, J'éprouve un désir immense Quoique enivré de bonheur :

Un feu sacré me dévore, Par Jésus même allumé ; Cependant je sens encore Qu'il n'est point assez aimé.

Lui dont la splendeur efface Les astres les plus brillans ; Lui que n'osent voir en face Les chérubins rayonnans, Lui l'auteur de la nature, La félicité des cieux, Trouve dans sa créature Un séjour délicieux !

Mon Dieu, dès ma tendre enfance Tu me portas dans ton sein ; Je perdis mon innocence Et tu me tendis la main ; Ici ta bonté m'accable - De ses plus riches bienfaits ; Je sens trop qu'un cœur coupable Ne le mérita. jamais.

; - Celui qui me donnaPêtre Dans mon cœur fait son S('jour ; Quejevoudrois reconnoître, Un tel prodige d'amour !

Mais, dans mon désir extrême, Qu'offrir à sa majesté ?

Grand Dieu I je t'offre à toi-même^ Voilà mon ccèur acquitté. ^

Vous qui, revêtus de gloire, Environnez l'Eternel, Ah ! consacrez la mémoire De ce m :)'n3ut solemnel ; Qu'un jour assis sur des trônes,' - Brillans d'un éclat nouveau, Nous jet ions tous des couronnes Devant l'autel de l'Agneau.

IR î Mon cœur soupire dès r aurore. N° 114.

Mon cœur sùupiroit dès l'aurore, Objet de ses chastes amours, Doux Jésus, quand ma voix t'implore, Tu m'unis à toi pour toujours.

Heureux mômens, bonheur suprême, On ne peut rien Vous comparei* ; Quand on possède un Dieu lui raêriie.

Que reste-t-il à désirer?

Quels doux transports, Ah ! quelle flâmirie Me consume de ses ardeurs ?

Jésus en pénètre mon âme.

Et l'inonde de .^es faveurs.

Heureux moméns, &c.

Divin Jésus, O mes délices, Je ne puis plus vivre sans toi.

Exige tous les sacrifices, J'y consens, mais reste avec moi.

Heureux momens, &c«

tîESOLUTIONS APRES LA Ste. COMMUNION^ SUE

CES PAROLES DE St. PAUL :

Qui me séparera de la Charité de J. C.

Air : Channahtes JleurSj ou sombres Forêts, N° 1, 20, 104,

liE monde en vain par ses biens et ses cîiarmes Veut ni 'engager à vivre sous sa loi : Mais pour me vaincre il faut bien d'autres armes; Je ne crains rien ; Jésus est avec moi, {bis.^

VeneÉ, venez, puissances delà terre, Décliainez-vous pour me ravir ma foi.

Quand de concert vous me feriez la guerre; Je ne crains rien ; Jésus est avec moi. {bis )

Que les enfers, leS airs, la terre et Tonde, Conspirent tous à me remplir dVif> oi ; Quand je verrois crouler sur moi le monde. Je ne crains rien ; Jésus est avec moi. (è/^.)

Monstre infernal, arme-toi de ta rage ; Que tes Démons se liguent avec toi :

Tu ne pourras abattre mon coura^^e ; Je ne crains rien ; Jésus est avec moi. {bis )

Non, non, jamais la mort la plus cruelle Ne me fera trahir ce Divin Roi :

Jusqu'au trépas je lui serai tidèle ; Mon doux Jésus sera toujours à moi. {bis.}

Mon bien-aimé, mon unique espérance.

Vous pouvez tout; oui, Seigneur je le crois. Mon cœur en vous est plein de confiance. Je ne crains rien ; yous êtes avec moi, {bis>}

Alti î Te bien aimer^ ou Rien^ tendre amour, N** 8, 78.

ILS sont aimés, grand Dieu, tes tabernacles ! Qu'ils sont aimés et chéris de mon cœur ! Là, tu te plais à rendre tes oracles : ^ La foi triomphe, et l'amour est vainqueur.

