‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 108 sur 191 · LNYOCATION DU SAINT ESPRIT · texte numérisé non relu

LNYOCATION DU SAINT ESPRIT

Saint comblez nos vœux — Voj/ezpage â9«

AïR ' Jésus est la honte înême^ on Au sang qu^ un Dieu, va r^-» pandre, ou que ne suis-je la Fougère, N° 40. 93.

Toi dont la divine flamme Triomphe de tous les cœurs, Esprit saint, viens dans mon âme.

Viens lancer tes traits vainqueurs, Vien^ renouveler la terre.

Hâte-toi , du haut dt^s cieux ; Descends, souffle salutaire, Unique objet de mes vœifX.

Feu sacré, présent céleste, Brille aux yeux de l'univers ; Dissipe la nuit funeste Dont nous couvrent les enfers* Ah î sauve-nous du naufrage.

Toi dont l'essence est Tamour; Après un si long orage, fais luire enfin un beau jour.

O SAGESSE désirable!

Don des cieux inestimable î O trésor inépuisable Qui fait le bonheur des cœurs î Quand de ta présence aimable,

Goûteiai-je les douceurs ! fin« (bis»}

L'innocence est ta parure ; Ta beauté fut toujours pure ; Ta gloire est solide et sûre ; Tes jours calmes et sereins :

^on règne m'augure

La félicité des Saints.

Loin de toi rien n'est tranquille^ îlien n'est grand, rien n'est utiie ; Tout est faux, tout est fragile.

Tout s'éclipse devant toi.

Heurense est l'âme docde

Q ui se range sous ta loi, (bis,)

Yers toi seule je soupire ; Viens étendre ton empire 8ur un cœur qui te désire ; V iens l'enrichir de tes biens 5

Viens , viens.

O Sagesse désirable, &c.

Air ; Du Serin qui fafail envie, N"* 118.

La Sagesse,

D U bonheur on parle sans cesse :

Mais où se trouveni les heureux ?

Les hommes prêchent la sagesse,

Mais la sagesse fuit loin d'eux.

Sûr du bonheur quand on est sage,

Je veux aussi le deve»}ir :

Avoir la sagesse en partage,

C'est aimer Dieu, c'est le servir. {bis,)

La Science,

Connoître Dieu, se bien connoître, Voilà tout ce qu'il faut savoir; De ses penchans on devient maître, On est esclave du devoir.

Ayons tous cette connoissance, Elle est pour nous le plus grand bien,, Quand on n a pas cette science.

En sachant tout, on ne sait rien. {bis,)

1/ Intelligence,

Don précieux d'intelligences Accompagnez toujours ma foi; Je n'ai besoin d'autre science Que de bien comprendre la loi.

Cette loi si pure et si sainte, Mille fois heureux qui la suit !

O loi ! que, dans mon cœur empreinte, Je te médite jour et nuit î {lis.}

Le Conseil,

Esprit saint, j'ignore la route Qu'il faut 'suivre pour me sauver % Souvent je balance et je doute, Je marche et ne puis arriver, ^^ans cesse l'ennemi m'assiège ; La crainte agite mon sommeil, ï)e tous côtés ce n'est que piège; Esprit saint, soyez mon conseil, (^^^0

La Piété,

O piété ! quels sont tes charmes !

Tu remplis seule nos désirs ; Tu mets de l'attrait dans les larmes^ Et dans les devoirs des plaisirs.

C'est par ton pouvoir ineffable Que la vertu nous sait charmer ; Puisque tu nous rends tout aimable.

Comment peiit-on ne pas t'aimer t {his,^

La Force,

Divin Esprit; Esprit de force.

Je ne veux d'autre appui que toi :

Qu'il règne un éternel divorce Entre tes ennemis et moi.

Des monstres cherchent à m'abattre, Je veux par toi les étouffer :

Le monde vient pour me combattre, Par toi je veux en triompher, {hîs,}

La Crainte,

Sei^eur, votre volonté sainte Est souvent pour nous sans appas ; Juste, vous inspirez la crainte, Et souvent on ne vous craint pas.

On craint le monde, on est à plaindre : Que peut-il pour ou contre nous ?

Grand Dieu ! que j'apprenne à vous craindre, A ne craindre même que vous.

Air : Marche des Samnites» N** 119,

Dieu a amour.

En ce jour, Viens et descends dans mon âme ; Oui, viens : mon âme est à toi sans retour. Dieu d'amour, Sic, Mon cœur qui te réclame, Abjure ses erreurs, Et désire esprit de flamme^ Brûler de tes saintes ardeurs.

Mon cœur, &c.

Ah ! pourquoi, Loin de toi, Cherché-je un bonheur frivole ?

On ne peut être heureux que sous ta loi. Ah ! pourquoi, &c.

C'est elle qui console Les vrais adorateurs, Appuyés sur ta parole.

Ils sont au-dessus des malheurs.

C'est elle, &c.

Il est tems, J e me rends, ' Seigneur, ta bonté m'enchante :

Mon cœur se livre aux plus doux sentimens. il est tems, &Co

Sous ta loi bienfdlsantej Si tu veux, ô mon Dieu, Fixer mon âme inconstante^ Viens l'y graver en traits de feu.

Sous ta loij &c.

Esprit d'amour, céleste flamme — Voyez page 3, DOCILITE AU St. ESPRIT.

Air : Voulez-vous suivre un bon Conseil. N° 116.

Quelle nouvelle et sainte ardeur

En ce jour transporte mon âme ?

Je sens que l'esprit créateur

De son feu tout divin m'enflamme ;

C'en est fait, je ne crains plus rien^

Un Dieu protège ma foi blesse,

C'en est fait, je ne crains plus rien,

L'esprit de force est mon soutien. (bis,)

Il faut dans un noble combat. Pour vous, Seigneur, que je m'engage ; Vous m'avez fait -votre soldat.

Vous m'en donnerez le courage.

C'en est fait, &c.

Du salut le signe sacré Arme mon front pour ma défense ; ' Devant lui, Tenfer conjuré Perdra sa funeste puissance.

C'en est fait, &c.

Seigneur, à vos aimables lois Le grand nombre seroit rébelle, Que mon cœur, constant dans son choit, Y seroit encor plus fidèle.

C'en est fait, &c.

Le mépris d'un monde insensé Poilrroit-il m'alarmer encore ?

Loin de m'en trouver offensé, Je sens aujourd'hui qu'il m'honore.

C'en est fait, &c.

Dans sa fureur l'impiété Veut me ravir !e bien que j'aime 5 Je veux, fort de la véiiié, Lui dire toujours anathême.

C'en est fait, &c.

Enfant des généreux martyrs, Puissé je égaler leur constance.

Et trouver mes plus doux plaisirs Au sein même de la souffrance !

C'en est fait, &c.

A la mort fallut- il s'offrir, Ou perdre, hélas ! mon innocence, Grand Dieu ! je consens à mourir ; Ne souffrez pas que je balance, C'en est fait, &c.

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