‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 132 sur 191 · NOISSANCEET D'AMOUR DE TOUTE L'EGLISE, A LA NAISSANCE DE J. C · texte numérisé non relu

NOISSANCEET D'AMOUR DE TOUTE L'EGLISE, A LA NAISSANCE DE J. C

Air : Voulez-vous suivre un bon ConseiL N® 116,

Sortez de vos hameaux divers.

Accourez, Bergers, à ce Maître, Que le Ciel, par de Saints concerts, Cette nuit vous a fait connoitre.

Chantez donc, Peuple heureux, chantez, Le Dieu qui pour vous vient de naître. Chantez donc, peuple heureux, chantez, Pourriez-vous le louer assez, {bis.) Jin,

(Chorus.) Chantez donc, peuple heureux, &c.

Ce Dieu si plein de majesté, Environné de milliers d'Anges, Prend votre foible humanité, Est couché dans de pauvres langes. [Chantez donc

Il vient chercher par des bienfaits Tout infortuné qui s'égare, ^ Laver dans son sang vos forfaits, C'est à quoi son cœur se prépare, £ÇJiantez donc

Etre immense, il se fait petit^ Il prend pour palais une étable ; Il s'abaisse, il s'anéantit, En s' immolant pour le coupable. [Chantez donc#

Tendre Pasteur,, il pflfi'e à tous Sa douce paix dans les détresses ; Le grand amour qu'il a pour nous L'oblige à prendre nos foiblesses. [Chantez donc.

Pour nous rétablir dans nos droits, Au beau Royaume de son Père, Celui par qui règne les Rois, En naissant devient notre frère. [Cliahtez donc.

Fidèles cœurs assemblez -vous Autour du berceau vénérable, Où le Sauveur présente à tous Sa grâce, en ce jour mémorable. [Chantez donc*

Air : Amis la jeunesse, N** 63,

Nouvelle agréable »

Un Sauveur enfant nous est né,

C'est dans une étable

Qu'il nous est donné. fin»

Dans cette nuit le Christ est né, C'est pour nous qu'il s'est incarné.

Venez, Pasteurs, Offrir vos cœurs, Aimez cet enfant tout aimable. [Nouvelle agréable.

Satan retenoit dans les fers Les peuples de tout l'univers ;

Mais cette nuit Satan s'enfuit, Devant cet enfent adorable. [Nouvelle agréablè l

Chrétiens, cet enfant plein d'appas, Vous appelle, hâtez vos pas ;

Allez à lui, Puisqu'aujourd'hui Il tend une main secourable. [Nouvelle agréable {

Peuples, entourez son berceau, Voyez ce miracle nouveau :

Un tendre enfant foible et tremblant, Vous rend le Très-haut favorable. [Nouvelle agréable ?

Gloire trois fois, gloire à J ésus !

Le monde et Satan sont vaincus.

A notre tour brûlons d'amour Pour plaire au vainqueur admirable. [Nouvelle agréable !

Air : Chantez, petits oiseaux. N°

CHANTEZ,lieureux mortels,que vos chants d'allégresse) /j/^j Expriment le bonheur que Ton goûte en ces lieux, 5

Le bonheur que l'on goûte en ces lieux, {bis.) Venez, tous, adorer ce Dieu plein de tendresse ;

C'est pour vous qu'il descend des Cieux, (ter.) Qu'il descend des cieux, C'est pour vous qu'il descend, (bis.) des cieux. (bis.)

Le doux Jésus (bis) tient ici son empire. Le Roi du Ciel habite en ce charmant séjour ;

En vain l'enfer (bis) contre ce Dieu conspire. Rien ne troublera plus la paix de ce beau jour ;

En vain l'enfer (ter.) contre ce Dieu conspire, Rien ne troublera plus la paix de ce beau jour, La paix de ce beau jour.

Chantez, mortels, votre bonheur,

Chantez, vous avez un Sauveur. jfîn»

Le Ciel enfin tarit vos larmes ;

Il est sensible à vos malheurs :

Il va terminer vos allarmes,

Et rendre la vie aux pécheurs. [Chantez.

