‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 131 sur 191 · ATTRAITS DIVINS DE JESUS DANS SON BERCEAU · texte numérisé non relu

ATTRAITS DIVINS DE JESUS DANS SON BERCEAU

Qu'IL naît aimable. Dans uneétable,

Jésus entant !

Qu'il est beau ! qu'il est ravissant ! Plus je l'admire, Plus il m'inspire

La vive ardeur pont pour lui doit brûler tout cœur. Jln<

Non, rien n'égale Ce qu'il étale

De gracieux, Et sur son fi ont et dans ses yeux.

Dans sa grandeur, Tout est attrait, charme, douceur :

Tout est serein, Riant, humain.

Divin, Divin. [Qu'il naît^

A son aspect Naît le respect, La confiance. L'amour, la paix, tous les bienfaits

De l'innocence. [Qu'il naît.

Si sa puissance. Si sa clémence, Dans sa naissance, Dans son enfance, Font luire a nos yeux tant d'appas, Peut-on, hélas ! hélas ! hélas !

Ne l'aimer pas ? Peut-on, hélas !

Ne l'aimer pas ?

Tendre Sauveur ! mon divin Roi, Qu'il est doux d'être sous ta loi 1

Reçois ma foi ; De ton feu saint embrase-moi. £Qu'il nsât.

Air : Dans le bel âge, N° 55,

D ANS cette étable.

Que Jésus est charmant !

Qu'il est aimable Dans son abaissement !

Que d'attraits à la fois !

Non, les palais des Rois N'ont rien de comparable Aux beautés que je vois Dans cette étable.

Que sa puissance Paroît bien en ce jour, Malgré l'enfance

Où Ta réduit Tamour !

L'esclave est racheté ; Et tout l enfer dompté Fait voir qu'à sa naissance Rien n'est si redouté Que sa puissance.

Plus de misère :

Jésus s'olFrant pour nous D'un Dieu sévère i^ppaise le courroux.

Pour sauver le pécheur, Il naît dans la douleur ^ Pouvoit il ce bon père^ XJnir à sa grandeur

Fhis de misèrç.

S'il est sensible, Ce n'est qu'à nos malheurs ; Le froid horrible Ne cause point ses pleurs.

Après tant de bienfaits, Notre cœur aux attraits, D*un amour si visible, X)oit céder désormais,

fc'il est sensible.

Que je vous-aime ?

Peut-on voir vos appas.

Beauté suprême, Et ne vous aimer pas ?

Ah ! que l'on est heureu:?; De brûler de ces feux, Dont vous brûlez vous-même I Ce sont là tous mes vœux;

Que je vous aime !

GRANDEUR ET PULSSANCE DE JESUS ENFANT, Air : bord d: un clair Ruisseau» N*'^^.

Ou donc est la giandeur ?

Auguste est sur le trône j

La splendeur V*

'environne ;

Du monde il est vainqueur s Jésus est un Enfant, Sur la paille il repose, De ses pleurs il Tarrose; Qui des deux est plus grand f

Si le Dieu de la Loi Naît dans la dépendance.

Ce n'est point impuissance ; Il pou voit naître en Roi :

Et s'il verse des pleurs, Ce n'est point par foiblesse ; 11 vient par la tendresse Conquérir tous les cœurs.

Voyez-vous dans les airs, Cette étoile nouvelle ?

Oui, j'annonce, dit-elle^ Le Roi de l'univers :

Quoiqu'il semble à vos yeux

C'est sa main qui balance Et la Terre et les Cieux."

Egal à l'Immortel, Fils de Dieu, Dieu lui-même, Son pouvoir est suprême, Et son tiône éternel :

Mais, du haut d s splendeurs, Ciel ! peux tu le compiendre; L'amour le fait descendre Dans le sein des douleurs.

Où suis-je transporté î Quels sublimes caïuiques !

Quels concerts magnifiques î Quelle vive clarté !

A cette heureuse nuit Quel jour est préteiable î Quelle voix à i'éiable M'appelle j^^f çg^duitl

Ciel î quel objet nouveau r Je vois Bergers et Mages Confondant leurs hommages, Entourer ce berceau :

O ravissant séjour !

Palais digne des Anges ; Que je vois sous ces langes De (jrrandeur et d'amOur !

AtR ; Or nous dites^ Marîe^ ou partant pour la Sj/riCy ou Ah ! que la chasse est belle, N** 30, 45,

Grand Dieu! que de merveilles S'accomplissent pour moi !

Mes yeux et mes oreilles^ Rendez-vous à la foi.

La force et la foiblesse, La justice et l'amour, La gloire et la bassesse S'unissent en ce jour.

Une Vierge est la mère De l'Enfant qui paroît, Et le Fils est le Père De celle dont il naît.

Le sage est dans Tenfance^ L'immense en un berceau, Le tout dans l'indigence; Et l'Eternel nouveau.

La lumière immuable Est dans l'obscurité ; J e vois dans une étable Le Dieu de Majesté ; Son trône est une crèche, Sa cour des animaux ; Son silence nous prêche, Son mal guérit nos maux.

Déjà, quoique sans arme», Je le vois triomphant ; E'enfer est aux ailarmes Aux cris d'un tendre enfant ; Sa beauté l'épouvante, Son nom le fait frémir.

Sa douceur le tourmente, Ses pleurs le font gémir.

Achevez le miracle, Adorable vainqueur ; Si yy mets un obstacle, O Uieu, changez mon cœur j Echauffez en la glace, Brisez sa dureté ; Qu'il vous cède une place, Qui vous a tant coûté.

Airs précédens.

Sous les pas du Messie, O Cieux, abaissez- vous ; Pour nous rendre la vie, Il descend jusqu'à nous :

Déjà les chœurs des Anges, Par leurs divins concerts.

De ses justes louanges Font retentir les airs.

C'est lui dont la parole A produit l'univers ; Par lui la foudre vole, Il commande aux éclairs :

Il prend notre nature.

Pour donner, ô bonté!

Part à sa cré iture, De sa divinité.

Par sa gfrace féconde, Les vertus vont fleurir.

Et d'une paix profonde L«8 trésors vont s'ouvrir.

Une nouvelle terre, Avec de nouveaux cieux, Seront un sanctuaire Où tous vivront heureux.

Bénis, bénis mon âme !

Cet aimable Sauveur ; Qu'une érernelle flamme Pour lui brûle en mon cœur :

Que tout, en moi, publie Ses immenses bienfaits ; Que plûtôt je m'oublie Que d'y manquer jamais.

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