FIDELITE' A LA GRACE
Air : Aussitôt que la lumière^ ou Jésus est la bonté même*
Suivons les Rois dans l'étable, Où l'étoile les conduit :
Que vois-je ? un enfant aimable \ De sa crèche les instruit.
O ciel ! quels traits de lumière Frappent mes yeux et mon cœur \ Dans le sein de la misère, Que d'éclat et de grandeur !
Oui, c'est le Dieu du tonnerre^ Venez fléchir les genoux ; Adorez, Rois de la terre, Un Roi plus puissant que vous.
Suivez l'exemple des Mages ; D'un cœur pur les sentimens Sont de plus dignes hommages Que l'or, la myrrhe et l'encens.
Il ne doit point leur hommage.
A l'éclat d'un vain dehors ; L'indigence est son partage, Ses vertus sont ses trésors ; Sa splendeur, ni sa couronne Pour les yeux n'ont point d'attraits ) Une crèche fait son trône.
Une étable est son palais.
O réduit pauvre et champêtre î Pans ton paisible séjour,
L'univers offre à son maître^ Le tribut de son amour.
Enfin l*heureux jour s'avance Qu'à nos pères Dieu promit :
A Bethléem il commence, Sur la croix il s'accomplit.
Quand la grâce nous appelle.
Gardons- nous de résister : Suivons ce guide fidèle, Quittons tout sans hésiter.
Craignons de perdre de vue L'astre qui, pendant la nuit.
Comme du haut de la nue.
Nous éclaire et nous conduit.
Air : Arbre charmant, N° 147.
Marchons sur les traces des Mages^ Allons aux pieds du Roi des Rois, Et de nos cœurs et de nos voix, Lui porter les foibles hommages.
Puisse régner sur l'univers
L'enfant Roi, (bis) L'enfant Roi qui brise nos fers.
De notre part il ne désire Ni rares présens, ni tributs ; Il préfère d'humbles vertus A l'or, à l'encens, a la Myrrhe.
Puisse régner.
Qu'à jamais le ciel et la terre Bénissent notre aii^able Roi ; Et que tous les cœurs pour sa loi S'enflamment d'un amour sincèr^o Puisse régner.