Pour être d'un accès facile, Il cache sa divinité ;

Pour trône, il choisit un asile Dans le sein de la pauvreté. [Chantez.

Allez à ce Sauveur aimable.

Cherchez-le d'esprit et de cœur,

îl n'est point de bien véritable

Pour qui s'éloigne du Seigneur, fCbantez*

Mais en célébrant sa naissance, Pour plaire à ce Dieu de bonté, Des Bergers ayez l'innocence, Leur zèle et leur simplicité. [ChanteZo

o DOUCE nuit ! O nuit charmante !

Plus belle que le plus beau jour ;

Des célestes douceurs secrète confidente,

C'est à toi que l'on doit ce mystère d'amour.

Un Dieu naît sous tes voiles sombres ;

Il contente tous nos désirs.

Hélas ! hélas ! que tes charmantes ombres

Vont à nos cœurs épargner de soupirs !

Dans cette nuit, j'entends les Anges, Qui forment les plus doux concerts ; Ils chantent, ces esprits, les célestes louanges De leur Dieu fait enfant pour sauver l'univers. Aux bergers, par leur ministère, Ce bien ineffable est appris.

Hélas ! hélas ! de ce divin mystère, Un monde entier ne connoît pas le prix.

D'un Dieu naissant, qui l'eût pu croire ? La crèche devient le berceau ; L'étable est le palais qui renferme la gloire Du puissant Roi des Cieux, quel prodige nouveau J Cet enfant s'immole lui même Pour sauver les hommes pécheurs.

Hélas ! hélas ! que son amour extrême Va lui causer de mortelles douleurs î

Air : Honneur, Hommage, N** 97

Mon cœur t'implore^ O Sauveur naissant !

Au berceau je t'adore, O Dieu fait eniànt !

Annoncez sa gloire, O Pasteurs, Et de sa victoire Les douceurs.

Chantez la paix Anges, Dans ces lieux ; Chantez ses louanges.

Dans les cieux.

Mon cœur, &c#

Mon cœur, &c.

Mon cœur. &c.

R : Prends y ma Philis^ prends ton lierre . N** 145,

Cher enfant qui vient de naître^

Ah ! que ton amour est doux !

Tu peux nous punir en maître,

Et tu viens mourir pour nous. fin.

En toi seul le monde espère ;

C'est pour nous que de ton père

Tu ressens tout le courroux. Cher Enfanta

Ah ! que ta propre justice Pour toi s'arme de rigueur !

jElle frappe un Dieu propice, Pour servir un Dieu Vengeur, fin.

Pour avoir trop de clémence, Tu ressens trop de vengeance ; Ton amour punit ton cœur. Ah ! que.

Il n'est point de créature Qui ne s'arme contre toi ; On diroit que la nature Méconnoît son divin Roi. fin.

C'est ton père qui l'anime A punir de notre crime L'9,uteur même de la loi. Il n'est poinU

Ton amour est ineffable :

Nous devons, à notre tour, O ! Dieu tout bon, tout aimable, Expirer pour toi d'amour, jin.

Fais que tes divines flammes Brûlent, dévorent nos ames, Et s'augmentent chaque jour. Ton amom%

Air : Charmante Gahrielle, N° 106.

ISeL astre que j'adore, Soleil, qui luis pour moi.

C'est toi seul que j'implore ; Je veux n'aimer que toi.

C'est ma plus grande envie.

Dans ce beau jour, Où je ne dois la vie

Qu'à ton amour.

Du fond de cette crèche, Où tu te laisses voir, Ton amour ne me prêche Qu'un si tendre devoir. G* est,

C'est pour sauver mon ame, Que tu descends des Cieux 5 De ta divine flamme Que je brûle en ces lieux. C'est,

Du monde qui me presse Je ne suis plus charmé ; Je veux t'ai mer sans cesse.

Comme tu m'as aimé. Ç'est, &c.

