POUR LA RENOVATION DES VŒUX
DU BAPTEME.
Air Connu, N° 115.
J'ENGAGEAI ma promesse au baptême :
Mais pour moi d'autres firent serment.
Dans ce jour je vais parler moi-[i ême ;
Je m'engage aujourd'hui librement.
Je m'engage aujourd'hui librement, (bis.)
Je crois donc en un Dieu trois personnes : De mon sang je signerois ma toi. Foible esprit, vainement tu raisonnes^ Je m'engage à le croire, et je crois.
A la foi de ce premier mystère, Je joindrai la foi d'un Dieu Sauveur, Sous les lois de l'Eglise ma mère, Je m'engage et d'esprit et de cœuv.
Sur les fonts, dans cette eau salutaire^ Pour enfant Dieu daigna m 'adopter ; Si j'en ai souillé le caractère.
Je m'engage à le mieux respecter.
Je renonce aux pompes de ce monde, A la chair, à tous ses vains attraits. ' Loin de moi, Satan, esprit immonde ; Je m'engage à te fuir pour jamais.
Oui, mon Dieu, votre seul évangile Réglera mon esprit et mes mœurs ; Dussiez-vous en frémir, chair fragile; Je m engage a toutes ses rigueurs.
Ah ! Seigneur, qui sait bien vous connoître| Sent bientôt que votre joug et doux.
C'en est fait, je n'ai plus d'autre maître ; Je m'engage à ne servir que vous.
Sur VOS pas, ô mon diviri modèle, Plus heureux qu'à la suite des Rois, Plein d'horreur pour le monde infidèle^ Je m'èngage à porter votre croix.
Si le ciel d'un moment de souffrance t)oit, Seigneur, être le prix un jour ; Animé par cette récompense, Je m'engage à tout pour votre amoiir.
C'est, mon Dieu, dans vous seul que j'a^pire^ A former mes plaisirs et mes goûts.
Pour le ciel, c'est peu que je soupire ; Je m'engage à soupirer pour vous.
Puis qu'enfin dans le ciel ma patrie, De mes biens vous serez le plus doux ; Dès ce jour, et pour toute ma vie, Je m'engage, et je suis tout à vous.
Air : Des Hirondelles, ou Du Serin qui fa fait etivie, N°9a, US.
Toi dont la puissance infime
Du néant a fait l'univers,
O toi qui règles l'harmonie
Des globes roulaps dans les airs ;
Du haut de ton trône immuable,
Seitrneur, daigne écouter nos chants ;
Prête une oreille favorable
Aux vœux de tes foibles eufans. {bis)
Gardiens des célestes portiques, Chérubins, d'amour embrasés, Pour vous unir à nos cantiques, Quittez la gloire oii vous régnez ; A notre douce et sainte ivrrsse, Accourez mêler vos transports.
Votre amour à notre tendresse.
Et vos accords à nos accorda» {bis,)
Tel qu^un monarque débonnaire, uyant le faste de sa cour,
ÎDescend jusqu'à l'humble chaumière
Où le pauvre fait son séjour ;
Tel, et plu< généreux encore,
Des cieux abaissant la hauteur^
Le Dieu que l'univers adore
Est descendu dans notre cœur. iMs») Quel torrent de pures délice^
M 'inonda près de vos autels !
Seigneur, j'y goûtai les prémices
Des plî^isirs purs des immortels ;
L/à, de joie et d amour ravie,
Mon âme, en ce joijr fortuné,
S'est paisiblement endormie
îbur le sein de son bien-aimç. (his.) Disparoissez, plaisirs fi-agileâ.
Tristes voluptés d'un instant ; Loin de moi, richesses stériles, Honneurs, gloire, pompeux néant 5
Je l'ai choisi pour mon partage
Celui qui seul me rend heureux :
Enfant du ciel, pour héritage.
J'aspire à j)osséder les cieux. 0is,)
Ah ! si de nos fûtes chéries^ Jamais, coupable déserteur, Je courois aux tentes impies D'un peuple prévaricateur ; Je veux que ma droite arrachée Périsse en cet affreux moment, Et que ma langue desséchée S'attache à mon palais brûlant. {Hs.\
Seigneur, en traits ineffaçables^ Grave en mon cœur ta sainte Iji ; Kends-moi tes préceptes aimables^ Augmente l'ardeur de ma foi ; A nos vœux donne la victoire Sur la superbe impiété Et nous célébrerons ta gloire Dans rimmobile éternité. (bis,} N 3
Air: Voulez-vous suivre un bon Conseil. 116.
Mon cœur, en ce jour solennel,
Il faut enfin choisir un maître ;
Balancer seroit criminel,
Quand Dieu seul est digne de l'être.
