‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 125 sur 191 · LA PURIFICATION · texte numérisé non relu

LA PURIFICATION

Air: Et quoi l tout sommeille. N° 132.

Les Anges annoncent aux Bergers la Naissance

DU Sauveur.

"\ OTRE divin maître, Bergers, vient de naître, Rassem blez- vous.

Volez à ses genoux.

Aux hymnes des Anges Mêlez vos louanges ; Ue vos concerts ' Remplissez l'univers-

JLes Bergers.

Notre divin maître.

Bergers vient de naître^ Rassem blons-nouSj Yoions à ses genoux,

AwK hymnes des Anges Mêlons ni)s louanges ; De nos concerts ^S-einpliâsons l univers.

JJAnge,

Tendre victime.

Sauveur mat^nanime, Il vient de tout crime Laver les pécheurs.

Mais les prémices De ses dons propices.

Et de ses faveurs, Sont pour les pasteurs.

Les Bergers,

Notre divin Maître, &ç.

L'Ange,

O qu'il est puissant, Auguste, adorable !

Mais qu'il est aftable, Humain, doux, ai iiable, Ce Dieu fait enfaut !

Qu'il est beau ! q^i'il est grand l Qu'il esL bienûisaut !

Qu'il est charmant !

Les Bergers l Notre divin maître, &c.

L'Ange.

A ce Dieu qui vous aim© Venez sans frayeur ;

Vos agneau x même N'ont pas sa douceur»

Jia timide innocence, La simple candeur,

L'humble indigence, Plaisent à son cœur.

Four être % vous semblable, Il naît dans une étable.

Il habite un hameau, Une crèche fai« son berceau, A vous que tout s'unisse i Que dans ce saint jour

Tout retentisse De vos chants d'amour ; pour lui, musette tendre.

Haut bois, chalumeaux^

Faites entendre Yos sons les plus beaux» Les Bergers.

Notre divin maître, &c.

AïR î Une Jeune pucelle, de noble cœur, N° 133. VAnge, Entends ma voix fidèle.

Pasteur, suis-moi ; Viens témoigner ton zèle Au divin Roi ; Ce Dieu si grand est né dans une étable^ Ce Dieu si redoutable Est homme comme tpi.

Ce qu'un Dieu fait entendie Du haut des Cieux, Tu ne peux le comprendre Dans ces bas lieux, Qu'un Dieu soit né, la nouvelle est étrange ; Mais tu la tiens d'un Ange^ Berger, ouvre les yeux.

Le Berger.

Grand Dieu 1 quelle lumière Dans ce Hameau, Vient frapper ma paupière î Est-ce un flambeau ?

<ï'en SUIS surpris, il n'est pas ordinaire Que la nuit soit si claire :

Le jour n'est pas si beau.

VAnge.

Le plus grand des Miraclee

Est accompli :

L'Eniorme des Oracles

Est éclan'ci :

Tout est changé ; le corps succède i Forabrêj Le jour à la nuit sombre ; Un Dieu naît aujourd'hui.

Le Berger o

O Ciel ! Quelle merveille,

En ce moment, Vient frapper mon oreille ?

Quel changement !

Le Roi des Rois, seul grand, seul redoutable^ Pour sauver un coupable, JNaît dans l'abaissement !

VAnge,

C'est par l'amour extrême

Qu' il a pour vous.

Qu'il vous sauve, lui-même.

De son courroux.

Par un a» rêt, dont il e?5t la victimej, Il s'est chargé du crime ; Et l'homme en est absou .

Li€ Berger,

O père le plus tendre

Qui fut jamais ; Que pourrons-nous lui rendre

Pour ses bienfaits ?

De ses trésors il enrichit la terre, Nous lui faisons la guerre ; Il nous donne la paix.

L'Jnge.

Tiens donc lui rendre hommage^

Hâte te» pas :

Donne ton cœur pour gage, Et ne crains pas.

Tu vois l'ardeur de lamour qui le pressé^ A force de tendres -e, Fera-t-il des ingrats ?

^ -Le Berger.

Quel saint désir m'enflamme l

Quel mouvement !

Secondez de mon âme

L'empressement.

Hâtez mes pas : je ne puis pluâ attendre. Peut-on trop tôt se rendre Près d'un Dieu si charmant ?

Air : Ca Bergers assemblons nous, N** 134,

D ANS le calme delà nuit»

Un Sauveur vient de naître, Devant lui ï^atan s'enfuit,

Et n'ose plus paroîtie.

Allez tous, allez Bergers, sans bruit,

Allez le reconnoîire.

Quoique sous un voile épais Il cache aux yeux son êtrCj.

De la terre il est la paix.

Des Cieux il est le maître, Allez tous, par de profonds respects^ Allez le reconnoître.

Contemplez le Hédempteur Enveloppé de langes :

Il vous fait une faveur,

Qu'il n'a pas fait aux Anges Allez tous, allez pleins de ferveur Publier ses louanges.

11 VOUS choisit en cejour,

Sans bien et sans noblesse.

Pour les premiers de sa cour,

Malgré votre bassesse ; Allez tous, rendre à ce Dieu d'amour

Tendresse pour tendresse.

Air De Joconde. N° 73}

"Venez, pasteurs, accourez tous, Lais^ez^vos pâturages ; tJn nouveau Roi naît parmi vous,

Rendez-lui vos hommages ; N'oubliez point vos chalumaux,

Ni vos douces musettes ; Faites des airs les plus nouveaux

Retentir ces retraites. (hlsJ)

Le Berger,

Ah ! quel éclat frappe mes yeux,

Malgré la nuit profonde !

Sans doute c'est le Roi des Cien x

Qui vient de naître au monde.

Jes^ns déjà dans mon esprit

La grâce qui m'éclaire ; Et sa lumière me suffit,

Pour un si grand mystère, C^is.)

L'Ange,

Viens donc, Berger, ne tarde pas

De lui montrer ton zèle ; On ne peut trop hâter ses pas

Quand un Dieu nous appelle, Cours éveiller tout le Hameau,

Et quecîiacun s'empresse De venir voir dans le berceau

Ce Dieu plein de tendressec

Les Berger $ à la Crèche^

Divin enfant, célesce Roi,

Accepte nos hommages ; Et de Tardeur de notre foi

Prends ces tributs pdur gages Aux pieds de ton sacré berceau

Un tendre amour nous jette :

Fais naître en nous un cœur nouveau,

Une flamme parfaite.

Nous ne faisons point de jaloux

Dans le rang où nous sommes A peine parle-t-on de nous,

Parmi les autres hommes :

Mais puisqu'enfin c'est dans nos bois

Que tu reçois la vie, A l'avenir les plus grands Rois

Nous porteront envie.

Tu fais bien voir en rejettant J .e monde et ses richesses.

Que Ton ne peut qu'en t'imitant

Mériter tes largesses ; Que tout ce qui frappe les yeux.

Cette vaine opulence.

N'est pas un bien si précieux

Qu'une sainte indigence.

Par tes sanglots, par tes soupirs,

Tu fais encor connoître Que ce n'est pas pour les plaisirs

Qu'ici bas l'on doit naître ; Qu'avec soin, dans ces tristes lieux,

Il faut qu'on te contemple ; Que pour nous élever aux Cieux,

Toi seul nous sers d'exemple.

Page 1