Sorti de l'esclavage Par ta pure bonté ; Je te veux, en hommage, Oflrir ma liberté. C'est,

Ton nom de ma mémoire ffe sortira jamais ;

Je chanterai ta gloire,

Et tes divins bienfaits. C'est,

Air De Menuet, N°

^JuEL jour va pour nous éclore !

Déjà luit l'aurore

Du Dieu que j'adore : II est né.

O nuit, fuis avec tes ombres :

Tombez, voiles sombres :

Un Sauveur nous est donné, fin.

Mais une crèche est son trône ;

De froid il frissonne,

En lui tout étonne mes yeux ;

Il est, merveille admirable !

Enfant dans l'étable.

Et monarque dans les cieux. Quel joufo

Il souffre^ il répand des larmes.

Ce sont là ses armes :

Cédons à ses charmes Vainqueurs»

Hélas ! c'est de notre crime La tendre victime Qui sollicite nos cœurs. Jîn, Brûlons du feu qu'il inspire ; Si son cœur soupire.

C'est qu'il ne respire Qu'amour.

Pour lui soyons tous de flamme :

Faut-il à notre ame

Plus de motifs de retour ? Il souffre.

Fuis, fuis, volupté chérie, Du ciel ennemie, Sois de moi bannie A jamais.

Fuyez ; et vous, beautés vaines, Je crains peu vos chaînes, Jésus a brisé vos traits. Jin, Egal à Dieu, que tu venges, Souverain des Anges, Tu nais dans les langes Pour moi î Et moi, mon Prince et mon maître,

Je veux, et renaître,

fît vivre, et mourir pour toi. Fuis, fuis.

Air: Arbre charmant, N* 147.'

OjOUR charmant, jour admirable !

Où naquit un Sauveur pour nous.

Comment s'acquitter avec vous ?

Doux Jésus, Rédempteur aimable !

Monde, en ce jour, retire toi ;

Laisse moi, (bis.) Je ne veux aimer que mon Roi.

Quel amour tendre vous engage A quitter le séjour des cieux ?

L'homme si longtems malheureux.

Par vous sort enfin d'esclavage.

Monde, en ce jour, &g.

Vous voulez être à nous semblable.

En naissant mortel en ce jour ; Et pour mieux montrer votre amour, Prendre la forme d'un coupable, [Monde.

Jésus enfant, la beauté même, Ah ! quel objet plus ravissant !

Disparois, monde éblouissant.

Peux-tu valoir le bien suprême ? [Monde,

Que désormais à vous semblable.

L'homme estime son heureux sort.

Sorti des ombres de la mort, Qu'il ne paroisse plus coupable. [Mondçp

O Jésus, votre amour m'engage A n'aimer que vous sans retour.

Oui, je le veux, et dès ce jour, Vous serez seul tout mon partage. [Monde*

AïR : Tous les Bourgeois de Chartres, N°

IjE fils du Roi de gloire

Est descendu des Cieux :

Que nos chants de victoire

Résonnent dans ces lieux.

Il dompte les Enfers,

Il calme nos alarmes,

Il tire l'univers Des fers.

Et pour jamais Lui rend la paix,

Ke versons plus de larmes.

L'amour seul l'a fait naître Pour le salut de tous :

Il fait par là connoître Ce qu'il attend de nous :

Un cœur brûlant d'amour Est le plus bel hommage ; Faisons-lui tour- à- tour La cour s Dès aujourd'hui, N'aimons que lùi^ Four notre seul partage.

Vains honneurs de la terre^ Je veux vous oublier ; Le maître du tonnerre Vient de s'humilier :

De vos trompeurs appas Je saurai me défendre ; Allez, n'arrêtez pas mes pas, Monde flatteur, Monde en chanteur^ Je ne veux plus t'entendre.

F égnez seul en mon âme, O mon divin époux !

N'y souffrez })lus de flamme Qui ne s'adresse à vous :

Que voit-on dans ces lieux ?

Que misère et bassesse.

Ne portons plus nos yeux Qu'aux Cieu>|:i A votro loi. Céleste Roi, J'obéirai sans cesse.

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