A vous donc, aimable Sauveur,
Je veux consacrer tout mon être,
A vous donc, aimable sauveur,
A vous seul je donne mon cœur. {bis,)
A qui doit-il appartenir, Ce cœur qui vous doit Texistence, Que vous avez daigné nourrir De votre immortelle substance ? A vous donc, &c.^
Vous seul pouvez me rendre heureux. ; Je le sens, oui, votre présence A pleinement comblé mes vœux, Et fixé ma longue inconstance. A vous donc, &c.
Que sont tous les biens d'icibas ?
Qu'ils ont peu de valeur réelle ?
Tous ensemble ils ne pourroient pas Satisfaire une âme immortelle. A vous donc, &e.
En vain, trop séduisans plaisirs, Vous faites briller to.us vos charmes, Vous trompez toujours nos désirs, Et vous finissez par des larmes. A vous donc, &c.
Dans votre festin précieux.
Quelle innocente et douce ivresse !
O quels plaisirs délicieux
Me fait goûter votre tendresse ! A vous donc, &c.
Vous m'avez dit avec douceur :
Mon enfant, prends mon joug aimable ; Quand on le porte avec ardeur, Il est léger, doux, agréable. A vous donc, &c.
Vous voulez bien me demander De moncœur la cbétive offraiide ; Hésiterois-je d'accorder
Ce que le Tout -puissant demande ? A vous donc, &c.
Oui, ce cœur vous est consacré ; Je veux que toujours il vousj aime !
J'en atteste le don sacré
Qu'il tient de votre amour extrême. A vous donc, 8cpv
CONSECRATION A LA Ste. VIERGE.
Air Co^'nu. 115.
J E veux célébrer, par mes louangeSj La gloire de la reine des cieu^, Et m'unissant au concert des anges, Je m'engage à la chanter comme eux, Je m'engage, &c.
Sur vos pas, ô divine Marie, Plus heureux qu'à la suite des rois, Dès ce jour, et pour, toute ma vie.
Je m'engage à vivre sous vos lois.
Je m'engage, &c.
Si, du monde écoutant le langage.
Du plaisir j'ai cherché les attraits, A vous posséder seule en partage, Je m'engage aujourd'hui pour jamais, * Je m'engao-e, &c.
Mais pour mieuv vous témoigner mon zèle, Et m'assurer le parfait bonheur.
Avons choisir en tout pour modèle, Je m'engage et d'esprit et de cœur.
Je m'engage, &c.
Mère sensible et compatissante, Soutenez au mdieu des combats.
Les efforts d'une âme pénitente, Qui s'engagea marcher sur vos paSa Qui s'engage, &c.
Tu n'es plus qu'une terre étrangère, Pour-moi, monde volage et trompeur:
Je m'engage à servir vuie mère Qui s'engage à faire mon bonheur.
Qui s'engage, &c.
Unissez vos voix, peuple fidèle, Aux accords des esprits bienheureux, Pour chanter les louanges de celle Qui s'engage à combler tous nos vœux.
Qui s'engage, &c.
Air : Vermeille Rose, N° 117,
Vierge Marie,
Daigne sourire à tes enfans :
Leur tendre amie :
Reçois nos chants.
Ah ! nous te consacrons Les jours de notre vie ; Sans cesse nous te bénirons; Et d'âge en âge, Pour toi nos vœux, toujours naissanSj Seront le gage De nos sermens.
Je veux te plaire ; Je veux publier à jamais, Ma bonne mère.
Tous tes bienfaits.
T'aimeret te servir.
Sera ma seule affaire :
A toi je veux appartenir,
Jusqu'à cette heure, Ou, par un trop juste retour, Enfin je meure De tpn amour.
CANTIQUES POUR LA CONFIRMATIONc Invitation a recevoir ce Sacrement»
Air deJoconde, IV^ 73.
J EUNES Chrétiens, voici le tems, Où le Dieu de lumières, Vient ajouter des dons récens
A ses faveur-^ premières.
Il a lavé vos jours nair^sans.
Dans l'onde du iiaptcme :
Il va munir vos tendres ans Du doux sceau du Saint Clirêmeo
De TEsprit sanctificateur
Ija flamme bienfaisante Va rallumer dans vous l'ardeur
D'une foi languissante, Et sur vous graver à jamais
La vertu salutaire, Qui scelle des Chrétiens parfaits
L'auguste caractère.
Sur vous d'un des Pontifes saints
La paroL^ efficace Fera descendre par ses mains
Les sources de la grâce ; Préparez-vous a son aspect
Dans ia plus humole attente, Et rappeliez avec respect
Le Dieu qu'il représente.
Mais TEsprit-Saint veut, chers enfans^
Que la reconnoissance Ouvre en vous des cœurs inno- ans
Aux dons qu'il vous dispense.
Veisez sur vos jours criminels
Des pleurs de pénitence, Et sans cesse, aux pieds des autels,
Implorez sa clémence,