‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 133 sur 191 · PRIERE A JESUS NAISSANT · texte numérisé non relu

PRIERE A JESUS NAISSANT

Air : Je connais un Berger discret, N** 18*

Naissez en moi, divin Sauveur,

Adorable Messie :

Venez régner seul en mon cœur,

Tout le tems de ma vie.

Vous y naissez, je sens la paiîc

Qui suit votre présence :

Ail î ne mourez plus désormais,

Où vous prenez naissance. (bis,}

Mon cœur de crèche tiendra lieu, De bergers et de mages, Pour offrir sans cesse à son Dieu

Les plus tendres hommages.

Un cœur contrit, humble et pieux,

Est une digne offrande ; Et des victimes à vos yeux,

Seigneur, c'est la plus grande.

Divin Enfant, formez en nous Ce cœur qui sait vous plaire : Foibles pécheurs, hélas ! sans vous,

Quel bien pouvons-nous faire ?

Votre berceau nous prêche en vain

Comment nous devons vivre ; |Si vous ne nous tendez la main,

Nous ne pourrons vous suivre. (Jbis)»

E vos douces l'armes.

Adorable enfant !

Sont de fortes armes, Àh ! mon cœur s'y Vend»

Que le siècle étale Tous ses agrémens, Rien en lui n'égale Vos gémissemens.

Cesse de prétendre^ Monde, sur mon cœur; Je viens de le rendre A ce Dieu sauveur ; Dans son indigence Il comble mes vœux :

Et ton opulence Fait des malheureux»

Que depuis Taurore Jusques au couchant, Tout cœur vousadore O divin Enfant !

Et que de ses flammes Votre saint amour Embrase nos âmes En cet heureux jour.

POUR LA FETE DE LA CIRCONCISION, RETOUR DE TENDRESSE POUR JESUS SOUFFRANT.

Air De Lindor^ ou de Paesiello. N° 15.

O MON Jésus, mon trésor et ma vie î Ce jour va donc assurer mon bonheur :

Tu prends le nom, le doux nom de Sauveur, Et ton amour déjà le justifie.

C'étoit pour moi, quand tu venois de naître, Que de tes pleurs tu mouillois ton berceau ; Et c'est pour moi que tu viens, tendre agneaiijj Te présenter au glaive du grand prêtre.

Tu nais à peine, et de ton sang propice! Tu veux déjà s(?eller tes jours naissans. Moi, dont le crime a dévancé les ans.

Je n'ai rien fait pour calmer ta justice.

Ah ! dans mon cœur trop long-tems infidèl* Eteins l'orgueil et l'amour du plaisir ;

Et que jamais il n'ait d'autre désir

Que de te prendre, ô Jésus, pour modèle»

Il faut enfin, moi qui fus seul coupable. Que, pour laver mes crimes, à mon tour, Mon repentir, animé par l'amour, Mêle ses pleurs à ton sang adorable.

Air : Arbre charmant. N** 147»

Laissons les Maîtres de la terre Avides de titres pompeux, S'enorgueillir des noms fameux Des peuples soumis dans la guerre.

Jésus, vainqueur de l'univers,

Le soumet, {his.} Le soumet pour briser ses fers.

L'homme étant devenu rebelle, Méritoit une affreuse mort ; Mais Jésus, touché de son sort, L'arrache à sa perte éternelle.

Jésus vainqueur.

C'est par les plus vives souffrances Qu'il vient terminer nos malheurs ; Ses yeux ne versent tant de pleurs.

Que pourertkcer nos offenses, Jésus vainqueur.

Jésus, ô titre incomparable!

C'est le plus saint de tous les noms ; Il est la terreur des démons.

Mais aux cœurs purs qu'il est aimable!

Puisse régner sur l'univers

Le Sauveur, (bis )

Le Sauveur qui brise ses fers.

Qu'à ce nom les genoux fléchissent Aux cieux, sur la terre, aux enfers ; Que tous les lieux de l'univers, Pe ses louanges retentissento Puisse régner.

Nous nous courbons sous ta puissance, Jésus, viens régner sur nos cœurs ; Ton nom n'annonce que douceurs, Devant lui marche la clémence.

Puisse régner.

Page 1