‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 142 sur 191 · POUR LE MERCREDI DES CENDRES · texte numérisé non relu

POUR LE MERCREDI DES CENDRES

Air Nouveau, N° 156.

Ou prends-tu ta fière arrogance, G mortel! d'où vient ton orgueil ?

Cendre et poussière en ta naissance.

Gendre et poussière en ton cercueil.

Ah ! ne perds jamais la mémoire De ce jour où tu dois finir :

On foule aux pieds la fausse gloire, En rappellant ce souvenir.

Laisse là le soin des richesses, Qui te vient sans cesse agiter :

En vain pour elles tu t'empresses, Il les faudra bientôt quitter.

Les plaisirs flattent ton envie, Leur douceur séduit aisément ; Mais souviens-toi, qu'avec la vie, Ils passeront dans un moment.

Où sont-ils ces foudres de guerre^ Qui faisoient trembler l'Univers ?

Ce n'est au plus qu'un peu de terre^ Restes qu'ont épargnés les vers.

Va porter, mondaine parure, Tes atours aux foibles esprits :

Ce corps qui n'est que pourriture, Ne doit s'attendre qu'au mépris.

Puisqu'au monde il n'est rien de stable, Que tout^passe et fuit à nos yeux ; Si nous voulons un bien durable, Ne le cherchons que dans les Cieux.

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