PRIERE A JESUS NAISSANT
Air : Je connais un Berger discret, N** 18*
Naissez en moi, divin Sauveur,
Adorable Messie :
Venez régner seul en mon cœur,
Tout le tems de ma vie.
Vous y naissez, je sens la paiîc
Qui suit votre présence :
Ail î ne mourez plus désormais,
Où vous prenez naissance. (bis,}
Mon cœur de crèche tiendra lieu, De bergers et de mages, Pour offrir sans cesse à son Dieu
Les plus tendres hommages.
Un cœur contrit, humble et pieux,
Est une digne offrande ; Et des victimes à vos yeux,
Seigneur, c'est la plus grande.
Divin Enfant, formez en nous Ce cœur qui sait vous plaire : Foibles pécheurs, hélas ! sans vous,
Quel bien pouvons-nous faire ?
Votre berceau nous prêche en vain
Comment nous devons vivre ; |Si vous ne nous tendez la main,
Nous ne pourrons vous suivre. (Jbis)»
E vos douces l'armes.
Adorable enfant !
Sont de fortes armes, Àh ! mon cœur s'y Vend»
Que le siècle étale Tous ses agrémens, Rien en lui n'égale Vos gémissemens.
Cesse de prétendre^ Monde, sur mon cœur; Je viens de le rendre A ce Dieu sauveur ; Dans son indigence Il comble mes vœux :
Et ton opulence Fait des malheureux»
Que depuis Taurore Jusques au couchant, Tout cœur vousadore O divin Enfant !
Et que de ses flammes Votre saint amour Embrase nos âmes En cet heureux jour.
POUR LA FETE DE LA CIRCONCISION, RETOUR DE TENDRESSE POUR JESUS SOUFFRANT.
Air De Lindor^ ou de Paesiello. N° 15.
O MON Jésus, mon trésor et ma vie î Ce jour va donc assurer mon bonheur :
Tu prends le nom, le doux nom de Sauveur, Et ton amour déjà le justifie.
C'étoit pour moi, quand tu venois de naître, Que de tes pleurs tu mouillois ton berceau ; Et c'est pour moi que tu viens, tendre agneaiijj Te présenter au glaive du grand prêtre.
Tu nais à peine, et de ton sang propice! Tu veux déjà s(?eller tes jours naissans. Moi, dont le crime a dévancé les ans.
Je n'ai rien fait pour calmer ta justice.
Ah ! dans mon cœur trop long-tems infidèl* Eteins l'orgueil et l'amour du plaisir ;
Et que jamais il n'ait d'autre désir
Que de te prendre, ô Jésus, pour modèle»
Il faut enfin, moi qui fus seul coupable. Que, pour laver mes crimes, à mon tour, Mon repentir, animé par l'amour, Mêle ses pleurs à ton sang adorable.
Air : Arbre charmant. N** 147»
Laissons les Maîtres de la terre Avides de titres pompeux, S'enorgueillir des noms fameux Des peuples soumis dans la guerre.
Jésus, vainqueur de l'univers,
Le soumet, {his.} Le soumet pour briser ses fers.
L'homme étant devenu rebelle, Méritoit une affreuse mort ; Mais Jésus, touché de son sort, L'arrache à sa perte éternelle.
Jésus vainqueur.
C'est par les plus vives souffrances Qu'il vient terminer nos malheurs ; Ses yeux ne versent tant de pleurs.
Que pourertkcer nos offenses, Jésus vainqueur.
Jésus, ô titre incomparable!
C'est le plus saint de tous les noms ; Il est la terreur des démons.
Mais aux cœurs purs qu'il est aimable!
Puisse régner sur l'univers
Le Sauveur, (bis )
Le Sauveur qui brise ses fers.
Qu'à ce nom les genoux fléchissent Aux cieux, sur la terre, aux enfers ; Que tous les lieux de l'univers, Pe ses louanges retentissento Puisse régner.
Nous nous courbons sous ta puissance, Jésus, viens régner sur nos cœurs ; Ton nom n'annonce que douceurs, Devant lui marche la clémence.
Puisse régner.