Qu'il est heureux celui qui te contemple. Et qui soupire au pied de tes autels ! Un seul moment qu'on passe dans ton temple Vaut mieux qu'un siècle au palais des mortels.

Je nage au sein des plus pures délices ; Le ciel entier, le ciel est dans mon cœur. Dieu de bonté, de foibles sacrifices Méritoient ils cet excès de bonheur ?

En les comblant, par un charme suprême Un Dieu puissant irrite mes désirs ; Il me consume, et je sens que je l'aime ; Et cependant je m'exhale en soupirs.

Autour de moi les anges en silence D'un Dieu caché contemplent la splendeur^ Anéantis en sa feainte présence, O chérubins, enviez mon bônheur !

Et je pourvois à ce monde qui passe Donner un cœur par Dieu même habité !

Non, non, mon Dieu; je puis tout par tagrâce ; Dieu, sauve-moi de ma fragilité.'

En souverain règne, commande, immole ; Règne surtout par le droit de l'amour.

Adieu, plaisirs ; adieu, monde frivole : A Jésus seul j'appartiens sans retour.

Am : O ma tendre musette. N** 8L

Ojesus mon partage, Mon éternel bonheur, Mon unique héritage Jésus, mon doux Sauveur, Pour toi seul je respire, Pour toi sont tous mes vœux^ Et ton aimable empire Peut seul me rendre heureux.

Que ta céleste flamme, Divin lloi de nos cœurs, Brûle à jamais mon âme De ses saintes ardeurs.

Quand de ma longue vie Naîtra le dernier jour.

Donne-moi ma patrie Couronne mon amour.

4iR : Avec les Jeux dans le village, ou Lorsque dans une Tour obscure, ou N° 96.

Pour reconnoître la tendresse

D'un Dieu si bon, si bienfaisant,

Que mon cœur s'enflamme sans cesse

Des feux du plus doux sentiment.

C'est pour Jésus que je respire,

Jésus, seul tu me rends content :

Combien je me plais à te dire

Que je veux mourir en t'aimant. (bis,)

Je te bénis dans la nature ; Mais je te chéris dans mon cœur ; Et c'est à t'aimer sans mesure Que je consacre mon bonheur.

Ta douce voix daigna m'instruira Et me découvrir mon erreur ; Depuis cet instant je soupire De regret de n'avoir qu'un cœur, (bis,)

Fais du moins que pour toi sans cesse ïl soit brûlé des plus beaux feux ; Hélas I que n'a-t-il la tendresse De tous les Citoyens des Cieux ?

De ce cœur sois l'unique maître, Jésus, ta beauté l'a charmé ; Et c'est à toi seul qu'il veut être : îl a trouvé son bien-aimé. (bis,)

MEME SUJET, N« a

J ESU8, l'ami de la jeunesse,

A prêté l'oreille à nos vœux.

Je veux, dit-il, dans sa tendresse,

Rendre tous ces enfans heureux.

A l'instant cet aimable Père

Daigne descendre dans nos cœurs.

Ah ! que nos cœurs, ah ! que nos cœurèj

Ont été charmés de lui plaire :

Ah ! que nos cœurs, ah ! que nos cœurs^

Goûtent d'ineffables douceurs !

Pour le présent inestimable Dont Oieu vient de nous honorer.

Un amour et vif et durable, C/est là le prix qu'il faut donner.

Que notre cœur s'offre sans cesse, Et répétons à tout instant :

Je suis content, je suis content, Jésus m'accorde sa tendresse :

Je suis content, je suis content, Je veux vivre en le bénissant.

Jeunes amis, que la tendresse Unissoit des nœuds les plus doux, Nous avons appris la sagesse, Il en est tems, séparons-nous ; On va cesser do nous instruire, Il le faut donc, séparons-nous :

Séparons-nous, séparons-nous, Mais sans nous lasser de nous dire j Méprisons tous, méprisons tous, Vn monde trompeur et jaloux.

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